Beauté de la littérature. Je perds une vache. J'écris sa mort et ça me rapporte de quoi acheter une autre vache.
J'écoute mon corps, il me parle sans répit.
O peur, peur auguste et maternelle, peur sainte et salutaire, pénètre en moi, afin que j'évite ce qui pourrait me nuire.
Je me disais : allez il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les formes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page, penser à autre chose.
Je sais rarement exactement ce que je veux faire, mais je sais toujours exactement comment je veux que cela me fasse sentir. Le sentiment mène toujours le son !
- C'était quoi votre plan ? J'me sentirais si humble après m'être fourvoyé que j'serais près à revoir toutes mes valeurs, à m'intéresser à la bonté, à la notion de vérité et à m'prendre pour Cameron ? - Y a un peu [...] ► Lire la suite
Ce qui me plaît en vous, ce sont mes souvenirs.
Amour, donne-moi ta force, et cette force me sauvera.
Quand une maîtresse de maison ne me met pas à sa droite, je suis furieux, et quand elle m'y met, gêné.
Je suis tellement dans la vie que je ne me projette jamais dans le futur. Carpe diem ! J'essaie d'apprécier le moment présent.
Si tu ne me dis pas tout, je te dis patate.
Je me sens même un peu à contre-courant de moi-même. Ou alors, je suis en avance sur ce qui va se passer.
L'argent ne veut rien dire pour moi. J'ai gagné beaucoup d'argent, mais je veux profiter de la vie et ne pas me stresser pour créer mon compte bancaire. Je donne beaucoup et je vis simplement, la plupart du temps dans une valise dans des hôtels. Nous savons tous qu'une bonne santé est beaucoup plus importante.
Après avoir entendu un certain nombre de récitals de piano, rien ne me détend plus que de m'asseoir dans le fauteuil du dentiste et de me faire plomber quelques dents.
La seule crainte, si l'on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l'expérience.
- Un jour je me réveillerai amoureuse, prise de vertiges, de fièvre, de nausées... - C'est pas l'amour, c'est la grippe !
Le monde me pourchasse, même les étoiles sont des chiens sur mes traces.
Vous pouvez me tuer mon ami, mais ne m'insultez pas !
J'ai bu tellement de thé que j'ai la vessie qui me remonte jusqu'au goulot.
D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent.
Combien le train du monde me semble lassant, insipide, banal et stérile !
Le bonheur ! Quelqu'un t'a déjà dit ce que c'est ? Ça me paraît un fantôme après lequel tout le monde court et que personne ne réussit à attraper.
Il me semble que descend sur moi la paix, que descend sur moi, au milieu de ce désordre, un ordre, un ordre calme, paisible et pur. Ma vie, mon bonheur. Ma vie sans quoi mon bonheur ne serait pas ce [...] ► Lire la suite
J'utilise simplement la mode comme excuse pour parler de politique. Parce que je suis un créateur de mode, ça me donne une voix, ce qui est vraiment bien.
Vérité de merde. Ça me passe par-dessus la défonce.
Si je deviens centenaire, je me lèverai chaque matin pour lire les faire-parts nécrologiques des journaux, si mon nom n'y est pas, je retournerai me coucher.
L'amour fait comprendre le ciel mais ce beau coucher de soleil me rappelle que la vie passe.
Si les hommes ne dansaient pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient ; l'important est de bien savoir qu'on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d'homme libre.
Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur pas très sûr. Je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Il ne comprenait pas pourquoi je perdais mon temps et mon argent à l'Académie, alors que visiblement je n'avais aucune envie de devenir un artiste. Pourquoi faire perdre son temps à tout le monde si je ne travaillais pas, si [...] ► Lire la suite
- J'aime l'effet que ça fait quand il me regarde. - Ça te fait quoi ? - Ça... ça me donne foi en moi.
Je me trouve juste content des choses simples. Appréciant les bénédictions que Dieu m'a données.
Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non ce que je cherche.
Les Psychologues me font souvent penser à des horloges habiles à monter et à démonter une montre et qui oublieraient de regarder l'heure qu'elle marque.
Je n'ai jamais terminé mes études secondaires. Mais j'ai suffisamment d'humour pour me reconnaître comme un nouveau riche ignorant.
Je n'arrive pas à me rendre compte si c'est votre fils qui fait des progrès en violon ou si c'est nous qui nous habituons.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Il est certaine façon d'adorer Dieu qui me fait l'effet d'un blasphème. Il est certaine façon de nier Dieu qui rejoint l'adoration.
La majeure partie de l'humanité me donne fondamentalement envie de vomir.
Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre, j'essaierais de me battre d'abord.
Cette vie artistique, que nous savons ne pas être la vraie, me paraît si vivante et ce serait ingrat que de ne pas s'en contenter.
Quand j'entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu'ils pourraient être à ma table.
Mon ordinateur, j'essaie de faire tout ce qu'il me dit mais lui ne fait rien de ce que je veux.
À l'intérieur de moi, il y a deux chiens. L'un est méchant et l'autre est bon et ils se battent tout le temps. Quand on me demande lequel gagne je réponds, celui que je nourris le plus.
Le père Hervé Tarrain : Putain t'étais moins coincé quand t'étais môme!! Quand tu jouais au docteur avec la petite Magalie... La 'conscience' du père Tarrain : Je n'ai jamais joué au docteur avec la petite Magalie ! Chauffeur de taxi [...] ► Lire la suite
L'impossibilité où je suis de prouver que Dieu n'existe pas me fait découvrir son existence.
- Ici, c'est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l'écoute et je le vire.
À chaque fois, on me dit: «Vous êtes toujours bougon, etc.» Je ne sais pas quoi répondre, parce que selon moi, je n'interprète pas toujours des bougons.
Va faire un petit tour, respire le grand air ! Après, je te parlerai de l'amour. Si je me souviens un peu.
Je ne comprends pas aujourd'hui comment j'eus la bêtise de lui répondre et de me fâcher, au lieu de lui rire au nez pour toute réponse.