À part le coeur, il me semble que tout vieillit en moi proportionnellement. Et même ce coeur a de l'artificiel. Les danseuses l'ont cousu dans un sac de satin rose, du satin un peu fané, comme leurs chaussons de danse.
Ne me demandez plus mon programme : respirer, n'en est-ce pas un ?
Je pense que l'une des raisons pour lesquelles je me suis tellement exercée et travaillé si dur, c'est que je ne me suis jamais sentie spéciale.
C'est toujours un signe que je devrais faire quelque chose si ça me fait peur.
J'aimais surtout intensément la vie et ne supportait pas qu'on me l'abîme.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
Puisque tu manies si bien l'invective, tu pourrais au moins me bénir de t'avoir appris à parler.
Chanter ne me manque pas.
On m'en a donné des surnoms, mais Pelusa est celui que je préfère parce qu'il me transporte dans mon enfance à Fiorito.
Ce genre de bienséance et cette vérité qu'on ne peut plus dire dans plein de domaines, cela me gêne.
Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d'ailleurs, s'annulent si bien que je travaille, finalement pour rien.
Ces jeunes garçons qui dansaient nus sous la pluie, me dis-je en rentrant à l'hôtel, ne voulaient aucun adulte dans leur jeu. L'adolescence est un club exclusif.
Maintenant, ceux qui regardent la métaphysique comme démodée depuis Auguste Comte, me diront qu'il ne peut y avoir de métaphysique moderne. Mais la négation de toute métaphysique, c'est encore une métaphysique, et c'est précisément là ce que j'appelle la métaphysique moderne.
Et si vous me demandez s'il est plus facile d'être une femme en 2016 qu'en 1952, je vous répondrai aussi que cela dépend de la région du monde dans laquelle vous vivez.
C'est la brume, ça me rend brumeuse.
Quand je bois, je bois trop, quand je fume, je me bousille, quand j'aime, je perds la raison et quand je travaille, je me tue... Je ne sais rien faire normalement, sereinement.
On oublie trop facilement qu'il a séduit deux cent-quatre-vingt trois femmes en quatre ans. D'après ses mémoires Casanova n'aurait que cent quatre-vingt-deux femmes à son palmarès en trente-neuf ans. Landru me parait le recordman toutes catégories.
Dans ma famille, il y avait une priorité cardinale: l'éducation. Le collège n'était pas une option. c'était obligatoire. Donc, même si nous n'avions pas beaucoup d'argent, nous avons réussi. Je me suis inscrit pour une aide financière, des subventions, des études de travail, tout ce que je pouvais.
Il me semble que toute ma vie avant ce jour capital est infiniment lointaine, souvenir estompé d'une jeunesse au coeur léger, de quelque chose qui se cache de l'autre côté d'une ombre.
Je me souviens de mon premier essai en F1. Après cinq tours, je suis revenu aux stands et j'ai essayé de jouer cool - "Oh ouais, ça va, je suis au top" - mais j'étais complètement perdu.
Seuls mes chiens ne me trahiront pas.
J'ai été célèbre très tôt, mais je me suis soignée. Prise à temps, c'est une maladie dont on guérit très bien.
J'ai gagné des centaines de milliers de dollars en comptant les cartes, et ensuite je me suis fais voler la somme au complet, deux fois. Est-ce-que c'est une expérience de vie professeur ? Est-ce-que je vous ai ébloui ? Est-ce-que... je me suis démarqué ?
Au fil du temps, mes oeuvres me paraissent de plus en plus étrangères. Sans doute leur propre évolution est-elle la preuve tangible et indubitable de ma vie.
Personne ne me mettra dans la tête que c'est gagner sa vie que de la donner à un propriétaire d'usine. La vie est gratuite. Je ne l'ai pas payée et je ne la paierai pas.
Il me paraît absurde que les lois, qui sont l'expression de la volonté publique, qui détestent et punissent l'homicide, en commettent un elles-mêmes, et que pour éloigner les citoyens de l'assassinat, elles ordonnent un assassinat public.
Le travail continu et l'application forment la nourriture de mon âme. Dès que je commencerais à me reposer et à me détendre, je cesserais de vivre.
J'étais très superstitieuse quand j'étais adolescente, et j'ai dû me battre contre ça parce que ça me rendait anxieuse.
Je me sens comme un esclave, et d'une manière comme un artiste, parce que je dois m'inspirer tous les jours, de tout et de tout le monde...
Faut que je m'en aille. Me retiens pas je t'en prie. Je n'étais pas de taille le temps me l'a appris. J'abandonne la bataille et compte bien vivre ma vie.
Avoir une routine, savoir quoi faire, me donne un sentiment de liberté et m'empêche de devenir fou. C'est apaisant.
Le doute ne me charme pas moins que la connaissance.
Je sais à quoi je ressemble au réveil après seulement trois heures de sommeil. Je me dis parfois que j'ai besoin de me cacher sous un chapeau pour sortir. Et ces jours-là, ça fait vraiment du bien d'entendre que je suis sexy malgré tout.
Les choses les plus simples me donnent des idées.
Je ne me sens pas limité par la langue : je me sens plus libre.
Moins les gens me comprennent, plus je suis heureux.
Je ne veux pas de cadeaux coûteux; Je ne veux pas être acheté. J'ai tout ce que je veux. Je veux juste que quelqu'un soit là pour moi, pour me faire sentir en sécurité.
Je ne suis absolument pas homophobe ! J'ai beaucoup d'amis dans cette situation que je ne me permets pas de juger. Mais s'il n'y avait que des homos hommes, l'humanité n'existerait pas !
Si Dieu m'avait fait l'honneur de me consulter, je lui aurais conseillé de lacer les rides des femmes sous le talon.
La neige et l'azur trop lucides.Je suis squelette, je déchois.Lorsque j'invente le suicideQui me convient, je n'ai le choix.
Laura avait des secrets et autour de ces secrets elle a construit la forteresse que, bien que dans mes six mois avec elle, je n'ai pas pu pénétrer et pour laquelle je me considère comme un échec lamentable.
Oui, je vais toujours me conduire mal !
Quand je rentre chez moi a Dublin, ma mère me sort un cahier épais comme l' annuaire dans lequel elle conserve tous les article de presse.
- Watson... Je suis en plein dispositif d'une élaboration qui permettra d'étouffer le bruit des armes à feux... [Watson ouvre les rideaux] Aaaaaaah ! - Ce n'est pas une réussite. [...] Savez-vous que votre dernière enquête remonte à trois mois ? - Oh la la doucement, Watson, doucement, ne me brusquez [Watson ouvre les rideaux] paaaaaaaaaah !
Je ne me sentirai jamais légitime ou arrivé. Je m'angoisse à chaque fois. Je recrée du doute et donc du plaisir.
J'arrange volontiers ma vie comme un roman, les moindres désaccords me choquent.
Vous me montrez quelqu'un qui ne peut pas comprendre les gens et je vous montrerai quelqu'un qui s'est construit une fausse image de lui-même.
J'ai horreur des risques, et je ne puis me décider à prêter à rire au destin.
Je me considère comme une créature hautement sexuelle.
Rien que d'en parler, la maladie, ça me tue.