Lorsque vous êtes jeune, vous êtes très incertain. Et si je pouvais apprendre, si je pouvais revenir sur mon passé, je pourrais me dire, ne pense pas trop, il suffit de le faire et de le refaire.
Je me suis fait dire les lignes de la langue.
Je n'ai jamais eu l'impression de travailler, je m'amuse. J'aime bien me déguiser, j'ai tout fait, j'ai tout vécu. Je n'ai pas du tout envie de m'arrêter.
La notion de temps me dérange. Vous regardez des photographies vieilles de trente ans et réalisez à quel point le temps a passé.
J'crois qu'certains ont croisé l'bonheur, sans s'douter qu'il part vite. Il y a pas la vie sans la mort, mi amor, mais comment te dire qu'elle me tue et qu'c'est pire encore ?
Nous sommes toujours dans la position de se réveiller et d'avoir le choix. Est-ce que je rends le monde meilleur d'une façon ou d'une autre, ou est-ce que je ne me dérange pas?
Et ces terribles problèmes de compréhension que j'avais eus à Moscou (en français, cette fois)... Un matin, je demande à l'hôtel un Coca-Cola aux glaçons. On me regarde avec consternation, on me fait répéter plusieurs fois. J'insiste : Du Coca-Cola aux glaçons. Et que me sert-on ? Malheur ! du caca collé aux caleçons !
En tant qu'acteur, je veux faire autant de prises que possible. Je veux tourner la scène... ou tirer jusqu'à ce qu'ils me fassent démissionner.
Moi je me suis toujours dit : ni wallonne, ni flamande, je suis belge.
Tu restes à ta façon et tu me laisses la mienne.
Être un personnage dramatique était plus difficile pour moi. C'était une nouvelle chose que j'ai explorée parce que c'était un défi. Mais j'aime me mettre au défi et relever des défis différents.
Mon choix de textes est le reflet de ce que je désire. Je me sers de ce que je suis. J'ai un instrument, il s'appelle Gréco. Je joue de moi. Mais c'est dur. Il n'y a rien de plus fatigant que de dire la vérité.
Je n'attendrai pas la fin de mon mandat pour dire que j'ai commis des erreurs au début. C'est trop tard. Je vais essayer d'adopter le bon comportement, si les Français me le permettent, dès le début.
J'ai eu un tel choc au Festival de Cannes. J'ai vu pleins d'actrices et elles avaient toutes l'air tellement belles, sexy et en pleine forme, je me suis juste sentie comme un vieux sac à côté d'elles. Je me suis alors dit : "Peut-être qu'il est temps de songer à faire un lifting.
Tout ce qui est l'autorité me donne envie d'injurier.
Je me détends en démontant mon vélo et en le remontant.
On me disait que ma voix n'était pas bonne.
Le yoga est au coeur de ma routine de santé et de bien-être; Même si ce n'est que pendant 10 à 15 minutes, je trouve que cela m'aide à me recentrer et à me concentrer, tout en améliorant ma force globale.
Ce que je lis dans les évangiles en tant que formée par la psychanalyse me paraît être la confirmation, l'illustration de cette dynamique vivante à l'oeuvre dans le psychisme humain et de sa force qui vient de l'inconscient, là où le désir prend source, d'où il part à la recherche de ce qui lui manque.
Je me sens peu sûr de ma vérité, même si j'y crois.
Les sons me fascinent et je découvre le spectre de ma propre voix.
Je ne crois qu'à ce qui me coûte. Je n'ai rien fait de passable en ce monde qui ne m'ait d'abord paru inutile, inutile jusqu'au ridicule, inutile jusqu'au dégoût.
Je me retrouve de plus en plus intéressée uniquement par des rôles qui font avancer le monde.
Les notes et les accords sont devenus ma deuxiéme langue et, le plus souvent, ce vocabulaire exprime ce que je ressens lorsque la langue me manque.
L'affection que m'envoyaient les gens, j'avais l'impression que ça pouvait me guérir de tous les maux. C'est d'une telle force qu'on se dit: je suis immortel maintenant.
