Amour, donne-moi ta force, et cette force me sauvera.
Combien le train du monde me semble lassant, insipide, banal et stérile !
Je n'ai jamais terminé mes études secondaires. Mais j'ai suffisamment d'humour pour me reconnaître comme un nouveau riche ignorant.
Après avoir entendu un certain nombre de récitals de piano, rien ne me détend plus que de m'asseoir dans le fauteuil du dentiste et de me faire plomber quelques dents.
Le monde me pourchasse, même les étoiles sont des chiens sur mes traces.
Quand je dis « je suis chrétienne », je ne crie pas « je suis sauvée ». Je murmure 'Je me perds'. C'est pourquoi j'ai choisi cette voie.
Il n'y aurait pas de débat sur qui était le meilleur footballeur que le monde ait jamais vu - moi ou Pelé. Tout le monde me dirait.
Valérie est morte. Et ce qui me rend encore plus triste, c'est que c'est comme si de rien n'était. Il a continué a y avoir du vent dans mes mollets.
Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur pas très sûr. Je préfère conjuguer l'irréel du présent.
La seule crainte, si l'on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l'expérience.
Je suis tellement dans la vie que je ne me projette jamais dans le futur. Carpe diem ! J'essaie d'apprécier le moment présent.
- J'aime l'effet que ça fait quand il me regarde. - Ça te fait quoi ? - Ça... ça me donne foi en moi.
Vérité de merde. Ça me passe par-dessus la défonce.
Les Psychologues me font souvent penser à des horloges habiles à monter et à démonter une montre et qui oublieraient de regarder l'heure qu'elle marque.
Il est certaine façon d'adorer Dieu qui me fait l'effet d'un blasphème. Il est certaine façon de nier Dieu qui rejoint l'adoration.
Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre, j'essaierais de me battre d'abord.
Mes enfants sont la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. Une vieille histoire d'amour ne vaut rien à côté de ça. Rien du tout.
Va faire un petit tour, respire le grand air ! Après, je te parlerai de l'amour. Si je me souviens un peu.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Cette vie artistique, que nous savons ne pas être la vraie, me paraît si vivante et ce serait ingrat que de ne pas s'en contenter.
Quand j'entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu'ils pourraient être à ma table.
Je n'arrive pas à me rendre compte si c'est votre fils qui fait des progrès en violon ou si c'est nous qui nous habituons.
L'amour fait comprendre le ciel mais ce beau coucher de soleil me rappelle que la vie passe.
Maman m'a dit faut se faire discret, mais c'est tellement mieux quand on me regarde
- C'était quoi votre plan ? J'me sentirais si humble après m'être fourvoyé que j'serais près à revoir toutes mes valeurs, à m'intéresser à la bonté, à la notion de vérité et à m'prendre pour Cameron ? - Y a un peu [...] ► Lire la suite
D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent.
Ils me font sourire ceux qui parlent sérieusement de leur avenir. Leur avenir est dans la tombe.
Dans cette solitude, sachant que la seule barrière entre nous était ces deux mètres de terre, je songeai tout à coup : "Il faut que je l'aie de nouveau dans mes bras ! Si elle est froide, je me dirai [...] ► Lire la suite
Il me semble que descend sur moi la paix, que descend sur moi, au milieu de ce désordre, un ordre, un ordre calme, paisible et pur. Ma vie, mon bonheur. Ma vie sans quoi mon bonheur ne serait pas ce [...] ► Lire la suite
Je me trouve juste content des choses simples. Appréciant les bénédictions que Dieu m'a données.
Je me souhaite d'avoir encore 100 ans devant moi. Il y a tellement de choses à préparer pour essayer de faire que l'avenir soit meilleur. C'est un peu comme mettre sa pierre à l'édifice. On ne peut pas mettre la [...] ► Lire la suite
L'impossibilité où je suis de prouver que Dieu n'existe pas me fait découvrir son existence.
Il ne comprenait pas pourquoi je perdais mon temps et mon argent à l'Académie, alors que visiblement je n'avais aucune envie de devenir un artiste. Pourquoi faire perdre son temps à tout le monde si je ne travaillais pas, si [...] ► Lire la suite
À chaque fois, on me dit: «Vous êtes toujours bougon, etc.» Je ne sais pas quoi répondre, parce que selon moi, je n'interprète pas toujours des bougons.
Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non ce que je cherche.
Je ne comprends pas aujourd'hui comment j'eus la bêtise de lui répondre et de me fâcher, au lieu de lui rire au nez pour toute réponse.
- Ici, c'est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l'écoute et je le vire.
Si les hommes ne dansaient pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient ; l'important est de bien savoir qu'on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d'homme libre.
À l'intérieur de moi, il y a deux chiens. L'un est méchant et l'autre est bon et ils se battent tout le temps. Quand on me demande lequel gagne je réponds, celui que je nourris le plus.
L'allemand est la langue dans laquelle je me tais de préférence.
C'est peu que de vouloir, sous un couteau mortel, Me montrer votre coeur fumant sur un autel.
Les femmes sont un problème, mais si vous ne l'avez pas déjà deviné, elles sont le genre de problème avec lequel j'aime me battre.
Il n'y a qu'une seule façon d'avoir un mariage heureux et dès que j'apprendrai ce que c'est, je me marierai à nouveau.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
Ne sachant à quel sein me vouer, j'ai choisi le plus confortable, le gauche de Marilyn Monroe.
Je me disais : allez il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les formes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page, penser à autre chose.
On m'a demandé ce qui me frappe, chez une femme !... Je ne permettrai jamais à une femme de me frapper !...
Je me console d'être une femme en songeant que, de la sorte, je n'en épouserai jamais une.
La musique me donne, alors que parler me retire quelque chose.
Amour, quand je pense au mal terrible que tu me fais souffrir, je vais en courant à la mort, pensant terminer ainsi mon mal immense.