Je me suis senti habité par la haine.
Si l'on m'élève, je m'abaisse ; si l'on m'abaisse, je m'élève. Tout ce qu'on me refuse, j'y prétends ; de tout ce qu'on m'accorde, je me sens indigne.
Je dois ma carrière à ma mère. Si elle avait cru en moi, je me serais contenter d'être secrétaire.
J'arrive de mon Berry, j'ai ma gueule de bûcheron, mon nez de boxeur, les cheveux longs, je fais peur aux vieilles dames à la tombée du jour, et cependant la musique des mots de Racine me bouleverse.
L'ensemble de mes premiers essais me conduisit à reconnaître que cette opération sociale exigeait d'abord un travail intellectuel, sans lequel on ne pourrait solidement établir la doctrine destinée à terminer la révolution occidentale.
Je crois en revanche à un progrès de la légalité ; il est possible que l'appareil juridique soit de plus en plus efficace et diminue une part de l'injustice. Mais c'est un progrès qui sera long et qui me semble devoir toucher plutôt les mours que la nature humaine elle-même.
Léon changeait l'eau des magnolias. Cette prunelle qui se dilate lentement à la surface du meurtre, prunelle de licorne ou de griffon, m'engageait à me passer de ses services.
Me vanter d'une performance que je ne peux pas battre n'est qu'une stupide vanité. Et si je peux la battre, cela signifie qu'il n'y a rien de spécial à ce sujet.
Quel dommage de mourir quand il me reste tant à lire !
Un truc qui me dégoûterait : mourir sur scène.
- Maître, les gens heureux me paraissent si dérisoires !- Enfant, ils sont peut-être moins dérisoires que tu ne l'imagines ; ils ne font peut-être que semblant d'être heureux.
Ma solitude me vide l'esprit, je n'ai plus de pensées.
Je me suis cerclé le coeur avec le meilleur métal de ma volonté.
Un mot de toi me fera taire pour toujours.
Ça me plaît de travailler en studio, j'ai toujours aimé ça.
Prends garde a ne pas la faire pleurerElle me quitte ainsi soit-ilEssaie au moins de bien l'aimer.
Une foule d'objections se sont sans doute présentées à l'esprit du lecteur avant qu'il en soit arrivé à cette partie de mon ouvrage. Les unes sont si graves, qu'aujourd'hui encore je ne peux y réfléchir sans me sentir quelque peu ébranlé.
Ma femme me dit toujours que je suis un acteur exécrable, car dans mon répertoire je n'ai pas le « visage de poker ». On devine tout de suite ce que je pense ou ce que je ressens. Ma voix également me trahit : lorsque j'essaye de mentir au téléphone, elle me traite d'incapable.
Je ne poserais plus de questions, il n'y a plus de questions, je n'en connais plus. Elle sort de moi (cette voix), elle me remplit, elle clame contre mes murs, elle n'est pas la mienne, je ne peux pas l'arrêter, [...] ► Lire la suite
J'habite mon chagrin et cela me rend heureux.
- Pourquoi s'emmerder ? - À ? - À s'inquiéter pour les gens qui nous entourent... - Tu ne me la fait pas à moi, Effy Stonem.
Cette fille, alors que je rencontrais à chaque pas des types qui me payaient à boire mais jamais à boulotter, cette fille m'a ravitaillé.
Je me débattais au milieu d'images partiellement vraies, et donc totalement fausses.
Les animaux me donnent plus de plaisir à travers le viseur d'une caméra qu'ils n'en ont jamais fait à la ligne de mire d'un viseur.
Je me souviens quand j'avais 26 ans. Mon père est mort quand j'étais jeune et ma mère n'avait pas beaucoup d'argent, alors j'ai pensé: "Je veux avoir un appartement avant l'âge de 26 ans". J'ai donc travaillé dans ce sens, essayant littéralement de faire des économies. Mais parfois, ces plans ne vont pas comme prévu.
Je ne suis jamais fatiguée d'aller au studio. J'apprécie d'enregistrer, de me documenter et d'essayer de nouvelles choses.
