Être célèbre n'est pas quelque chose qui me donnerait l'impression d'avoir réussi - à moins que l'on ne s'efforce d'atteindre la médiocrité.
Je me considère comme étant française, je suppose.
Je n'ai jamais été une adepte du féminisme et n'ai jamais ressenti le besoin de me défendre en tant que femme.
J'ai trois sortes d'amis : ceux qui m'aiment, ceux qui ne font pas attention à moi et ceux qui me détestent.
La presse sort tout de son contexte, j'ai appris à me taire.
Je ne me suis jamais sentie plus vivante que lorsque j'ai vu mes enfants se délecter de quelque chose, jamais plus vivante que lorsque j'ai regardé un grand artiste performer, et jamais plus riche que lorsque j'ai réussi à combattre le sida.
Ca me plait de jouer les mamans !
Je me fous des paillettes. Quand je suis arrivé au « Grand Journal », j'assurais parallèlement la matinale de France Culture.
Vous croyez que ça me rend heureuse, que toutes les deux vous le détestiez ? Je sais, j'ai compris, ses antécédents ne sont peut-être pas glorieux mais je le déteste pas, je peux pas, il... je crois que je suis en train de tomber amoureuse de lui...
Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une citation ou à un livre.
Je me souviens quand j'ai été abattu dans cette guerre. Je me souviens à quel point j'étais terrifié. Et cela m'a fait me sentir proche de ma famille, de Dieu et de la vie, et j'ai eu peur.
Je crois que j'ai toujours été une grande croyante en l'égalité. Personne n'a jamais pu me dire que je ne pouvais pas faire quelque chose parce que j'étais une fille.
Je me vois plus comme une actrice de caractère que comme une célébrité.
Ici et maintenant, je vous le promets : si vous me faites confiance et me confiez la présidence, je ferai ressortir le meilleur de nous, pas le pire. Je serai un allié de la lumière et pas des ténèbres.
- Ça vous ennuierait de me laisser respirer un peu ?! - Oh enfin t'exagères, on te colle pas à ce point. - Ah oui ? Alors, comment je sais que tu as mangé un cheeseburger aujourd'hui ?
Le fait que, grâce au web, toute la connaissance soit accessible en un clic, ça me semble quand même être une bonne chose.
Un mendiant me saisit la main, la baise deux fois et s'y accroche de tout son poids, de toute sa misère. Je ne lui fais pas l'aumône. Je n'ai rien sur moi. Le Seigneur ne me donne pas d'argent de poche. Il n'est pas avare. Il juge que je n'en ai pas besoin, voilà tout.
Soudain elle me presse,Écarte les nervures de l'ombre,Féconde les régions du feu,M'invente où je ne rêvais plus.
Au moment où je vous parle, je me dois encore de prendre des décisions et de passer le cap de la cinquième vague. Oui, j'ai de l'ambition pour mon pays, mais je dois encore assumer la fonction qui est la mienne.
The Official Bulletin declared that the Poles should be as proud of me as the Germans are of Mozart; obvious nonsense.
Je ne choisis pas ce que je compose. Ça me choisit.
Je portais du noir parce que ça me plaisait. Je le fais encore et le porter signifie toujours quelque chose pour moi. C'est toujours mon symbole de rébellion - contre nos maisons de Dieu hypocrites, contre des gens dont l'esprit est fermé aux idées des autres.
Lorsque j'ouvris Nietzsche pour la première fois, je fus profondément choqué. Noir sur blanc, il avait l'audace d'affirmer : "Dieu est mort !" Comment ! Je venais d'apprendre que Dieu n'existait pas et maintenant quelqu'un me faisait part de son décès ! Mes premiers soupçons prirent naissance.
Ceux qui me lisent savent ma conviction que le monde, le monde temporel, repose qur quelques idées très simples : si simples qu'elles doivent être vieilles comme le monde. Il repose notamment sur l'idée de Fidélité.
Mes relations sont nombreuses, mes amis sont rares ; et plus rares ceux qui me connaissent vraiment.
J'habite mon chagrin et cela me rend heureux.
J'ai tout oublié, j'ai tout à revoir ; je ne me rappelle les choses que lorsque je les retrouve devant mes yeux, vieillies ou rajeunies.
Je me débattais au milieu d'images partiellement vraies, et donc totalement fausses.
N'essayez pas de me faire grandir avant mon temps.
La postérité, de plus en plus, me paraît ressembler à un voyageur pressé qui fait sa malle, et qui ne peut y faire entrer qu'un petit nombre de volumes choisis.
En ce qui me concerne comme artiste, on n'a jamais entendu dire que j'aie fait la moindre attention à tout ce qu'on a pu écrire sur moi.
J'étais parfaitement « chez moi » dans ce travail. Il consistait à me situer ailleurs, à ne m'occuper que de ce qui était étranger à mon entourage et au public pour lequel j'écrivais. À me produire absent.
Je n'ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu'il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d'éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
J'ai décidé de trouver une voix plus vraie avec laquelle je me sentirais plus à l'aise.
Je suis loin d'être parfaite. Je continue d'apprendre. Je me suis surmenée et j'ai payé le prix. Je considère la panne comme une percée. J'avais besoin de toucher le fond. J'avais besoin de comprendre le coût de pousser si fort; se battre si fort contre le système.
Je me suis senti habité par la haine.
Je me suis depuis longtemps fixé une règle pour chacun de mes écrits : être clair.
Pour me libérer de ce que je vis, je vis.
Je n'ai pas de photos de toi, j'ai de la mémoire. Je n'aime pas prendre des photos des gens qui me sont proches, je pense à la douleur que j'aurai à les regarder quand ils ne seront plus là.
Je ne savais pas ne pas filmer et, le faisant, je devinais pourtant qu'aucune image ne me rendrait l'instant que je ne savais pas vivre, ou si mal.
Ma mère me disait toujours que, de ses trois garçons, 'Chris, tu étais la fille !' Je lui parlais de bien plus de choses (que mes frères ne le feraient) et de bien plus de choses qu'elle n'avait besoin d'entendre aussi. J'étais un enfant bavard.
La maladresse me procure un grand confort.
Dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !
Je me sens vraiment privilégié d'être acteur, d'être payé pour faire quelque chose que j'aime.
Les photos, ça m'angoisse. J'ai l'impression qu'en un clic, on peut me prendre un moment de vie que je n'ai pas forcément voulu donner, on peut entrer dans mon intimité.
Je me sens concernée parce que je suis aussi une femme arabe. Je rejette la dictature des islamistes, on n'a pas à voler la vie des gens. On doit séparer la politique et la religion.Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe
Je suis assez rapide pour composer ; mais je suis extrêmement lent pour me décider à le faire.
Les femmes éprouvent aujourd'hui de l'attirance pour les hommes qui se féminisent. Pas l'homme fragile mais l'homme féminisé. Ca, c'est le truc qui plaît. Je peux poser ma tête sur l'épaule d'une femme et lui demander de me rassurer.
Voir avec horreur comme simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me feraient plus pleurer.
Mon expérience me permet de sélectionner les meilleurs pilotes du marché.