J'aurais aimé être moins disciplinée [...] Sortir, fumer un peu en me disant que ce n'est pas grave. Comme Adèle.
C'est trop d'un seul ennemi et trop peu d'un millier d'amis.
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
On ruse si volontiers pour faire le mal qu'il pourrait paraître piquant de mettre un peu d'adresse à faire le bien.
N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut : c'est un bon serviteur et un mauvais maître.
Si vous avez la simple beauté et rien d'autre, vous avez à peu près ce que Dieu a fait de mieux.
Il avait vécu et agi en supposant qu'il était seul, et maintenant il voyait qu'il ne l'avait pas été. Ce qu'il avait fait faisait souffrir les autres. Peu importe à quel point il désirait qu'ils l'oublient, ils n'en seraient pas capables. Sa famille faisait partie de lui, non seulement dans le sang, mais dans l'esprit.
Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami.
Les livres sont peut-être, après tout, moins pernicieux que certains amis.
Parce que meurt un peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d'avance son coeur.
À part le coeur, il me semble que tout vieillit en moi proportionnellement. Et même ce coeur a de l'artificiel. Les danseuses l'ont cousu dans un sac de satin rose, du satin un peu fané, comme leurs chaussons de danse.
L'habitude, au bout d'un temps, ça devient toujours une manie !
Nous admettons qu'il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu'on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d'attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation.
Comme beaucoup de femmes peu sensibles à l'amour, elle en comprenait mal le pouvoir ; cette ignorance excluait à la fois l'indulgence et la jalousie.
Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion.
Nous sommes dans la préhistoire de l'esprit humain.Cela signifie pour chaque individu doit sortir de sa propre barbarie intérieure.
L'art de la vie publique, c'est de savoir exactement où il faut s'arrêter, et d'aller un peu plus loin.
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.
Quand on veut tuer quelqu'un, on n'est pas moins exposé à être tué que celui que l'on veut tuer.
A lui voir tant de prudence, n'allez pas croire au moins que Tartarin eût peur... Non! seulement il se gardait.
Un manant de l'Ancien Régime serait dépaysé s'il perçait jusqu'à nous le mur du temps. Mais son étonnement serait peu de chose à côté de celui dont nous serions frappés s'il nous était donné d'assister à la partie que les prochaines décennies vont jouer.
Personne à moins de rester sourd n'achève les "Cent vingt journées de Sodome" que malade : le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement.
L'amélioration des techniques de fraude est beaucoup moins coûteuse, en temps et en argent, que celle des moyens de prévention.
L'homme n'est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l'on n'en a jamais fini, qu'il soit a peu près humain.
Tous les êtres viennent de peu, et il s'en faut de peu qu'ils ne viennent de rien.
Tiens, ça me rappelle une blague : c'est un mec qui arrive dans un bar et va trouver le barman, et il dit « Barman, je vais faire un pari avec vous, je pari avec vous 300$ que j'arrive à pisser dans [...] â–º Lire la suite
Je suis fasciné par l'air. Si on enlevait l'air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre... Et les avions aussi. En même temps, l'air, tu ne peux pas le toucher. Ça existe et ça n'existe pas. Ça nourrit l'homme [...] â–º Lire la suite
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
Le courage est souvent l'effet d'une vue peu nette du danger qu'on affronte ou de l'ignorance entière du même danger.
Je n'ai connu de conflit qu'a travers le petit écran de la RTF puis de l'ORTF, un peu plus tard. J'espère que l'orage que nous traversons aujourd'hui n'éclatera pas sur mon fils ou mon petit-fils.
L'histoire préfère les légendes aux hommes, elle préfère la noblesse à la brutalité, les discours enflammés aux actes silencieux. L'histoire se souvient de la bataille, mais elle oublie le sang répandu. Ce que l'histoire retiendra de moi, pour peu qu'elle retienne quelque chose, ne sera qu'une partie, une infirme partie de la vérité.