Si je dois m'inquiéter des fourmis que j'écrase sous mes pieds, je ne pourrais même pas me promener.
J'avais raison à l'époque. Je pensais qu'on me rendrait justice après ma mort. J'ai dû attendre dix ans.
La posture de victime des jeunes de banlieue me prend la tête.
En vérité, réformateurs modernes, quand vous voulez remplacer cet ordre admirable par un arrangement de votre invention, il y a deux choses (et elles n'en font qu'une) qui me confondent : votre manque de foi en la Providence et votre foi en vous-mêmes ; votre ignorance et votre orgueil.
Ce que le XVIIIe siècle a mis en place par le système « discipline à effet de normalisation », par le système « discipline-normalisation », il me semble que c'est un pouvoir qui, en fait, n'est pas répressif, mais productif [...] ► Lire la suite
Maintenant tous les matins je me réveille seul. Je ne me souviens plus tout de suite de la triste nouvelle, comme si tu remourais tous les matins.
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Pendant le combat d'hier soir, savez-vous comment l'homme devant moi est mort ? Il a été tué par l'homme qu'il pensait être de son côté. Tu me fais confiance alors ? Je ne fais confiance à personne ici.
Mon premier album est sorti en 1977. L'an prochain, j'aurai 67 ans. Quarante ans de carrière, ça va ! Il est temps de profiter de la vie. Grâce au public, j'ai pu m'acheter une jolie maison et de jolis sacs à main. Je veux maintenant profiter des années qui me restent avec mes chats.
Quand je m'éloigne de la ville, j'ai l'impression de me retirer de la lutte, car c'est dans la ville que le monde va de l'avant.
C'est ce que je porte d'inconnu à moi-même qui me fait moi.
La femme d'un fermier dit : "Dick Hickock ! Me parlez pas de Dick Hickock ! Le diable en personne ! Voler ? Il serait capable de voler la canne d'un aveugle !
Mon affaire n'est pas de me refaire, mais de tirer le meilleur parti de ce que dieu a fait.
Et j'ai pensé aux livres. Et pour la première fois je me suis rendu compte que derrière chacun de ces livres, il y avait un homme. Un homme qui les avait conçus. Un homme qui avait mis du temps pour les écrire.
A cheval sur deux civilisations, j'allais me trouver également à cheval sur deux classes et à vouloir m'asseoir sur deux chaises, on n'est assis nulle part.
Je me considérais toujours comme un Bleu.
Des chambres sordides en chambres sordides, ton esprit renferme un coffre-fort vide, j'en fais des cauchemars, ils me tordent l'âme, réveillé la nuit par mes propres larmes.
Je suis une fille à l'ancienne. Et j'aime l'évangile. J'aime les choses qui me soulèvent, m'inspirent.
Jouer dans des films me convient tout à fait, parce que je n'ai à être bon que 90 secondes à la fois.
Tel me chante au matin, qui me drape le soir ; lorsque l'ode a dit blanc, l'épigramme dit noir.
Quand l'ennui me prend, moi, je bois énormément ou je mange énormément. Même si un plat n'est pas bon, je le bouffe quand même, pour savoir pourquoi c'est de la merde ou pour voir si par hasard il n'y a pas une bouchée de bonne dans le fond.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
Si j'avais bien peint toute ma vie, jamais je n'aurais pu être heureux. Maintenant, il me semble que je suis au même stade que Goethe arrivant à Rome et s'exclamant : "Enfin, je vais naître !"
Je dois beaucoup à cet homme simple qui me donna, en quelques entretiens, la clef lumineuse d'un monde inconnu...
Je me sentais parfois trop responsable en tant qu'acteur parce que les gens promeuvent la violence ou des choses étranges dont je ne veux pas faire partie.
Malheureusement, quand quelqu'un me demande une faveur, je ne peux pas dire non.
Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier.
Pourquoi se fâcher ? Se mettre en colère ne résout rien... Je n'aime pas crier et me battre et je ne peux pas me disputer, je préfère laisser tomber... Quand les gens utilisent des mots désagréables, je me sens écrasé et je m'en souviens longtemps.
J'essaie de me trouver. Parfois, ce n'est pas facile.
Nos politiciens, ils me paraissent tous comme des animateurs de jeux télévisés.
Ça m'a pris au moins deux ans avant de m'en remettre. Je m'en suis remis en regardant la situation différemment. Au lieu de me dire : "J'ai perdu ma mère", je me suis dit "Quelle chance j'ai eu d'avoir cette femme formidable dans ma vie !
Viens, mon adorable moitié, je t'attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t'adore, celle qui t'aime, et qui ne vit que pour toi.
Je souhaite qu'on me délivre des livres...
Chaque jour, je me rappelle que ma vie intérieure et extérieure est basée sur les travaux d'autres hommes, vivants et morts, et que je dois m'efforcer de donner dans la même mesure que j'ai reçu et que je reçois encore.
J'ai aimé voir gagner Christophe Willem et Julien Doré. J'ai râlé quand Amel Bent a perdu mais quand je vois la carrière qu'elle a aujourd'hui, je me dis que ce n'était pas pour rien.
Bien que personne ne me croie, j'ai toujours été une fille du pays et j'ai toujours les valeurs d'une fille de campagne.
Je suis comme un cerf-volant, si quelqu'un ne tient pas la bobine, je m'envole... Et toi, c'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer.
Je n'en peux plus de pleurer,je vais me faire ligaturer les glandes lacrymales.
Même si je ne crois pas en Dieu, je me sens étrangement obligé de combattre l'étiquette d'athée.
Cela me soulage de parfois savoir que je peux exister sans avoir comme référence mon père.
Vous devez me croire quand je crois, et non quand je doute.
Quand je vois tous ces couples fidèles je me dis que tout le monde peut se tromper.
Les forces étaient limitées. Le butRestait dans le lointain.Nettement visible, bien que pour moiPresque hors d'atteinte.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Je me suis dit que nous devions enfin vivre notre présent au lieu de nous projeter toujours dans l'avenir.
Je me compare à quelqu'un qui a construit la maison qu'il habitera un jour et qui s'apprête à la meubler.
Je me suis déjà mis à la place d'un handicapé, surtout à celle du parking.
Je n'aime pas vraiment sortir. Je suis un peu une vieille dame. Après 23h, je me dis 'Ces jeunes ne se fatiguent jamais ?' Quand je sors, je pense à mon canapé.
Les papillons me suivent toujours, partout où je vais.
J'ai vraiment aimé vivre à la Maison Blanche, mais cela ne me manque pas du tout.