Alain Resnais me propose Les herbes folles. Je lis le scénario, je ne comprends rien et je le lui dis. Il le prend très mal. Je n'ai donc pas tourné avec Resnais.
Si Dieu m'avait fait l'honneur de me consulter, je lui aurais conseillé de lacer les rides des femmes sous le talon.
Comment supporter chaque jour de nouveau ces mots blessants, ces regards moqueurs, ces accusations, telles des flèches tirées d'un arc trop tendu, qui me transpercent et qui sont si difficiles à retirer de mon corps ?
Je suis fait de Dieu, par sa grâce. De sorte que votre misère ne me touche pas, Ni la flamme de cette brûlure ne m'assaille.
C'est à partir de ma vie même, de mon vécu, que j'ai pris conscience de la discrimination qui frappait les femmes, de l'injustice intolérable, que je me suis révoltée et que, par la suite, en lisant goulûment, j'ai théorisé.
Je me sens comme le Kurt Cobain de ma génération, mais les gens ne me comprennent tout simplement pas.
Oui, je vais toujours me conduire mal !
La haine m'amène à genoux, l'amour me fait tomber sur mes pieds.
J'ai gagné des centaines de milliers de dollars en comptant les cartes, et ensuite je me suis fais voler la somme au complet, deux fois. Est-ce-que c'est une expérience de vie professeur ? Est-ce-que je vous ai ébloui ? Est-ce-que... je me suis démarqué ?
Le confort de me sentir étrangère me dispensait de l'attachement.
Parole de nonagénaire : "J'ai des troubles de mémoire. Par exemple, il m'arrive de poursuivre les jolies femmes. Je ne me souviens plus pourquoi".
Quand je regarde mon écriture, il me semble qu'une légion de fourmis est sortie de l'encrier et a traversé la feuille sans s'essuyer les pieds.
Ne me demandez plus mon programme : respirer, n'en est-ce pas un ?
Les gens me demandent qui est mon artiste de country préféré. Je dis, vous voulez dire aprés George Jones.
C'est toujours un signe que je devrais faire quelque chose si ça me fait peur.
- Sophie ? - Tu dois confondre, moi c'est sale polack ! [Julien lui donne sa belle boîte] - Tu me la prêteras de temps en temps ? - Tu donnes et tu reprends. Si tu la veux vraiment, prouve-le moi ! Cap ou pas cap ?
Quoi, vendre la forêt ? Tu me déçois profondément, frère. Tu sais ce que c'est qu'une forêt ? Est-ce qu'une forêt c'est seulement dix mille cordes de bois ? Ou est-ce une joie verdoyante pour l'homme ? Et tu veux vendre une joie verdoyante pour l'homme ? Honte à toi !
Lorsque tu me parles je t'écoute comme si, c'était les derniers mots que tu prononçais.
J'avais très envie de courir le monde, je l'ai fait, j'aimais beaucoup enseigner, je l'ai fait, j'avais envie d'écrire, je l'ai fait, j'aspirais à avoir une famille, je l'ai eue. Je me considère comme très gâté.
Pourquoi ne me regardent-ils pas dans les yeux ? Pourquoi uniquement mes brûlures ?
Les arts martiaux ont été une partie de ma vie pour autant que je me souvienne.
- Une petite seconde, on m'apporte le déjeuner. Tu m'as mis des cookies là-dedans, j'espère ? - Bien sur que non voyons. - Pourquoi tu me punis ainsi ? - Parce que c'est mon devoir de veiller sur mon mari. Tout simplement. [...] ► Lire la suite
Faudrait savoir, scrogneugna-t-il, quand je la chauffe, ça va pas, quand je lui dis de se couvrir, elle se fout de ma gueule. Elle me tue, celle-là...
Si les anges étaient sexués, je me croirais l'un, tant me plaît faire l'amour sur de célestes musiques.
