Voir me coûte d'ouvrir les yeux à tout ce que je ne voudrais pas voir.
Avoir les mains dans le cambouis, créer des nouveaux formats, et me battre pour les installer. C'est dans cet inconfort-là que je me sens heureuse.
Qu'il ne me lise pas, celui qui n'est pas mathématicien, car je le suis toujours dans mes principes.
Je fais des choses qui me sont fidèles. La seule chose qui me pose problème, c'est d'être étiqueté.
Dieu n'existe pas, il me l'a dit.
Ce qui me manque, vous voyez, c'est cette complicité sur laquelle on ne se pose aucune question, qui ne suscite aucun doute.
Je n'comprendrais jamais pourquoi Kate est morte alors que, nous, nous sommes en vie. Je suppose qu'il ne faut pas chercher d'explications. La mort, c'est la mort. C'est aussi simple que ça. Il y a longtemps, je croyais que j'avais [...] ► Lire la suite
Ne me dîtes pas de m'en allerJe pourrais en souffrir et peut-être en mourir.
Mais tout change sans cesse en nous comme hors de nous ; même les paroles que je prononce en ce moment me changent.
Ce n'est pas tellement un problème de reconnaissance du chanteur. Au bout de cinquante ans de carrière, je n'en suis plus là. C'est plutôt le manque de reconnaissance à l'homme qui me chagrine.
Peut-être que d'autres personnes vont essayer de me limiter mais je ne me limite pas.
Je sais qu'elle ouvre les yeux parfois. Elle ne se réveillera pas. Je le sais. Tu le sais, elle le sait, tout le monde le sait. Arrête de jouer la comédie, moi j'en peux plus. D'avoir des faux-espoirs, ça me fait mal ! Tu comprends ? Elle ne se réveillera pas !
Je me demande où est passée la France de la Révolution française, ou celle de De Gaulle, ou celle de Pompidou, même
- Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte. - Quoi ? - Que vous me prêtiez vos souliers. - Bah, vous chaussez du combien ? - Du comme vous.
Anticlérical fanatiqueGros mangeur d'écclésiastiques,Cet aveu me coûte beaucoup,Mais ces hommes d'Eglise, hélas !Ne sont pas tous des dégueulasses,Témoin le curé de chez nous.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Je suis une combattante en tant que mère. Je me bats pour être mère, mais je ne peux pas dire non à ma passion car c'est aussi moi.
Une loi ne peut pourra jamais obliger un homme à m'aimer, mais il est important qu'elle lui interdise de me lyncher.
Si j'avais le malheur de ne voir dans le capital que l'avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu'un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste [...] ► Lire la suite
Je laisse toujours les autres me décrire car si je me décris vous ne comprendrez pas.
J'essaie de me taire et de laisser mes anges me parler et me dire ce que je suis censé faire.
J'aimerais qu'un jour Ferré me téléphone de là-haut pour me dire: ''ça va p'tit gars? Tu sais, j'aime bien ta dernière chanson.
Quand j'étais là haut, quand je croyais que j'allais mourir je me suis aperçue que mes pensées allaient vers une seule personne et ce n'était pas celle que j'aurais imaginé...
Donnez-moi une banane et je me charge d'y tailler un homme qui le vaudra cent fois.
Le médecin m'a conseillé le jogging. Il m'a dit que je gagnerai des années de vie. Il avait raison. Je me sens plus vieux de dix ans.
Si vous avez un peu de gaz, vous devez le laisser partir. Alors les gens me disaient : 'Tu es comme un coussin péteur.'
Le soir j'étais triste car j'avais mangé des anchois. Le matin le médecin me réconforta ; pourquoi être triste ? Après tout, j'ai mangé les anchois, les anchois ne m'ont pas mangé.
- Je ne sais pas me servir d'une arme ! - Même principe qu'un appareil photo : on vise, on appuie.
Il y a ceux qui me croient plus jeune ; il y a ceux qui m'espèrent plus vieux. Aussi je ne dis jamais mon âge de crainte de décevoir les uns et les autres.
Je sais que ma naissance est un hasard, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital.
Pour me comprendreIl faudrait avoir rencontréL'amour, le vraiVous comprenez le grand amourEt savoir qu'aprèsA quoi sert de vivre encore un jour.
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
La mort me passionne comme une chose à éviter.
J'ai l'impression que Black Jesus a mis la main sur moi et me guide dans la vie pour me mettre là où je suis censé être.
J'écris pour me taire.
De pensée en pensée, de sommet en montagne. L'amour me conduit; car Je ne pourrai jamais calmer ma peine sur les voies bien battues du monde.
À 22 ans, je voulais me faire ligaturer les trompes. Je me suis dégonflée. Mais j'ai regretté toute ma vie d'avoir des gosses.
- Il te fait rire ? - Il ne me fait pas pleurer !
Je suis libertineJe suis une catinJe suis si fragileQu'on me tienne la main.
Maman entre sans bruit pour me border, elle s'éloigne sur la pointe des pieds. Du fond de mon sommeil j'entends son pas qui résonne, décroît, comme les notes d'argent d'une musique très précieuse, très ancienne... Je suis un enfant.
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Je me cite souvent, cela apporte du piment à ma conversation.
J'écris pour que l'on puisse me lire et non pas pour que l'on parle de moi.
J'ai toujours eu le même style de jeu. Je ne m'inquiétais pas vraiment que les gens me donnent des coups de pied.
L'annonce du cancer de mon père me dérange un peu.
La préparation à laquelle je me suis astreint a retiré tous les doutes que j'aurais pu avoir.
J'ai cueilli la fleur des champsJe l'effeuille dans le vent,Un pétale pour mon papaQui me soulève dans ses brasUn pétale pour ma mamanQui m'endort en me berçant.C'est la fleur de mon amourJe veux la garder toujours.
Tu me trouves sadique ? Je parie qu'on pourrait faire frire un oeuf sur ton front, si on le voulait.
Je voudrais aujourd'hui écrire de beaux versAinsi que j'en lisais quand j'étais à l'écoleÇa me mettait parfois les rêves à l'enversIl est possible aussi que je sois un peu folle.
Mais en septembreQuand je reviens où je suis néEt que ma plage me reconnaîtOuvre des bras de fiancéeC'est en septembreQue je me fais la bonne année.