Je n'ai jamais tenté de diriger mon destin ni de lutter contre. Au contraire, je me suis laissé mené par lui.
Je me suis marié devant un juge. J'aurais dû demander un jury.
Je me réveille en disant: je suis toujours en vie; un miracle. Et donc je continue à pousser.
Je détestais me voir à l'écran. J'étais plein de complexes. J'ai détesté mon visage pendant très, très longtemps.
Je me demande si c'est moi qui vieillis ou si c'est le monde qui est trop vieux.
La vie me paraît trop courte pour la passer à entretenir la haine ou à enregistrer les torts.
Je veux qu'on me creuse trois tombes : une pour mon corps, une pour mon âme, une pour mes mots.
Je me sens de plus en plus vagabond. Plus rien ne m'attache. Je peux partir n'importe où. N'importe quand. Je voyage toujours sans valise.
Tous ceux qui me connaissent savent qu'il ne faut pas mettre ses mains dans ma nourriture, particulièrement quand c'est près de ma bouche !
Le réel me donne de l'asthme.
Je me fiche de tomber tant que quelqu'un d'autre prend mon arme et continue de tirer.
Je voudrais me consacrer à la cause de l'aliénation parentale.
Je me cachais. Je n'étais pas préparée à être exposée à un public. Quand tu défends tes propres textes, c'est ton coeur et tes tripes que tu présentes aux autres. Est-ce que les gens allaient comprendre ce que j'écrivais ? [...] ► Lire la suite
J'ai gagné beaucoup de batailles dans ma vie, mais j'ai mis beaucoup de temps à me faire à l'idée qu'on a beau gagner des batailles, on ne peut pas gagner la guerre.
Je suis conscient que ma vie sexuelle, c'est un peu le désert des Tartares, y a rien devant, y a rien derrière, y a que des ombres de femmes qui me parlent, en fait je suis un homme au désir d'amour lointain, faut pas compter sur moi pour vous parler de l'amour et d'autres démons,
Un homme amoureux, qui plaint l'homme raisonnable, me paraît ressembler à un homme qui lit des contes de fées, et qui raille ceux qui lisent l'histoire.
Pour un peu, j'aurais mis fin à mes jours...C'est l'art, et lui seul, qui m'a retenu. Ah, il me paraissait impossible de quitter ce monde avant d'avoir donné tout ce que je sentais germer en moi. Ma résolution sera durable, [...] ► Lire la suite
Déférence gardée envers Paul Valéry,Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,Le bon maître me le pardonne.Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,Mon cimetière soit plus marin que le sien,Et n'en déplaise aux autochtones.
Chanter fait du bien et être capable de jouer du piano me fait me sentir bien.
J'entendais même qu'on me reprochait de manger des frites. Mais quelle est cette conception ?
- Mais putain qui êtes-vous Cyphre ? - Surveillez votre langage. - Héhé, j'en ai rien a foutre qu'on soit dans une église, d'accord ? Moi les églises ça me fout les boules, j'aime pas les églises. - Êtes-vous athée ? - Oui, évidemment... J'suis d'Brooklyn.
Je suis homme et il n'est rien de l'homme, ou du moins de son harmonieux plaisir, qui me soit étranger.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
Le matin je suis toujours de bonne humeur, à condition qu'on me laisse tranquille jusqu'au déjeuner.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
J'attends, pas grand-chose de spécial, les jours passent et se ressemblent un peu. Tout le temps, la tête dans les étoiles. Des tonnes de personnes défilent sous mes yeux, pourtant j'me sens si seule...
Je dois vivre pour moi. Je dois faire ce que je dois faire pour moi et j'ai cessé de me préoccuper de ce que les gens disent.
Je me dis que la vie est lumineuse et qu'on a la chance d'avoir plusieurs vies dans une vie !
Mais mon coeur me voue A être meilleure en tout Pour toi qui descends du firmament J'ai 5000 ans.
Dieu est l'obstacle que j'érige entre moi-même et moi pour n'avoir pas à me comprendre.
Une société n'offrant comme perspective qu'une compétition sans merci où les soi-disants meilleurs gagnent en écrasant les plus faibles et les moins combatifs ne me semble pas porter l'espoir d'un avenir particulièrement radieux.
Je conduis bien trop vite pour me préoccuper de mon taux de cholestérol.
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire).
La bonne conscience du rire me repose des gens sérieux.
Le tango, je me demande pourquoi ça se danse debout !
Périodiquement je me perds de vue, comme une personne qu'on n'a pas rencontrée depuis longtemps.
Je n'ai jamais été intéressé par ce qui intéressait tout le monde. J'étais très intériorisé. Je me sentais toujours un peu triste.
Le jour de mon jugement, quand je me présenterai devant Dieu, et qu'il me demandera pourquoi, comment j'ai pu tuer un des miracles qu'il a créé... qu'est ce que je pourrais lui dire ? que c'était mon travail ? Tu parles d'un travail !
La prochaine personne qui me dit que je ne suis pas religieux, je vais lui fourrer mon chapelet dans le cul.
La Bible est vivante, elle me parle; elle a des pieds, elle court après moi; elle a des mains, elle me saisit.
Tu sais je te l'ai jamais dit mais quand j'étais petit j'ai eu un accident de voiture quand j'avais 10 ans, je me suis explosé la tête contre le tableau de bord, je me suis fendu le crane, j'étais ouvert... 17 point de sutures et je n'aurais jamais pensé en avoir la nostalgie jusqu'à aujourd'hui.
A voir ce que l'école exige aujourd'hui de nos fils, je me demande combien de pères seraint capables d'être des enfants.
Une pensée qui me rend parfois floue : Suis-je - ou les autres sont-ils fous ?
Le public croit ce que vous croyez. C'est une question de croire soi-même. Si je me crois, alors tu n'as pas le choix. Pas du tout.
Sois toujours avec moi... Prends n'importe quelle forme... Rends-moi fou ! Mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver ! Oh ! Dieu ! C'est indicible ! Je ne peux pas vivre sans ma vie ! Je ne peux pas vivre sans mon âme !
J'ai été coiffeur de 14 à 18 ans. Je n'ai pas été à l 'école puisque je l'ai quittée à 13 ans. Je suis un pur autodidacte, le mot ne me fait pas peur.
Quand je regarde ma vie, je me dis que j'ai été sacrément chanceux d'accomplir tout cela. Je dois même me pincer plusieurs fois pour y croire.
Il me semble qu'un homme est bien fou de vouloir qu'un autre le comprenne.
Dieu n'existe pas, il me l'a dit.