Lorsque j'étais petite, la vie était agréable. Il y avait beaucoup de moments agréables. Les vacances, les jours de repos, les jeux. Je ne sais pourquoi, en grandissant, je me suis mise à attendre des choses.
On me parle de tout, sauf de mon métier !
Oh j'ai pas dormi de la nuit ! Après deux heures de concerts, j'ai décidé de venir dormir ici mais c'était pas mieux, y'a un lézard qu'est rentré dans le sac... J'vais me faire rapatrier par Europe assistance ça va pas faire un pli.
Ma mère, pour ses jours de deuil et de souci,Garde, dans un tiroir secret de sa commode,Un petit coffre en fer rouillé de vieille mode,Et ne me l'a fait voir que deux fois jusqu'ici.
Je remercie l'écriture et le langage qui, malgré tant de trahisons, me sont jusqu'à la fin restés fidèles. Je remercie mes mots qui, pour la dernière fois, acceptent de former une phrase : " Vivre était une merveille, vivre est devenu une corvée, vivre est aujourd'hui nocif."
Je sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rémission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le médecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au [...] ► Lire la suite
Ce qui coûte les yeux de la tête. Un aveugle me disait un jour que son chien lui coûtait les yeux de la tête.
J'ai décidé de trouver une voix plus vraie avec laquelle je me sentirais plus à l'aise.
J'ai souffert de me sacrifier politiquement pour sauver mon pays de la ruine et de la disgrâce et si je ne suis jamais élu, j'aurai la satisfaction de savoir que j'ai fait mon devoir.
Mes relations sont nombreuses, mes amis sont rares ; et plus rares ceux qui me connaissent vraiment.
Ne me faites pas d'objections. Les difficultés en feront assez d'elles-mêmes.
Je me disais que lorsque des types de la génération de Paul McCartney deviendraient présidents, le monde serait plus doux. Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé
Une chamelle traversait un fleuve au courant rapide. Ayant lâché sa crotte, elle la vit bientôt devant elle, emportée par le flot. "Qu'est cela, s'écria-t-elle, ce qui me vient de derrière me passe sous la figure ?"Dans certains états, il arrive que le dernier des imbéciles l'emportent sur les gens sensés.
Tu avais une connivence contagieuse avec tout ce qui est vivant et m'a appris à regarder et à aimer les champs, les bois et les animaux. Ils t'écoutaient si attentivement quand tu leur parlais que j'avais l'impression qu'ils comprenaient tes paroles. Tu me découvrais la richesse de la vie et je l'aimais à travers toi.
Mon expérience me permet de sélectionner les meilleurs pilotes du marché.
Mes mains étaient trop molles... Je devais trouver une occupation particulière, une sorte de travail qui ne me forcerait pas à me détourner du ciel et des étoiles, ce qui me permettrait de découvrir le sens de la vie.
Je me pose des questions, mais les regrets je ne connais pas.
Je regrette d'avoir tant pleuré ! se disait Alice en nageant et en s'efforçant de gagner la rive. Me noyer dans mes propres larmes, voilà bien ce qui me pend au nez. Un accident bizarre en vérité ! Mais tout est bizarre, aujourd'hui.
Je me suis toujours méfié de la paresse, mais j'en ai cultivé la nostalgie, et l'on en retrouve la patience dans ma méthode.
Je buvais dans la vie pour être intelligent, fulgurant... Le vin me permettait alors d'extravagantes ironies.
Et tout s'avère alors si piteux et si vain,Tant de mensonge éclate au rôle que j'accepte,Que le dégoût me prend d'être ce pître inepteEt de recommencer la parade demain !
Aujourd'hui que l'octogénat pointe son nez, je vois des gens qui ont la moitié de mon âge me poursuivre pour m'éditer et je me dis que c'est une chance de ne pas complètement disparaître.
Le seul mot de passion me faisait ricaner. La passion, la passion! Je mettais ça entre hypnose et superstition, moi... C'était presque un gros mot dans ma bouche. Et puis, ça m'est tombé dessus au moment où je m'y attendais le moins.
J'ai fait amitié à un chat angora charmant qui me suivait et qui s'est laissé caresser.