Toute la peinture est dans les sacrifices et les partis pris.
De la main du peintre ne doit sortir aucune ligne qui n'ait été formée auparavant dans son esprit.
Les sacrifices que tu fais en rechignant, ta femme estimera qu'ils sont annulés par ta mauvaise grâce ; ceux que tu acceptes en souriant, elle arguera qu'ils ne te coûtent point.
Le Peintre ne doit pas faire ce qu'il voit, mais ce qui sera vu.
J'imaginais la peinture se mettant à saigner. Blessée de la manière dont les gens peuvent être blessés. Pour moi la peinture devenait une personne avec des sentiments et des sensations.
L'écrivain rêve d'être le sculpteur des mots et le peintre des idées.
Pour la collection, je suis comme un peintre ou un écrivain. Je peux ou non être un personnage dans ma propre histoire.
L'être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d'abord ce que l'on précise. Il y a cette sorte de mystère qu'un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
- Vous êtes dans la maison de Dieu ! - ... N'ayez crainte, mon Père... Nous serons partis avant qu'Il revienne.
Le nu en peinture est aussi nauséeux et assommant que l'adultère en littérature.
Je crois qu'on meurt quand on n'a plus envie de vivre. Quelles que soient les circonstances de la mort. Beaucoup de ceux que j'ai connus et qui sont partis n'avaient plus envie de vivre.
Tant de livres faits sur la peinture par des connaisseurs n'instruiront pas tant un élève que la seule vue d'une tête de Raphaël.
Les couleurs dans la peinture sont des leurres qui persuadent les yeux, comme la beauté des vers dans la poésie.
Un peintre apprenti demandait à son maître "Quand dois-je considérer que mon tableau est fini ?" Et le maître répondit : "Quand tu pourras le regarder avec surprise, en te disant : C'est moi qui fait ça".
Trois fois le vent, plus libre et plus furieux qu'un ange,A soufflé dans son cor auprès de la maison.Qu'un ange ? C'est un ange évadé de prisonQui descend l'escalier mais que l'ombre dérange,L'ombre qui le repousse et dont la toile [...] â–º Lire la suite
La peinture de la nature ne copie pas l'objet; c'est réaliser ses sensations.
On s'imagine que le dessin peut être beau en lui-même. Il ne l'est que par les vérités, par les sentiments qu'il traduit.
Le passé est notre compagnon dans le nouvel amour. Il faut faire avec, mettre sur la nouvelle toile des couleurs anciennes, en espérant que ça brille comme si c'était des nouvelles.
Le dessin est une lutte entre la nature et l'artiste. Il ne s'agit pas pour lui de copier, mais d'interpréter.
J'ai fait de Roméo un être déclassé qui vit sous les ponts, et de Juliette la fille du Ceausescu local. «1984», d'Orwell, m'a servi de toile de fond.
La peinture est le métier le plus long et le plus difficile. Il lui faut l'érudition comme au compositeur, mais il lui faut aussi l'exécution comme au violon.
Les partis politiques sont des sociétés modérément sympathiques dans lesquelles il n'est pas facile de faire réfléchir.
Les grosses araignées du matin, que l'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leur toile dans tous les coins.
Le drame tient de la tragédie par la peinture des passions et de la comédie par la peinture des caractères. Le drame est la troisième grande forme de l'art.
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.
La peinture moderne est devenue une bourse des valeurs où l'on joue sur tous les tableaux.
Les partis de la liberté vivent de l'impuissance de leurs partisans.
Un gouvernement doit faire croire qu'il gouverne, mais ses décisions sont dictées par les équilibres des partis et des circonstances.
Les deux choses les plus heureuses qui puissent arriver à un peintre contemporain sont : primo, être espagnol, et secundo, s'appeler Dali. Elles me sont arrivées toutes les deux.
Le peintre original procède à la façon des oculistes.
Il est vrai que nous sommes sous occupation, mais nous ne sommes pas les partis les plus faibles. Nous sommes la force militaire qu'Israël n'a pas vaincue.