J'entends bien que je pourrais devenir sourd, je sens bien que je pourrais perdre l'odorat, mais je ne me vois pas devenir aveugle.
Je pense que j'ai dépassé l'âge de me perdre.
Je me suis empêchée de parler de mes parents toute ma vie, j'ai aujourd'hui un plaisir fou de parler d'eux.
Le printemps ne me laissera plus rester dans cette maison! Je dois sortir et respirer profondément l'air à nouveau.
Je ne souscris pas vraiment à l'idée des autres de ce qui est beau. Je veux juste me sentir bien.
Je me plais davantage qu'à 20 ans.
Il me semble voir dans une pharmacie homéopathique le protestantisme de la médecine.
Une opinion commence à me gêner dès que j'y puis trouver avantage.
Pourquoi devrais-je me soucier de la postérité ? Est-ce que la postérité a jamais fait quelque chose pour moi ?
Il me manquera le partage, l'émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre oeil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
Je n'essaie pas de jouer un rôle. Je me sens bien d'être moi-même et de dire ce que je pense.
Un homme a-t-il vraiment marché sur la lune b? J'ai vu beaucoup de documentaires à ce sujet et je me suis vraiment posée la question.
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
J'écris particulièrement du milan parce que c'est mon destin. Au plus lointain souvenir de mon enfance, je me souviens qu'étant au berceau, un milan vient à moi et m'ouvrit la bouche avec sa queue, et plusieurs fois me frappa ainsi de sa queue entre les lèvres.
- Ouh ! J'me sens pas bien mon papa ours ! - Papa ours ? - Ça m'est venu tout seul.
Croyez-vous que je pense à un sacré violon quand l'Esprit me parle, et que j'écris ce qu'il me dicte ?
Je dis "vous" à mon impresario. Avec l'argent qu'il me prend, j'ai toujours cru qu'ils étaient deux.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit.
Divination, ce nom, comment ne pas l'associer aux deux machines sublimes dont je me sers pour travailler ? Caméra et magnétophone, emmenez-moi loin de l'intelligence qui complique tout.
Quand je me regarde dans la glace, je n'ai pas honte. Humainement, je ne me trouve pas trop mal. Musicalement, j'assume tout ce que j'ai fait.
Ce qui me fait parfois penser que les émotions religieuses n'ont pas plus de raison d'être que les autres, c'est qu'elles n'offrent pas plus de résistance au temps.
J'archive beaucoup de mes vêtements et les ai emballés et mis dans des boîtes. Je les appelle des "petites tombes" et je les garde dans un espace de rangement... Je ne me débarrasserais jamais de la robe que je portais [...] ► Lire la suite
Pourquoi prétendre que je doive choisir ? C'est mon existence qui me choisit, petit à petit.
Je me suis marié deux fois: deux catastrophes. Ma première femme est partie, la deuxième est restée.
Mon coeur se cache toujours timidement derrière mon esprit. Je me suis mis à faire tomber des étoiles du ciel, puis, par peur du ridicule, je m'arrête et cueille de petites fleurs d'éloquence.
Mon frère me taquine toujours au sujet de mon front...
Moi, mon père, il me l'a transmise, la soumission. Mais avec un brin d'orgueil, un brin de noblesse.
Quand je me sens aimé, je crois que j'ai ton âge ; quand je me crois trahi, je sais que j'ai le mien.
Je me demande si la guerre n'éclate pas dans le seul but de permettre à l'adulte de faire l'enfant, de régresser avec soulagement jusqu'à l'âge des panoplies et des soldats de plomb.
Si on me dit "vos enfants vivront dans un monde pire que le vôtre", alors ma vie n'a plus d'intérêt.
Je suis un grand artiste et je le sais. C'est à cause de ce que je suis que j'ai enduré tant de souffrances, afin de poursuivre ma vocation, sinon je me considérerais comme un coquin - ce que beaucoup de gens pensent que je suis, d'ailleurs.
Je suis désolée je ne m'attends pas à ce que vous me compreniez. Vous ne me connaissez pas. Je suis désolée mais c'est vrai. Vous ne savez plus qui je suis et vous ne pouvez plus compter sur moi.
Je n'écris pas pour parler de moi ou essayer de me comprendre. Il n'y a aucun désir d'introspection.
Je ne me prend pas pour Jésus, sinon je ferais des miracles. Et il y en aurait à faire.
Il me semble, que, des amants les plus tendres et les plus ardents, le mariage, même le plus heureux, ne peut faire que des fonctionnaires de la volupté et des ronds-de-cuir du bonheur.
Si remplis de sanguin passé, les mots que j'écris ne me rendront pas ma mère morte.
J'aurais aimé être moins disciplinée [...] Sortir, fumer un peu en me disant que ce n'est pas grave. Comme Adèle.
Si tu me flingues en rêve, tu me demandes pardon en te réveillant.
Je m'ennuie rarement, et seulement avec ce qui me ressemble.
Je me vois bien passer ma vie avec Johnny
Je pensais connaître Alison depuis toujours... Mais finalement, je l'ai vraiment connue le jour où elle est venue me voir à l'hôpital... C'est à partir de ce moment là que j'ai su qu'Alison était la personne la plus forte que je connaissais...
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Le mot ronce, dis-tu ? Je me souviensDe ces barques échouées dans le varechQue traînent les enfants les matins d'étéAvec des cris de joie dans les flaques noires.
Les folies et les absurdités, les caprices et les incohérences me divertissent, je les reconnais, et j'en ris chaque fois que je le peux.
- C'est trop. Te voir ici avec une fille ! - C'est juste une amie ! - Peut-être. Mais un jour, ce ne sera pas le cas, et je vais avoir besoin de toi, et je ne peux pas le supporter ! Et alors quoi ? Ce truc d'être amoureuse me rend dingue.
Avec la SNCF, j'ai la sensation de me faire rouler dans la farine.
L'amour me motive dans tout ce que je fais.
Je suis capable de me lâcher un peu plus que mon image ne le laisse supposer.
Pendant longtemps, je me suis caché derrière la fausse modestie, mais c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.
Ne me parlez pas de mes dettes, à moins que vous ne vouliez les payer.