La peinture peut être poésie. La couleur n'est-elle pas là pour jeter d'un coup toute sa profondeur dans le discours du tableau ?
L'écriture c'est passer le temps. La musique c'est le faire passer. La peinture c'est l'effacer.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
L'amour est muet, dit Novalis ; seule la poésie le fait parler.
La photographie n'est pas un art, c'est un artisanat.
Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
Ce n'est pas ce qu'on fait sortir de soi dans la poésie des autres qui est important, mais le fait d'avoir enfin une oreille pour l'entendre.
Pour rapprocher du passé le « devenir », il faut dire que le passé a engendré le présent. Prophéties effroyables, vous êtes devenues « terrestres » et avez été sauvées par la poésie et par votre signification.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] â–º Lire la suite
L'histoire est un roman qui a été ; le roman est de l'histoire qui aurait pu être.
Puis, soudain, se plaçant devant moi, m'arrêtant presque, avec cette manière extraordinaire de m'appeler, comme on appellerait quelqu'un, de salle en salle, dans un château vide : "André ? André ?...Tu écriras un roman sur moi. Je t'assure. Ne dis [...] â–º Lire la suite
Le roman deviendra ce que quelqu'un sachant écrire écrira de sa liberté.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
La poésie est mémoire baignée de larmes. La musique est mémoire de la mer.
C'est la chèvre qui connaît la profondeur de l'eau avant de s'y aventurer.
La maison de la poésie n'aura jamais de portes.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
La littérature n'est pas un objet de loisir, elle a une fonction humaine et grave, ce qui ne veut pas dire ennuyeuse.
La littérature est aux lettres ce que le facteur est aux imprimés...
La vie est la source de la littérature et la littérature doit être fidèle à la vie.
La sculpture révèle sans effort ce qui est. La peinture semble chose miraculeuse, elle rend palpable l'impalpable, elle présente en relief l'objet plan et produit un effet d'éloignement pour les choses rapprochées.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
La poésie ce n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie.
Toute littérature est protestation.
Je ne fais pas de distinction entre la poésie et la peinture.
Une photographie forte, ce n'est plus l'image de quelque chose, c'est quelque chose en soi.
La philosophie sert d'antidote à la tristesse. Et beaucoup croient encore à la profondeur de la philosophie.