J'ai toujours été mystique, je me suis toujours senti en lien avec plus grand que moi, avec quelque chose qui me dépasse : la nature, l'univers ou le divin, je ne sais pas.
On me dit que Sarkozy serait fou de mon corps, qu'il m'exhibe partout comme un joli trésor... Pourtant quand vient la nuit, il est tout picolo, ce n'est pas un engin, c'est juste un bigorneau...
Mais beau, je ne suis pas beauJe me jette à l'eau et je me noieJe coule à pic contre ses brasBeau, j's'rai jamais beauJ'ai tellement envie de lui plaireLui faire la cour à ma manièreSlow.
Au cours de la première année, j'étais le chouchou des metteurs en scène. Ils me confiaient en général les rôles principaux. Je commençais à me dire que j'étais de la graine dont on fait les vedettes.
Si loin que je recule dans mes souvenirs, j'entends mon père me raconter l'épouvante que ce fut dans Colmar quand on sonna le tocsin pour la défaite de Woerth. Tout petit, j'avais l'impression d'avoir souffert pour la France.
Les longs ouvrages me font peur.
Et se j'ai prins en ma faveurCes doux regards et beaux semblantsDe tres decevante saveur,Me tréperçants jusques aux flancs,Bien ils ont vers moi les pieds blancsEt me faillent au grand besoin.
J'ai une hostie collée au palais. Je n'ose pas bouger la langue, je n'ose pas remuer les mâchoires, parce que si je mords dedans, il paraît que ça va saigner. Je ne peux pas me servir de mon doigt pour la décoller, c'est interdit, c'est un péché mortel.
- Mais tu as là un superbe t-shirt, dis-moi ? - Merci, c'est mon père qui me l'a ramené de Waikiki. - Ah ? Et où en est-il le kiki ? En pleine explosion j'espère !
Le brillant sans contenu me rebute.
Ce ne sont pas les gens qui ne me comprennent pas, c'est moi qui me retire du monde petit à petit, et c'est une solution qui n'est pas une solution.
Je ne me suis jamais mariée parce que la base d'une vie d'un couple, c'est la confiance. Ce n'est pas le papier du curé ou du maire qui offre une garantie.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me tende un sablier.
Je reçois des lettres de petits filles qui me supplient de les adopter.
Je me sens mis en doute que je fasse quelque chose de dur ou de facile.
Je n'ai pas besoin d'un critique pour me dire que je suis un acteur. Je fais mon propre chemin. Personne n'est mon patron. Personne n'a jamais été mon patron.
Il me parle de l'alumine. En la broyant avec tous les tons possibles, on obtient un transparent qui en fait une laque.
En grandissant, j'ai compris que j'étais différente des autres filles parce que je n'avais connu ni baisers ni promesses au cours de ma vie. Souvent, je me sentais seule et je voulais mourir.
Si vous me comparez à un acteur, je suis probablement l'un des meilleurs boxeurs de la profession. Mais si vous me comparez à un boxeur, je suis probablement l'un des meilleurs acteurs.
En tête, la musique jouait la marche du régiment, et, à la reprise victorieuse des clairons, il me semble que les dos las se redressaient.
Les automnes me semblent la vraie saison des commencements, les vrais printemps.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
Sûrement, quelque chemin que je suive encore, dans quelque labyrinthe que je me risque, si quelque fil d'Ariane doit m'en dépêtrer, ce sera celui de certaines paroles, non pas forcément grandes, mais limpides, comme l'eau des torrents.
Réaliser, c'est bien plus que savoir faire un champ-contrechamp il me semble, non ? Et là je les vois tous devenir cinéastes, les Lellouche, les Dujardin, etc. Est-ce que c'est là qu'ils sont le plus intéressants ? Je ne crois pas.
En quoi ça peut m'aider de vous dire que je vois son visage à chaque fois que je ferme les yeux? Que je me réveille en larmes parce qu'il n'est pas là ?
Je ne crois pas qu'il y ait une bonne évolution de carrière ou une mauvaise évolution de carrière. Je crois qu'il n'y a que des choses qui me rendent heureuse.
Il me fut cruel déjà de penser que les hommesÉtaient tous creux, serviles, jamais sincères,Mais c'était pire, moi confiante dans mon propre coeur,D'y découvrir aussi la même corruption.
J'ai la même chose pour toi que j'ai pour moi : tout le regret de ce que j'ai pas bien fait et tout l'envie que ça me donne de ne jamais rien faire que je pourrais regretter. De la compassion.
Je me suis présenté chez ma maitresse avec un bouquet de silence.
Je me dis parfois qu'il me faudrait d'autres soucis pour chasser celui-là.
- Manuel pour personnes décédées. - Décédées ? - Décédées. - Je me demande d'où il vient ce bouquin, regarde la maison d'édition. - Edition du manuel pour personnes décédées. - Tu sais... J'crois pas qu'on ait survécu à l'accident.
A force de boire, je me suis altéré.
Quand je lis des lettres de gens qui me disent s'en être sortis grâce à moi, je me dis que, quelque part, j'ai réussi. Mais ce sont eux qui me donnent la force de me surpasser.
Je ne renie pas les moments merveilleux que le mannequinat m'a offerts, au contraire. Mais aujourd'hui, tout en posant encore, je cultive une autre approche de la vie. C'est ce qui me permet d'être bien dans ma peau. Équilibrée.
La plupart des femmes me plaisent beaucoup plus de loin que de près.
Je me suis consolé dans les bras de la guerre... une maîtresse terrible qui ne s'envoie en l'air que dans le sang et les ruines.
J'ai appris quelque chose de cela. Si quelqu'un me demande quelque chose que je ne veux vraiment pas faire, je dis non. Je dois faire confiance à ça. Et je n'ai pas peur de parler d'argent.
Elle a été ma cale, elle m'a empêché de tomber, je me suis tenu droit à ses côtés. Elle m'a décapé, elle m'a poli, elle m'a fait briller. En échange, je l'ai fait rire. Pleurer aussi.
Vu le soin ménager dont travaillé je suis,Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente,Et vu tant de regrets desquels je me lamente,Tu t'ébahis souvent comment chanter je puis.
Vous savez bien que l'on n'y peut rienMême Paris crève d'ennuiToutes ses rues me tuent.
Il ne me vient jamais à l'esprit qu'il y a des choses que je ne peux pas faire.
J'ai une mémoire excellente mais je ne me souviens pas des choses comme elles sont.
Je ne suis jamais entré dans un bureau sans me demander comment m'en échapper.
En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.
Je ne mourrai pas dans les bras d'Anna, quelle drôle de position, de situation indigne de nous et de notre amour. Il me faudra terminer ce que j'ai à faire, ne rien imposer à personne, loin des regards, loin de celle qui m'a vraiment regardé.
J'aime sentir une voiture de course autour de moi, sentir la façon dont elle me tient. J'aime lui faire faire tout ce pour quoi elle a été conçu, puis un peu plus.
Je ne vois pas l'Amérique autrement qu'avec les yeux d'un Européen. Cela me fascine et me terrifie en même temps.
La jargonophasie de plus d'un psychologue ou psychiatre du front national me fait vraiment rire, nous sommes dans un monde d'expertise ou le temps et bien plus qu'une expérimentation à ces crimes de tout jour dont on connait les coupables.
Ne me parlez pas de règles, très cher. Où que je sois, j'édicte ces foutues règles.
Je dois me comporter d'une manière qui amènera les gens à me prendre au sérieux.