Je sais que pour toi Alzheimer c'était pire que mourir. Je sais que c'est une délivrance pour toi, mais c'est loin d'en être une pour moi. J'éprouve pas de soulagement. Ça me manque de ne plus entendre ta voix, Ça me manque de ne plus te parler. Tu me manques.
Je connais le chemin : il est étroit, comme le fil d'une épée. Je me réjouis si je parviens à le suivre. Je pleure si j'en dévie. Car Dieu nous dit : "Seul celui qui essaie de suivre le chemin ne périra jamais"...
Alors moi je ris doucement,Comme on rit aux enterrements,En me disant qu'au fond mourir,C'est ne plus s'arrêter de rire.
Je n'aime pas le temps qui passe. Ça me fait peur de me dire que mon corps ne m'appartiendra plus, qu'il sera entre d'autres mains, abandonné.
J'pensais à la mort, à tout ça. Au fait de comment on va mourir. J'me disais d'un côté si on fait que penser à sa mort ça peut nous rendre maboul, mais ça peut aussi nous aider, non ? Parce que [...] ► Lire la suite
Je bois dans ta déchirureEt j'étale tes jambes nuesJe les ouvre comme un livreOù je lis ce qui me tue.
On aime me fréquenter ! Je suis passionnante et passionnée.
J'ai fait un bon boulot avec moi-même, tout seul. Je me suis construit par rapport à mes rêves et je ne m'en suis pas trop mal sorti.
Demander à un homme qui raconte des histoires de tenir compte de la vraisemblance me paraît aussi ridicule que de demander à un peintre figuratif de représenter les choses avec exactitude.
L'avenir me déprime parce que je n'y vois aucune amélioration.
Mon opinion représente une vision que j'ai... jusqu'à ce que je trouve quelque chose qui me fasse changer d'idée.
La nuit j'regarde le ciel, oubliant qu'j'suis en plein deuil, et à chaque étoile qui brille j'me dis qu'c'est toi qui m'fait un clin d'oeil.
Chaque fois qu'une maîtresse me quitte, j'adopte un chat de gouttière : une bête s'en va, une autre arrive.
Moi je me demande encore si la vie, c'est fait pour s'amuser ou pour se rendre utile.
Tu viens me dire qu'il n'y a plus de terres ni de grandeur pour nous, que d'autres se sont enrichis à nos dépens comme nous nous sommes enrichis aux dépens de ceux qui avaient été à l'origine les premiers maîtres [...] ► Lire la suite
L'art me semble être avant tout un état d'âme. Toutes les âmes sont sacrées, l'âme de tous les bipèdes de tous les coins du globe.
Si un jour ton coeur me quitte, j'arracherais celui de celle qui me l'a volé et je le découperais jusqu'à ce qu'elle en meurt.
Quand je confronte mon érudition à tout ce que je ne sais pas, les autres me semblent soudain très proches.
Si je manque de conscience, alors pourquoi devrais-je me soucier de ce qui m'arrive quand je suis mort ?
La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières, comme la maîtresse la plus exigeante.
Le vert est le nouveau noir ! Quelle connerie ! Le vert est le nouveau noir... Quelqu'un d'autre a-t-il remarqué que tout le monde est devenu fou ? Pourquoi on a tous peur de regarder les choses telles qu'elles sont ? C'est ce genre [...] ► Lire la suite
Je me fais plus d'injure en mentant que je n'en fais à celui à qui je mens.
Dès que quelqu'un me parle d'élites, je sais que je me trouve en présence d'un crétin.
Un jour j'suis tombé, pour apprendre à me relever.
Je me rappelle un jour où nous allions vite en voiture. Je renversai une jeune et jolie cycliste, dont le cou fut presque arraché par les roues. Nous l'avons longtemps regardée morte. L'horreur et le désespoir qui se dégageaient de [...] ► Lire la suite
L'amour ne me pose aucune question et m'apporte un soutien sans fin.
Je suis pas trop là, je les laisse entre eux. Me demande pas pourquoi, je répondrai parce qu'ils parlent de moi quand t'es avec eux, quand je suis avec eux, ils parlent de toi les envieux.
Ma petite maman chérie,Qui m'a donné la vie,Tu me donnes de la tendresseGrâce à toutes tes caressesJe t'écris ce poèmePour te dire que je t'aime
Je ne peux pas me résigner au déclin de l'Europe et de la France.
Tu penses bien que pendant des années j'ai pensé à m'évader, moi. Je ne me suis pas préparé à être cool, à avoir un compte en banque, et tout...
Tu as vingt ans. Si tu m'aimes, tu m'ôtes vingt ans ; si tu ne m'aimes pas, tu me les ajoutes.
Il me semble que nous ne pouvons jamais être assez méprisés selon notre mérite.
Ce qui me fait le plus peur ? Les petits enfants.
Quand Satan me dit que je suis un pécheur, il me console infiniment, puisque le Christ est mort pour les pécheurs.
Il me semble parfois que Dieu, en créant l'homme, ait quelque peu surestimé ses capacités.
On ose me demander à moi qui ai un chien, un chat, une tortue, deux enfants, une femme et plusieurs belles-mères si j'aime les animaux.
- Ma femme me dit que je suis naturellement gros et qu'il n'y a rien à faire pour moi. - Si, changer de femme.
Si vous ne me connaissez pas, ne me jugez pas.
Parfois, je me casse la gueule. Eh bien, ça fait partie des sensations de la vie.
Quand les gens me demandent si je suis allé à l'école de cinéma, je leur dis: Non, je suis allé au cinéma.
Ce matin en me rasant j'ai pensé à toi et je me suis coupé. Les femmes sont dangereuses.
Mon ami ne me sert qu'à embêter ceux de mes ennemis qui sont ses amis.
Ce qui est entre la pomme et l'assiette se peint aussi. Et ma foi, il me paraît aussi difficile de peindre l'entre-deux que la chose.
Cela m'ennuie de parler de cette histoire. Tout y est absurde, mesquin. J'y vois des sortes...des sortes d'offenses. Oui, c'est le mot. Qu'un homme puisse se trouver dans une situation absurde, je trouve cela insultant. c'est ce qui me fâche [...] ► Lire la suite
- Legolas ! Et de deux ! - Et moi j'en suis à 17 ! - Ah je ne laisserai pas d'oreilles pointues me dépasser !
Je me suis mis à écrire comme on enfile une tenue de combat.
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] ► Lire la suite
Ne me torture pas, je suis déjà à l'agonie.
Je me suis gardé de faire de la vérité une idole, préférant lui laisser son nom plus humble d'exactitude.
La bouchée de mon voisin ne me rassasie pas, mais son déshonneur me poursuit.