Je chante pour les réalistes, pour les gens qui l'acceptent tel quel. J'exprime des problèmes. Il a des larmes quand il est triste et sourit quand il est heureux. Cela me semble simple, mais pour certaines personnes, je suppose que le courage est nécessaire.
Le brillant sans contenu me rebute.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
Si loin que je recule dans mes souvenirs, j'entends mon père me raconter l'épouvante que ce fut dans Colmar quand on sonna le tocsin pour la défaite de Woerth. Tout petit, j'avais l'impression d'avoir souffert pour la France.
Je ne crois pas qu'il y ait une bonne évolution de carrière ou une mauvaise évolution de carrière. Je crois qu'il n'y a que des choses qui me rendent heureuse.
Même mes échecs me rapportent de l'argent et deviennent des classiques un an après les avoir fabriqués.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
C'est Elvis qui m'a réellement accroché à la musique. Quand j'ai entendu Heartbreak Hotel, je me suis dit "c'est ça !".
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me tende un sablier.
Il me parle de l'alumine. En la broyant avec tous les tons possibles, on obtient un transparent qui en fait une laque.
Notre incapacité à poser les questions de fond et à comprendre que nos constructions suicidaires sont réfutables me sidère.
J'ai toujours été mystique, je me suis toujours senti en lien avec plus grand que moi, avec quelque chose qui me dépasse : la nature, l'univers ou le divin, je ne sais pas.
Serge écrit de la musique, alors c'est étrange de me retrouver dans ce monde-là encore, non pas que ça me manquait de taper sur un vieux piano, mais j'avais un peu peur de me répéter.
Vous savez bien que l'on n'y peut rienMême Paris crève d'ennuiToutes ses rues me tuent.
Ce qui me paraît être le terme de mes débordements sexuels : une incandescence géométrique (entre autres, point de coïncidence de la vie et de la mort, de l'être et du néant) et parfaitement fulgurante.
Je reçois des lettres de petits filles qui me supplient de les adopter.
- Manuel pour personnes décédées. - Décédées ? - Décédées. - Je me demande d'où il vient ce bouquin, regarde la maison d'édition. - Edition du manuel pour personnes décédées. - Tu sais... J'crois pas qu'on ait survécu à l'accident.
Sûrement, quelque chemin que je suive encore, dans quelque labyrinthe que je me risque, si quelque fil d'Ariane doit m'en dépêtrer, ce sera celui de certaines paroles, non pas forcément grandes, mais limpides, comme l'eau des torrents.
En quoi ça peut m'aider de vous dire que je vois son visage à chaque fois que je ferme les yeux? Que je me réveille en larmes parce qu'il n'est pas là ?
Je trouvais intéressant de me restreindre et de n'opérer des modifications qu'à hauteur de 3% parce que je ne veux pas d'une autre chaussure. Je veux pouvoir reconnaitre la chaussure que j'ai déjà.
- Mais tu as là un superbe t-shirt, dis-moi ? - Merci, c'est mon père qui me l'a ramené de Waikiki. - Ah ? Et où en est-il le kiki ? En pleine explosion j'espère !
On me dit que Sarkozy serait fou de mon corps, qu'il m'exhibe partout comme un joli trésor... Pourtant quand vient la nuit, il est tout picolo, ce n'est pas un engin, c'est juste un bigorneau...
Il me fut cruel déjà de penser que les hommesÉtaient tous creux, serviles, jamais sincères,Mais c'était pire, moi confiante dans mon propre coeur,D'y découvrir aussi la même corruption.
La jargonophasie de plus d'un psychologue ou psychiatre du front national me fait vraiment rire, nous sommes dans un monde d'expertise ou le temps et bien plus qu'une expérimentation à ces crimes de tout jour dont on connait les coupables.
En tête, la musique jouait la marche du régiment, et, à la reprise victorieuse des clairons, il me semble que les dos las se redressaient.
J'ai toujours été fasciné par la création, jamais par la destruction. C'est ce que j'aime dans l'histoire, la création. L'histoire me fascine. C'est le contraire de l'ignorance, c'est le contraire de la bêtise. Je ne l'ai pas apprise à l'école, mais je l'ai respirée plus tard...
Les automnes me semblent la vraie saison des commencements, les vrais printemps.
Parti de Corinthe, adolescent et ne possédant rien, j'y suis revenu capitaine, à la tête de deux bateaux dont un m'appartenait. Fier de ma réussite et de mon savoir, je me suis pris pour un homme accompli. Pire, pour un sage. C'est ainsi qu'ont commencé mes malheurs.
Je me suis consolé dans les bras de la guerre... une maîtresse terrible qui ne s'envoie en l'air que dans le sang et les ruines.
Je ne renie pas les moments merveilleux que le mannequinat m'a offerts, au contraire. Mais aujourd'hui, tout en posant encore, je cultive une autre approche de la vie. C'est ce qui me permet d'être bien dans ma peau. Équilibrée.
Je ne mourrai pas dans les bras d'Anna, quelle drôle de position, de situation indigne de nous et de notre amour. Il me faudra terminer ce que j'ai à faire, ne rien imposer à personne, loin des regards, loin de celle qui m'a vraiment regardé.
J'ai ri, me voilà désarmé.
Et se j'ai prins en ma faveurCes doux regards et beaux semblantsDe tres decevante saveur,Me tréperçants jusques aux flancs,Bien ils ont vers moi les pieds blancsEt me faillent au grand besoin.
J'ai appris quelque chose de cela. Si quelqu'un me demande quelque chose que je ne veux vraiment pas faire, je dis non. Je dois faire confiance à ça. Et je n'ai pas peur de parler d'argent.
Je n'ai pas besoin d'un critique pour me dire que je suis un acteur. Je fais mon propre chemin. Personne n'est mon patron. Personne n'a jamais été mon patron.
Les longs ouvrages me font peur.
La plupart des femmes me plaisent beaucoup plus de loin que de près.
Heureusement, manger sainement et faire de l'exercice sont des activités que j'aime, mais j'aime quand même me faire livrer de temps en temps. Je ne me prive pas, mais je réfléchis à mes choix.
J'ai la même chose pour toi que j'ai pour moi : tout le regret de ce que j'ai pas bien fait et tout l'envie que ça me donne de ne jamais rien faire que je pourrais regretter. De la compassion.
Quand je lis des lettres de gens qui me disent s'en être sortis grâce à moi, je me dis que, quelque part, j'ai réussi. Mais ce sont eux qui me donnent la force de me surpasser.
Je dois me comporter d'une manière qui amènera les gens à me prendre au sérieux.
A force de boire, je me suis altéré.
J'ai une mémoire excellente mais je ne me souviens pas des choses comme elles sont.
Elle a été ma cale, elle m'a empêché de tomber, je me suis tenu droit à ses côtés. Elle m'a décapé, elle m'a poli, elle m'a fait briller. En échange, je l'ai fait rire. Pleurer aussi.
En grandissant, j'ai compris que j'étais différente des autres filles parce que je n'avais connu ni baisers ni promesses au cours de ma vie. Souvent, je me sentais seule et je voulais mourir.
Ne me parlez pas de règles, très cher. Où que je sois, j'édicte ces foutues règles.
Internet c'est comme une chambre forte qui aurait une porte de secours grillagée. Je n'ai pas besoin de marteau-piqueur ni de bombe atomique pour y entrer. Il me suffit de passer par la porte.
Vu le soin ménager dont travaillé je suis,Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente,Et vu tant de regrets desquels je me lamente,Tu t'ébahis souvent comment chanter je puis.
En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.
Je me dis parfois qu'il me faudrait d'autres soucis pour chasser celui-là.