L'écrivain rêve d'être le sculpteur des mots et le peintre des idées.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
Après un succès, toutes les idées sont bonnes. Après un échec, même les meilleures sont accueillies avec scepticisme.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Les idées expérimentales ne sont point innées. Elles ne surgissent point spontanément, il leur faut une occasion ou un excitant extérieur, comme cela a lieu dans toutes les fonctions physiologiques.
C'est peut-être que plus on vieillit et que moins on arrive à transformer la pensée en action, plus on referme tout ça dans sa tête jusqu'à ce que ça devienne une obsession.
Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève.
La pensée console de tout et remédie à tout. Si quelquefois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède du mal qu'elle vous a fait, et elle vous le donnera.
On appelle mots les idées dont on ne veut pas.
L'universalisme est un combat magnifique ! L'universalisme tient compte du concept d'humanité, c'est à dire ce qui nous rassemble, pas ce qui nous distingue.
Quand un bon sculpteur modèle des corps humains, il ne représente pas seulement la musculature, mais aussi la vie qui les réchauffe.
Un écrivain est un artiste, c'est un peintre des mots.
Je parle avec les mains. Les mains, c'est le prolongement de la pensée et moi j'ai beaucoup de pensées, c'est tout...
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
Le bonheur, bien qu'un concept indéfini, est le but de tous les êtres rationnels.
Une pensée originale vaut mille citations stupides.
Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.
Nos idées est-ce qu'elles sont jamais nôtres autrement que par adoption?
La source de l'amour est au fond de nous et nous pouvons aider les autres à atteindre beaucoup de bonheur. Un mot, une action, une pensée peuvent réduire les souffrances d'une autre personne et lui apporter de la joie.
L'artiste par excellence est celui qui a pris comme matière à sculpter sa propre chair, comme toile à peindre son visage et son corps, comme terre à modeler sa pensée et ses sentiments.
Les mots sont petits. Maigres.Sans grâce. La misère du monde trop grande trop profonde. Les hommes ont des idées barbares. Des serpents au fond du coeur.
L'esprit humain apprécie aussi peu les idées bizarres que le corps les protéines étranges et il leur résiste avec la même énergie.
L'action ne dérive pas de la pensée mais d'une bonne volonté à assumer ses responsabilités.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien.
Le monde est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.
Dans la société démocratique, telle qu'elle se développe secteur par secteur, il faut de plus en plus savoir argumenter, exposer ses idées à la discussion et discuter les idées des autres.
Examiner profondément les mauvaises perceptions, idées et notions qui sont à la base de notre souffrance est la pratique la plus importante de la méditation bouddhiste.
Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.
Ce sont les folles idées qui bâtissent le monde.
La pensée du suicide est une puissante consolation, elle aide à passer plus d'une mauvaise nuit.