J'ai un peu tendance à me foutre de tout ces derniers temps, en fait la seul chose dont j'arrive pas vraiment à me foutre, c'est du fait que je me foute de tout justement. Vraiment, ça m'inquiète.
Je me suis à peu près affranchi de cette fièvre d'humilité qui me paraît, à présent, un pénible excès de l'orgueil.
Je ne me suis jamais soucié de gagner le Ballon d'Or ou d'être le meilleur joueur du monde. Le meilleur joueur est déjà là et c'est Messi. Et maintenant je peux le voir de près et l'aider.
Je ne suis pas dans mon élément en bikini devant des inconnus. Je ne me lève jamais en bikini, même à la piscine. Je me sens comme une personne normale quand il s'agit de choses comme ça. Je suis comme n'importe quelle autre fille qui ne veut pas montrer ses fesses.
J'ai trois vies : actrice, mannequin, productrice. Parfois je me rends compte qu'il y a une quatrième vie, qui est un peu négligée, qui vit un peu.
J'ai passé toute ma vie à me soucier profondément de ce que les gens pensent de moi.
Je faisais le maximum pour me donner l'impression qu'il fallait que je réussisse, je finissais par dire il n'y a pas de probléme ça va marcher et ça a marché.
Ce qui me perturbe aujourd'hui, surtout dans l'environnement actuel, c'est tout ce qui est très défini, la recherche d'une soit-disant pureté personnelle, puretés de civilisations... Tout ça me panique complètement.
Vraiment, quand je pense à tous les mauvais films qui sont faits, et même aux bons, je me dis que tout ce qui compte dans le fond, c'est de vivre avec ceux qu'on aime et de les garder tout le temps près de soi. C'est la seule chose qui compte.
Par la violence du dépassement, je saisis, dans le désordre de mes rires et de mes sanglots, dans l'excès des transports qui me brisent, la similitude de l'horreur et d'une volupté qui m'excède, de la douleur finale et d'une insupportable joie !
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
L'affection des gens me fait mal, mais d'une magnifique douleur.
Un livre où la sexualité n'a pas sa place me paraît étrange.
J'écris toutes les nuits après le tournage. J'entends la mer. Ce soir, il faut écrire. Hors saison. Idéal pour se prendre pour un écrivain. Ce soir, je vivrai toute ma vie, solitaire, si les vagues me donnaient ce que j'envie. Le livre de mes rêves au bout de mes doigts.
Je suppose que l'histoire de ma vie est une recherche d'amour, mais plus que cela, j'ai cherché un moyen de me réparer des dommages que j'avais subis au début et de définir mon obligation.
Savez-vous pourquoi j'aime tant mon casque ? Parce que ça me fait 15 centimètres de plus !
Parfois, les gens m'appellent un succès pour toutes les raisons qui me font penser que je suis un échec.
Les gens pensent que je suis contre les critiques parce qu'ils sont négatifs pour mon travail. Ce n'est pas ce qui me dérange. Ce qui me dérange, c'est que les critiques n'ont pas vu le travail.
J'ai rencontré ma femme, Nathalie, originaire du Brésil et mannequin il y a un an et demi... Elle m'inspire beaucoup, tout comme mes enfants. Je ne suis entouré que de jeunes gens, et c'est ce qui me donne l'envie d'avoir envie.
J'aime beaucoup les personnages qui font des fortunes immenses. C'est drôle, mais ça me fait plaisir comme s'il s'agissait de moi.
Si j'achète un billet Polnareff, je ne veux pas qu'on me refile à la place du Obispo. Martine Aubry est à Ségolène Royal ce qu'Obispo est à Polnareff.
Je me résolu d'abandonner le commerce et de fixer mon objectif sur quelque chose de plus louable et stable, d'où je me suis préparé à voir une partie du monde et ses merveilles.
Savez-vous pourquoi Dali est contre la peine de mort ? Il me l'a dit l'autre jour. C'est parce qu'il est partisan de la torture, une très longue torture.
Si l'amour c'est sentir son coeur palpiter seulement lorsqu'on croit qu'on va perdre son amour, alors cela ne me suffit pas.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.