- Hey Vinz' me rate pas hein, me rate pas ! Sur la tête de ma mère j'ai besoin de niquer Vinz', me rate pas ! - Bon hey, j'm'appelle pas Paul Bocuse, j'fais c'que j'peux !
Il faut que je me soigne. Je n'ai jamais eu de relation calme
Je ne vais pas faire semblant de chanter les louanges de la magistrature : je me méfie de son corporatisme, de sa frilosité, de la détestation qu'elle voue au Barreau. Pourtant, il existe de grands juges; c'est le troupeau qui est petit.
Je n'aime pas vraiment sortir. Je suis un peu une vieille dame. Après 23h, je me dis 'Ces jeunes ne se fatiguent jamais ?' Quand je sors, je pense à mon canapé.
Suer en faisant l'amour ne me pose pas de problème.
A New York, je me suis laissé entraîner dans des gangs.
Ça m'a pris au moins deux ans avant de m'en remettre. Je m'en suis remis en regardant la situation différemment. Au lieu de me dire : "J'ai perdu ma mère", je me suis dit "Quelle chance j'ai eu d'avoir cette femme formidable dans ma vie !
C'est ce pour quoi je suis faite. C'est dans le métier d'actrice que je me sens le plus moi-même, et que je me sens le plus heureuse.
Je te demande pardon, de t'avoir fait souffrir. Je sais que je ne peux pas l'effacer, mais je ferais tout pour me rattraper. Je suis même prêt à y passer ma vie.
Je n'aime pas mêler des vers au milieu de la prose, parce que cela me fait l'effet de raccommoder un torchon avec de la toile d'or.
On me remarque donc j'existe.
Puisqu'il faut choisir,À mots doux je peux le dire,Sans contrefaçon,Je suis un garçon,Et pour un empire,Je ne veux me dévêtir,Puisque sans contrefaçon,Je suis un garçon.
Et dans le jour mourant qui frotte d'un éclat glacé le dos ciré des chaises, il me semble que je vais voir, penchées sur lui, toutes les ombres de nos morts, pour qui l'horloge égrène son rosaire.
Souvent je me suis demandé avec beaucoup de curiosité notre venue au monde et ce qui suivrait notre départ.
Je me glisse dans les problèmes politiques par la porte de derrière en posant des questions. Je ne suis pas un combattant. Seulement un témoin.
Je me suis détestée pendant des années. J'ai mis du temps à m'accepter. Et le chemin est encore long.
- Sont bonnes ces pâtes au fromage non ? Ça me rappelle les coquillettes quand j'étais petite ! - T'es grave ! - C'est ça la dépression. Tu te souviens de ton passé, t'as des grosses bouffées de nostalgie. J'suis bien obligée de les exprimer sinon avec qui je pourrais partager cela ?
Il semble que mes frères cardinaux soient allés me chercher au bout du monde.
J'ai été accusée d'être froide, snob, distante. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis rien de tel. En tout cas, le contraire est vrai. Mais est-ce trop demander de vouloir protéger votre vie privée, vos sentiments intérieurs ? Beaucoup de choses me touchent et je ne veux pas être indiscrète.
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
Je me sens comme le chat quand on le met dans le micro-ondes.
J'ai accepté ma vie pour ce qu'elle m'offrait au lieu de la détester pour ce qu'elle n'avait pas voulu me donner.
Je ne cessai d'adorer ma mère et de la vénérer comme une sainte. Cette vénération, j'admettais que je n'avais plus de raison de l'avoir, mais jamais je ne pus m'en défendre. Ainsi vivais-je en un tourment que rien ne pouvais apaiser, dont seul me sortiraient la mort et le malheur définitif.
Quand les gens me traitent d'icône sexuelle, c'est flatteur mais ça ne me monte jamais à la tête parce que je ne me suis jamais sentie sexy à l'adolescence.
Si on me demande de réconforter, de chanter, de dessiner pour la bonne cause, j'y vais.
Vous devez être tellement intelligent ou tellement agréable. Pendant des années j'ai été intelligent. Je recommande agréable... et vous pouvez me citer.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.
Ne me demandez pas d'être bon : ne me demandez que d'agir comme si je l'étais.
J'adore me préparer, ça me donne une sensation de gingembre aux fesses !
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Maintenant il faut que je me remette au travail c'est mon meilleur médicament.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
Mon esprit agité et errant ne me permettait pas de rester chez moi très longtemps.
Ce qui me tue, c'est que tout le monde pense que j'aime le jazz.
Les Algériens, ces grands nerveux, me ressemblent.
J'ai conscience d'être sur une pente ascendante mais ça ne durera peut-être pas. Sentimentalement je suis épanoui et avec ma fille c'est génial aussi, je n'ai pas encore les problèmes de l'adolescence. Pour l'instant, quand elle me voit arriver à la crèche, elle court dans mes bras. La définition du bonheur, c'est ça.
Cela me permet d'aller au lit avec un sentiment d'enrichissement dans mon âme et la conviction que je me transforme.
J'ai rencontré Rosa Parks quand j'avais 17 ans. J'ai rencontré le Dr [Martin Luther] King quand j'avais 18 ans. Ces deux personnes m'ont inspiré à trouver un moyen de me mettre en travers du chemin, d'avoir des ennuis. Alors j'ai eu de bons ennuis, des ennuis nécessaires.
J'aimerais vivre à Paris et parler français. Cela me ferait sentir glamour!
Evoquer la France de la manière la plus provocante possible, je me sens très à l'aise là-dessus.
Quand les gens me demandent, que puis-je faire? Comment puis-je aider? Je leur dirais ce que ma mère m'a dit une fois: «fais confiance à tes instincts. Donne ce que tu peux, qu'il s'agisse de l'argent, du temps, des ressources, de ton nom, de ta célébrité ou d'un acte inspirant, d'une chanson ou d'un mot.
Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars ?
On me fait les offres les plus engageantes; et, si je les rejette, me voilà dans le dernier abandonnement et dans la dernière misère.
La faculté de bien me servir de mes moyens diminue lorsque leur nombre augmente.
Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte !
Parfois François Fillon me donne le sentiment qu'il a commencé un marathon tout seul et qu'il n'a déjà plus de souffle.
Je me suis rendu compte que l'école n'était pas faite pour moi.
Bien que j'adore la France, je me sens quand même mieux aux États-Unis !
Je me dis que je serai sans doute morte avant de m'arrêter. C'est une chose que très secrètement au fond de moi, je crois que je souhaite.
C'est la brume, ça me rend brumeuse.