Je me suis toujours méfié de la paresse, mais j'en ai cultivé la nostalgie, et l'on en retrouve la patience dans ma méthode.
Peut-être que je suis un désordre. Je suis peut-être fou. J'ai peut-être perdu la tête ! Mais, que Dieu me vienne en aide, je garderai ces lumières jusqu'au jour de ma mort si je pense qu'il y a une chance que Will soit encore là !
L'amitié n'est pas moins mystérieuse que l'amour ou l'une quelconque des facettes de cette chose confuse qu'est la vie. Je me suis dit parfois que seul le bonheur est sans mystère, car il se justifie par lui-même.
Parfois je me dis que j'aurais dû ne jamais faire de cinéma.
La presse sort tout de son contexte, j'ai appris à me taire.
Si je porte toujours la même sorte de vêtements, c'est pour une raison très simple : mon souci constant est de simplifier mon existence au maximum afin de pouvoir me concentrer à fond sur la meilleure façon pour moi de servir la société.
Je ne choisis pas ce que je compose. Ça me choisit.
Je me souviens un soir, elle m'a dit en chuchotant, comme à elle-même : « Je t'aime Léo. » Il y a eu un long silence, c'était la première fois qu'elle le disait et j'essayais même pas de répondre. Je voulais que ses mots continuent de résonner à mes oreilles.
Le seul mot de passion me faisait ricaner. La passion, la passion! Je mettais ça entre hypnose et superstition, moi... C'était presque un gros mot dans ma bouche. Et puis, ça m'est tombé dessus au moment où je m'y attendais le moins.
Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.
Je suis aussi cet autre qui me parle, que j'écoute et qui m'entraîne.
Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois pas mon père, je vois ma grand-mère. Pendant un moment, ce fut ma mère qui me regarda. Si seulement c'était mon père.
C'était un gros problème pour moi de jouer des personnages, de ressentir des choses et de me connecter à quelqu'un dans un faux monde.
Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.
Je fais parfois la leçon aux gens sur ce qu'ils mangent, mais c'est seulement s'ils me le demandent.
Qu'on me montre ici-bas une seule chose qui a commencé bien et qui n'a pas fini mal.
N'essayez pas de me faire grandir avant mon temps.
Je suis un maniaco-dépressif joyeux-chanceux. Il devient très profond et sombre pour moi, et il devient effrayant parfois quand je sens que je ne peux pas m'en sortir. Mais je ne me considère pas négatif-négatif. Je suis positif-négatif.
Je suis furieuse contre une société qui m'a éduquée sans jamais m'apprendre à blesser un homme s'il m'écarte les cuisses de force, alors que cette même société m'a inculqué l'idée que c'était un crime dont je ne devais jamais me remettre.
Ceux qui me lisent savent ma conviction que le monde, le monde temporel, repose qur quelques idées très simples : si simples qu'elles doivent être vieilles comme le monde. Il repose notamment sur l'idée de Fidélité.
La mémoire a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur. Je dis à l'intérieur, bien que je n'aie pas encore trouvé de mots pour ces violentes tâches de mémoire.
Une grande partie de la vie, me semble-t-il, est déterminée par le pur hasard.
Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. «Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison.
J'ai ce problème avec la violence. J'ai seulement fait un film en presque 20 ans où j'ai tué des gens. Ça s'appelle Perdita Durango. C'est un film espagnol. Je suis très fier du film, mais je me sentais bizarre de le faire.
Le fait que, grâce au web, toute la connaissance soit accessible en un clic, ça me semble quand même être une bonne chose.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Je vais vous paraître odieux, mais j'ai toujours su que je gagnerais de l'argent [...] et je n'aurais pas peur d'en perdre demain et de repartir à zéro. Ça ne me stresse pas.
La postérité, de plus en plus, me paraît ressembler à un voyageur pressé qui fait sa malle, et qui ne peut y faire entrer qu'un petit nombre de volumes choisis.
Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d'exister mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l'univers me deviendrait complètement étranger, je n'aurais plus l'air d'en faire partie.
J'ai tout oublié, j'ai tout à revoir ; je ne me rappelle les choses que lorsque je les retrouve devant mes yeux, vieillies ou rajeunies.
Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m'importait, ces larmes se chargeaient d'une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c'est que ces larmes en moi touchaient enfin l'extrémité des choses, l'extrémité de toute la vie.
Je me réjouissais de mes progrès, pleurais mes faiblesses et compatissais à l'instabilité universelle de la conduite humaine.
Être célèbre n'est pas quelque chose qui me donnerait l'impression d'avoir réussi - à moins que l'on ne s'efforce d'atteindre la médiocrité.
Le mot «travail» n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
C'est l'inconnu qui me fait ressentir le plus vulnérable.
- Vous pourriez me prendre une fois dans un de vos film ? - Plutôt deux fois qu'une ma belle, je te ferai des trucs que je n'oserais même pas faire à une mule !
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire. Je comprends mieux pourquoi mes amours n'ont pas résisté...
Je suis tellement heureux lorsque je me promène dans les bois, parmi les arbres, les fleurs et les rochers. Personne n'aime la campagne autant que moi. Ici, la surdité ne me préoccupe plus.
Quand ma mère mourut, j'étais tout petit ;Quand mon père me vendit, je ne parlais pas.Je ne savais que crier : ramoneur, ramoneurEt alors je ramone vos cheminées et je dors dans la suie.
Je ne me suis jamais sentie plus vivante que lorsque j'ai vu mes enfants se délecter de quelque chose, jamais plus vivante que lorsque j'ai regardé un grand artiste performer, et jamais plus riche que lorsque j'ai réussi à combattre le sida.
Et quand Mes serviteurs t'interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l'appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu'ils répondent à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils soient bien guidés.
Si je dois jeter un bout de pain, je le jette mais en me disant que c'est drôlement culotté de faire une chose pareille.
Je n'écris plus les souvenirs charmants, je me suis aperçu que cela les gâtait.
Toute réunion d'hommes m'est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n'ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une Fête Nationale. J'ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
Tel veut me démêler d'épineuses affaires. Qui vient à son égard d'embrouiller les plus claires.
Un chien de chasse, ayant attrapé un lièvre, tantôt le mordait, tantôt lui léchait les babines. Le lièvre excédé lui dit : "Hé ! toi, cesse ou de me mordre ou de m'embrasser, afin que je sache si tu es mon ennemi ou mon ami.
Comment tuer la peur, me demandé-je ? Comment toucher au fantôme, comment le prendre à sa gorge de fantôme ? C'est une entreprise dans laquelle on se précipite en rêve et dont on se félicite d'être sorti comme un chien trempé, les membres frissonnants.
Mes relations sont nombreuses, mes amis sont rares; et plus rares encore ceux qui me connaissent vraiment.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
Une angoisse seconde me prend, qui est d'avoir à décider du degré de publicité que je donnerai à mon angoisse première.