J'ai cherché à acquérir toutes sortes de connaissances ; j'ai étudié dans toutes les écoles de philosophie, et je me suis enfin arrêté à la seule vraie doctrine, celle des chrétiens, de ces hommes méprisés par tous ceux qui sont dans l'aveuglement et l'erreur.
Je me suis donné un objectif, être le deuxième président de Corrèze et enfin le successeur de François Mitterrand.
J'ai épousé un allemand. Tous les soirs je me déguise en Pologne et il m'envahit.
Moi, les gestes de l'amour me mènent à l'enfance.
Une voix intérieure me crie : « Je veux sortir, de l'air, je veux rire ! » Je n'y réponds même plus, je m'étends sur le divan et je m'endors pour raccourcir le temps, le silence et l'épouvantable angoisse, car je n'arrive pas à les tuer.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
J'aimais surtout intensément la vie et ne supportait pas qu'on me l'abîme.
Ma Trinité à moi, c'est d'incarner à la fois le fils légitime, l'adopté, la bâtard. D'aimer de la même manière ceux qui me revendiquent, me rejettent et me tolèrent.
Je me fais juste un devoir de m'entendre avec les gens pour pouvoir m'amuser. C'est si simple.
Depuis le début de ma carrière, je me suis habitué à travailler avec des acteurs plus âgés que moi. Je suis toujours le plus jeune.
Je ne fais jamais d'album concept et je ne suis capable de chanter que des textes qui me donnent la chair de poule.
Laissez-moi essayer autant de perruques que je peux. Laissez-moi essayer autant de chapeaux, autant de manteaux, autant de chaussures et décider pour moi de ce que je tiens à porter. Et quand j'aurais trouvé le masque ou la perruque ou la veste qui me convient parfaitement, je vais l'honorer.
Quand je suis sur scène, le sauvage en moi est sorti. C'est comme si je devenais un homme des cavernes. Il me faut six heures pour descendre après un spectacle.
Quand je travaille, j'ai de l'énergie et je me sens bien.
- Watson... Je suis en plein dispositif d'une élaboration qui permettra d'étouffer le bruit des armes à feux... [Watson ouvre les rideaux] Aaaaaaah ! - Ce n'est pas une réussite. [...] Savez-vous que votre dernière enquête remonte à trois mois ? - Oh la la doucement, Watson, doucement, ne me brusquez [Watson ouvre les rideaux] paaaaaaaaaah !
Je fais les choses différemment, parce que je ne respecte pas les règles, je dirige avec mon coeur et non avec la tête, et même si cela me cause des ennuis dans mon travail, je le comprends.
Il me paraît absurde que les lois, qui sont l'expression de la volonté publique, qui détestent et punissent l'homicide, en commettent un elles-mêmes, et que pour éloigner les citoyens de l'assassinat, elles ordonnent un assassinat public.
Je ne pense pas par moi-même. Je fais simplement ce qu'on me dicte, comme toujours.
Lorsque j'ai rencontré Bernard-Henri, en regardant son visage de christ tourmenté, je me suis dit : il n'y a que moi qui puisse le sauver !
Je voulais remonter les rivières, me perdre dans le vert. Je voulais le silence aussi. Le bord intime des rivières. Le bord du ventre des femmes. L'ombre divine. La peau, turbulence de l'âme. Vouloir voir. Et toucher. Vite. Comme une brûlure. Avant d'être aveugle.
Ca me plait de jouer les mamans !
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort.
Il peut sembler étonnant que l'attitude de l'antisémite s'apparente à celle du négrophobe. C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
"Ta vie c'est d'écrire. Alors écris", répétais-tu. Comme si ta vocation était de me conforter dans la mienne.
Tout l'après-midi y a de quoi rêverJe me sens des fourmis dans les idéesQuand je rentre chez moi la nuit tombée.
La neige et l'azur trop lucides.Je suis squelette, je déchois.Lorsque j'invente le suicideQui me convient, je n'ai le choix.