Moi, mon père, il me l'a transmise, la soumission. Mais avec un brin d'orgueil, un brin de noblesse.
Les yeux de la luxure ont des joies secrètes.
Le mot de peuple est un des plus beaux mots de la langue française. Il dit le manque et l'entêtement, la noblesse des gueux sous l'incurie des nobles.
La plus noble conquête du cheval, c'est la femme.
Si tu ne trouves pas d'ami sage, prêt à cheminer avec toi, résolu, constant, marche seul, comme un roi après une conquête ou un éléphant dans la forêt.
Toute noblesse vient de l'humilité.
L'immortalité engendre la paresse parce qu'un immortel remet toujours au lendemain ce qu'un mortel aurait fait le jour même.
La paresse mène où elle veut bien.
Le loisir, voilà la plus grande joie et la plus belle conquête de l'homme.
Il a bien plus de noblesse à tuer un ennemi d'un coup d'épée proprement asséné, que de le réduire à l'état de bête.
Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse !
Qui nierait que le cinéma sonore nous a fait découvrir le silence ? Le silence est la plus belle conquête du parlant.
Pour les peuples comme pour les individus, la souffrance n'est pas toujours perdue. C'est peut-être à la conquête des Normands que l'Angleterre a dû sa liberté.
Il faut, au fond des coeurs, vous faire un héritage. Leur conquête n'est pas l'ouvrage d'un moment : On les gagne avec peine, on les perd aisément.
La noblesse aurait subsisté si elle s'était occupée davantage des branches que des racines.
La luxure n'égare pas les gens, les gens s'égarent eux-mêmes.
Certains religieux font voeu de chasteté, pauvreté et obéissance : ils prêtent le serment d'Hypocrite.
Si nous continuons notre chemin, la faute est notre cupidité et si nous ne voulons pas changer, nous allons disparaître de la face du monde pour être remplacés par un insecte.
La conquête d'un pays se fait aussi par les mots.
La véritable noblesse consiste non pas à être supérieur à un autre homme, mais à ce qu'on était auparavant.
Il semble que c'est le diable qui a tout exprès placé la paresse à la frontière de plusieurs vertus.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
Se croire sexy, c'est entretenir la paresse intellectuelle : on n'a pas besoin de fournir de gros efforts pour intéresser les autres.
La colère, la luxure et les autres passions maléfiques qui font rage dans le coeur sont les véritables intouchables.
Le paradoxe, ou la clé, ou l'attrape-nigaud, c'est que l'affirmation de notre volonté est le fondement de notre esclavage, tandis que notre soumission est la condition de notre liberté.
Accepter les risques inévitables de la vie, c'est ce qui fait la noblesse de la condition humaine.
Plaire à soi est orgueil ; aux autres, vanité.
La soumission obtuse n'est pas vertu mais démission.
La pauvreté n'ôte de noblesse à personne, la richesse oui.
On veut une solution. Oh ! orgueil humain. Une solution ! Le but, la cause ! Mais nous serions Dieu, si nous tenions la cause.
Entre la mouche et l'homme, il n'y a que la distance d'un orgueil démesuré, sacrilège, finalement illusoire et sans doute catastrophique.