Toute réunion d'hommes m'est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n'ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une Fête Nationale. J'ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
Les années qui me restent à vivre s'étendent devant moi comme un long désert.
Un ami est celui qui me rend justice.
En 1907, j'ai été nommé professeur de piano à l'Académie de musique; une nomination que j'ai acceptée de bon coeur, car elle me permettait de m'établir ici (en Hongrie) et de poursuivre plus avant mes objectifs folkloristiques.
Mes relations sont nombreuses, mes amis sont rares; et plus rares encore ceux qui me connaissent vraiment.
Je me suis toujours tenu à distance du politique. Je m'en suis toujours méfié et je refuse les zones opaques en politique.
- Les bonnes manières me recommandent l'ignorance ! - Vous y condamne plutôt !
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
Un mendiant me saisit la main, la baise deux fois et s'y accroche de tout son poids, de toute sa misère. Je ne lui fais pas l'aumône. Je n'ai rien sur moi. Le Seigneur ne me donne pas d'argent de poche. Il n'est pas avare. Il juge que je n'en ai pas besoin, voilà tout.
Voir avec horreur comme simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me feraient plus pleurer.
J'ai souvent l'impression que le livre que je viens de finir n'est pas content, qu'il me rejette parce que je ne l'ai pas abouti.
Je ne fais plus attention à mes gens quoique encore parmi eux. Je ne les crains pas. Ils ne me blessent plus. Je suis à moitié absent. J'erre au loin sur la mer. Mon coeur s'apaise, mon coeur s'apaise. Je grandis, je m'absente, je deviens grave.
Je me souviens quand j'ai été abattu dans cette guerre. Je me souviens à quel point j'étais terrifié. Et cela m'a fait me sentir proche de ma famille, de Dieu et de la vie, et j'ai eu peur.
Je crois que j'ai toujours été une grande croyante en l'égalité. Personne n'a jamais pu me dire que je ne pouvais pas faire quelque chose parce que j'étais une fille.
Ne pas avoir toutes les informations peut me rendre vulnérable.
Qu'on me compare à Bardot m'étonne, mais ça me fait plaisir.
Je n'essaie pas de me composer un personnage. C'est ma timidité.
The Official Bulletin declared that the Poles should be as proud of me as the Germans are of Mozart; obvious nonsense.
- Tu sais se qui me fait le plus peur ? C'est que tu puisses l'aimer plus que moi. - Je t'aime danny, et je t'attendrais jusqu'à ce que tu reviennes.
Je suis assez rapide pour composer ; mais je suis extrêmement lent pour me décider à le faire.
Certaines choses que je n'ai jamais appris à aimer. Je n'aimais pas embrasser les bébés, même si cela ne me dérangeait pas d'embrasser leurs mères.
Au moment où je vous parle, je me dois encore de prendre des décisions et de passer le cap de la cinquième vague. Oui, j'ai de l'ambition pour mon pays, mais je dois encore assumer la fonction qui est la mienne.
Ce qui est venu s'est servi de moi, et maintenant me quitte, tout ceci maintenant mûrira sans moi.
Dieu me demande une faveur : l'accompagner au bord du lac, là où la foi n'est pas utile. Nous nous taisons, respectueux et résignés. Bientôt est apparue, vivace et blanche, une île.
J'ai trois sortes d'amis : ceux qui m'aiment, ceux qui ne font pas attention à moi et ceux qui me détestent.
- Tu, tu veux rigoler, hein Blondin, tu veux me faire une farce avoue le hein ?! - Ça c'est pas une farce c'est une corde. Dépêches toi de passer ta tête là-dedans Tuco.
Le catholicisme est inadmissible. Le protestantisme est intolérable. Et je me sens profondément chrétien.
Je n'ai jamais été une adepte du féminisme et n'ai jamais ressenti le besoin de me défendre en tant que femme.
Je ne savais pas ne pas filmer et, le faisant, je devinais pourtant qu'aucune image ne me rendrait l'instant que je ne savais pas vivre, ou si mal.
Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une citation ou à un livre.
J'étais parfaitement « chez moi » dans ce travail. Il consistait à me situer ailleurs, à ne m'occuper que de ce qui était étranger à mon entourage et au public pour lequel j'écrivais. À me produire absent.
Je me vois plus comme une actrice de caractère que comme une célébrité.
Mon ange je t'ai haïJe t'ai laissé aimer d'autres que moiUn peu plus loin qu'iciMon ange je t'ai trahiTant de nuits alitéQue mon coeur a cesséDe me donner la vieSi loin de moi...
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.
Si Le Monde ou Mediapart me convient à faire un sketch, j'y vais !
J'aime mieux mourir que me priver.
Lorsque j'ouvris Nietzsche pour la première fois, je fus profondément choqué. Noir sur blanc, il avait l'audace d'affirmer : "Dieu est mort !" Comment ! Je venais d'apprendre que Dieu n'existait pas et maintenant quelqu'un me faisait part de son décès ! Mes premiers soupçons prirent naissance.
Je n'écris point d'amour, n'étant point amoureux,Je n'écris de beauté, n'ayant belle maîtresse,Je n'écris de douceur, n'éprouvant que rudesse,Je n'écris de plaisir, me trouvant douloureux.
Les hommes politiques me font peur. Ils peuvent se planter, et dire l'inverse la semaine d'après ! C'est des gens qui foutent les jetons. Comment ils osent faire ça, je ne sais pas.
Dans une carrière, quand vous atteignez 40 ans et que vous avez fait beaucoup de choses et d'autres, vous voulez essayer de nouvelles choses. Je me sens comme ça aussi en tant que réalisateur.
Dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !
Je me fous des paillettes. Quand je suis arrivé au « Grand Journal », j'assurais parallèlement la matinale de France Culture.
Je ne me souviens pas avoir eu des peurs étant enfant, je pense en avoir plus maintenant que je suis adulte.
"Ce que j'ai le plus appris de mes fans, et ce que vous entendrez le plus sur Born This Way, est que cela fait partie de mon destin de prendre des balles, mais mon coeur continue de battre. Vous ne pouvez pas me détruire. Parce que je suis une oeuvre d'art.
Je ne fais pas toutes les chansons comme ça me vient; Je suis très séléctive.
Vous croyez que ça me rend heureuse, que toutes les deux vous le détestiez ? Je sais, j'ai compris, ses antécédents ne sont peut-être pas glorieux mais je le déteste pas, je peux pas, il... je crois que je suis en train de tomber amoureuse de lui...
Amour, tu me tueras.
Je marchais dans la ville. J'allais vadrouillant, réceptif aux déclics. Comme une chienne de vie, je poussais devant moi le poids d'une civilisation. Que je n'avais pas demandée. Dont j'étais fier. Et qui me faisait étranger dans cette ville d'où j'étais issu.
Soudain elle me presse,Écarte les nervures de l'ombre,Féconde les régions du feu,M'invente où je ne rêvais plus.
Je portais du noir parce que ça me plaisait. Je le fais encore et le porter signifie toujours quelque chose pour moi. C'est toujours mon symbole de rébellion - contre nos maisons de Dieu hypocrites, contre des gens dont l'esprit est fermé aux idées des autres.