Seuls mes chiens ne me trahiront pas.
Il n'y a pas de bonheur parfait ! dit l'homme quand sa belle-mère mourut et qu'on lui présenta la note des pompes funèbres.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
L'état moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété et plus il devient réellement capitaliste collectif, plus il exploite de citoyens. Les travailleurs restent des salariés, des prolétaires. Loin d'être supprimé, le système capitaliste est au contraire porté à son paroxysme.
L'exil de l'homme, c'est l'ignorance ; sa patrie c'est la science.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
Les enfants ont seuls cet art de mentir qui vous oblige à croire ce qu'ils affirment.
L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, c'est que cela le dérange de moins en moins.
J'aime que la vie soit ambiguë mais mes sentiments pour toi sont parfaitement clairs : je t'aime Emily.
De même que la valeur de la vie n'est pas en sa surface mais dans ses profondeurs, les choses vues ne sont pas dans leur écorce mais dans leur noyau, et les hommes ne sont pas dans leur visage mais dans leur coeur.
Aimer quelqu'un, c'est avoir trouvé l'être humain qui nous permet de dépenser pour lui les qualités que nous perdrions avec les autres... avoir trouvé l'être qui, par sa propre rareté, suscite la nôtre.
Quand on demandait à Blaise Pascal sa carte d'identité, il sortait un billet de 500 francs.
Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
On défend bien plus férocement sa chance que son droit.
Essayer de prouver à un sot sa sottise, c'est lui supposer ce qu'on entreprend de lui contester.
À quoi sa sert de dépendre des gens qui tôt ou tard finiront par vous laisser tomber...
Je laisse parfois négligemment entrouvertes la porte de ma chambre et je prends des poses évocatrices quand il passe et que je m'habille en tenant compte de ses goûts. Et surtout je ne refuse plus ses avances. Un homme supporte [...] â–º Lire la suite
Mme de Staël montrait volontiers ses bras, sa gorge, en un mot ce qu'elle avait de mieux, et elle disait : "Chacun montre son visage où il l'a."
Qui est maître de sa soif est maître de sa santé.
Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne.
Pas dans son discours, pas dans ses pensées, je vois sa grandeur, seulement dans ses actions, dans sa vie.
On passe sa vie à dire adieu à ceux qui partent, jusqu'au jour où l'on dit adieu à ceux qui restent.
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse, voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Mes cheveux tombent. Mes poux n'ont plus rien pour se retenir.
Savez-vous que le prénom du petit-fils de Sarkozy est Solal, ce qui ne relève pas d'une franche assimilation de sa famille à la société française, et que Mohammed est le prénom le plus donné aux nouveau-nés à Marseille ?
Trop de chiens rendent la chasse difficile.
Nul n'est à l'abri des flèches que décochent la langue des hommes.
Je considère toutes mes pièces comme des pièces d'investissement. Une robe ne devrait pas être portée pendant une saison - vous devriez pouvoir la porter année après année.
Tristesse du réveil. Il s'agit de redescendre, de s'humilier. L'homme retrouve sa défaite : le quotidien.