A tout peuple conquis il faut une révolte.
L'expérience de la guerre nous a légué un héritage d'inquiétudes. Nulle part ce sentiment de responsabilité n'est plus aigu que chez ceux qui ont participé au développement de l'énergie atomique à des fins militaires. La physique qui a joué un [...] â–º Lire la suite
La guerre est, au sens le plus strict, la sanctification de l'homicide.
Quand une nation perd ses conteurs, elle perd ses enfants.
Je commence à croire que le peuple n'a rien à voir dans les lois si ce n'est pour leur obéir.
L'action à la guerre ressemble à un mouvement dans un élément qui alourdit les mouvements.
Il suffit d'une guerre dans un pays pour avoir aussitôt les meilleures informations sur sa géographie.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Que ceux déjà qui m'en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons: quatre ans de grandes vacances.
Baden-Powell entend transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre en un art d'apprendre aux garçons à faire la paix.
Dictateur. Chef d'une nation qui préfère la pestilence du despotisme à la plaie de l'anarchie.
Le peuple fait bien les langues. Il les fait imagées et claires, vives et frappantes. Si les savants les faisaient, elles seraient sourdes et lourdes.
Un pays plus grand que l'Europe et peuplé deux fois comme elle, assez arriéré pour qu'une grande partie de sa population se contente d'un bol de riz par jour, mais assez avancé pour avoir fait exploser des engins thermonucléaires, suscite toujours la même fascination anxieuse.
La religion musulmane doit faire en sorte de ne pas choquer le peuple français.
Puis, soudain, un silence. Clemenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l'allure, de la grandeur. Il ne s'imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l'obscurité par la porte large ouverte de l'ingratitude de ce peuple français qu'il avait sauvé.
La guerre justifie l'existence des militaires. En les supprimant.
Un peuple ne peut avoir peur comme une poule. Même la poule avant de fuir, elle regarde d'abord qui va la manger.
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte.
Quand la paix est faite, il faut la maintenir par l'intérêt.
La fin de la guerre c'est la maîtrise d'un bout de terre, la reconnaissance d'un seul maître.
Un temps viendra où vous découvrirez qu'en gagnant une brève joie, vous avez perdu votre paix pour toujours.
C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge; qui ayant le choix d'être sujet ou d'être libre, quitte sa franchise et prend le joug; qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse.
L'audace de l'espoir. Voilà le meilleur de l'esprit américain; avoir l'audace de croire, malgré toutes les indications contraires, que nous pouvions restaurer un sens de la communauté au sein d'une nation déchirée; l'audace de croire que malgré des revers personnels, [...] â–º Lire la suite
Notre devise devrait être : faisons la paix afin que nous puissions nous concentrer sur le travail vraiment important qui doit être fait.
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
La peine de mort n'est donc pas un droit, je viens de démontrer qu'elle ne peut pas l'être, mais une guerre de la nation contre un citoyen qu"elle juge nécessaire ou utile de supprimer. Mais si je prouve que cette peine n'est ni utile ni nécessaire, j'aurai fait triompher la cause de l'humanité.
J'ai fait ensuite une autre chronique pour expliquer que la formule « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » était un mythe, car les ancêtres des Palestiniens ont été expulsés de leurs terres.
Inspirons, s'il est possible, à la nation l'amour de l'architecture nationale. C'est là, l'auteur le déclare, un des buts principaux de ce livre ; c'est là un des buts principaux de sa vie.
Celui qui n'a pas connu la souffrance et la misère ne peut pas apprécier cette paix intérieure qui pourrait le rendre insensible aux malheurs des autres.
La Russie n'a jamais perdu la guerre froide... parce que la guerre froide n'est pas finie.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.