Dieu n'est pas plus nécessaire au fond pour aimer et pour pleurer que pour juger et pour penser.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
Toujours l'homme chez qui une pensée germe sur une autre pensée s'éloigne de son but, parce que l'une affaiblit l'élan de l'autre.
C'est par la grâce de Dieu que nous avons ces trois précieuse choses : la liberté de parole, la liberté de penser et la prudence de n'exercer ni l'une ni l'autre.
En imaginant que quelque chose est immuable, on s'expose à le trouver un jour éphémère.
Il semble que la plus grande difficulté soit de trouver la fin. N'essayez pas de la trouver, elle est déjà là.
Celui qui pour aimer ne cherche qu'une rose, N'est sûrement qu'un papillon.
J'ai rêvé de te tuer. Je crois que c'était des rêves. Si faible... c'est toi qui m'a rendu faible. De penser à toi, roulé en boule, je combattais avec de pauvres armes dérisoires... ta présence.
Vous ne pouvez pas dire une chose et se comporter d'une autre manière. Les enfants apprennent davantage de vous regarder dans la vie que ce que vous leur dites.
Il faut aimer la vérité plus que soi-même, mais son prochain plus que la vérité.
La vie d'un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu'il s'est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l'on peut aimer une femme à qui l'on n'a pas à faire la cour.
Personne ne pense tout ce qu'il dit, et pourtant très peu disent tout ce qu'ils pensent, car les mots sont glissants et la pensée visqueuse.
Y'a trois choses qu'on ne peut pas regarder en face : le soleil, la mort et le dentiste.
Quand vous arrêtez de penser à vous tout le temps, un certain sentiment de repos vous envahit
C'est merveilleux de trouver du rire où que ce soit, mais je crois aussi que toute réflexion profonde s'accomplit par le rire.
La peinture permet de regarder les choses en tant qu'elles ont été une fois contemplées avec amour.
Il me fut cruel déjà de penser que les hommesÉtaient tous creux, serviles, jamais sincères,Mais c'était pire, moi confiante dans mon propre coeur,D'y découvrir aussi la même corruption.
Pour voir le futur, il faut regarder derrière soi.
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.
Une femme aimant vraiment les bêtes est celle qui, dès qu'elle aperçoit une mite dans sa penderie, achète un manteau de vison pour la nourrir.
L'esprit court et devient pensée, la pensée court et trouve l'idée, l'idée va et rencontre son homme.
Vous voulez vous aimer : aimez-vous donc dans les autres ; car votre vie est dans les autres, et sans les autres votre vie n'est rien.
L'intelligence, c'est pas sorcier, il suffit de penser à une connerie et de dire l'inverse.
Aimer c'est aimer ce qui est simple, et donc mystérieux. Ce qui est compliqué n'est jamais mystérieux.
La pensée des anciens nous est contemporaine. Elle nous aide à débrouiller les chaos modernes et nous restitue ce qui est éternel.
Il n'y a qu'un précepte : s'aimer. Aimer les autres est un a posteriori.
Si nous ne trouvons rien d'intéressant là où nous sommes, nous risquons de trouver bien peu de choses dignes d'un intétêt durable là où nous désirons aller.
Je voudrais trouver les mots pour te dire combien je t'aime mais ils n'en existent pas d'assez fort !
Quoi qu'on en dise, c'est au visage qu'il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage.
Une femme, on la comprend mieux à la regarder qu'à l'écouter parler.
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?