- Les bonnes manières me recommandent l'ignorance ! - Vous y condamne plutôt !
Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre.
La vraie science est une ignorance qui se sait.
Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur.
Les différentes manières d'aimer sont les joyaux de la nature et de sa splendeur. Considère toutes les formes d'amour comme les couleurs d'un même arc-en-ciel.
Que les supplices des criminels soient utiles. Un homme pendu n'est bon à rien, et un homme condamné aux ouvrages publics sert encore la patrie et est une leçon vivante.
Les courants, les styles, les manières sont les ennemis premiers de la création.
Nous ne savons jamais vraiment ce qu'est la stupidité avant d'avoir expérimenté sur nous-mêmes.
Je condamne simplement les hommes et tout le fonctionnement du monde, qui n'ont jamais voulu prendre conscience du rôle important, difficile mais en fin de compte magnifique, lui aussi, que joue la femme dans la société.
Une des manières les plus profondes de connaître se révèle par la manière dont on répond à ce que l'on voit.
Une conviction qui commence par admettre la légitimité d'une conviction adverse se condamne à n'être pas agissante.
Une société qui opprime, qui en dégrade une autre, se condamne elle-même.
La paresse a empêché la poule de voler.
Il y a deux manières de vaincre : celle qui conduit au triomphe et celle qui mène au sacrifice.
Un homme pouvait se sacrifier par machisme, par stupidité ou du fait d'une foi aveugle en une hypothétique victoire. Une femme se sacrifiait sans se raconter de bobards.
En renonçant à la distinction, on se vautre dans l'approximation, car la paresse articulatoire cache une paresse intellectuelle.
La colère vous rend stupide. La stupidité vous fait tuer.
Le travail paie dans le futur, la paresse elle paie comptant.
Dans une galaxie spirale, le rapport de la matière sombre à la lumière est d'environ un facteur dix. C'est probablement un bon chiffre pour le rapport entre notre ignorance et notre connaissance. Nous sommes sortis de la maternelle, mais seulement vers la troisième année.
L'homme est incrédule par nature, pusillanime par habitude et ignorant par paresse invétérée.
Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d'efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d'esprit.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
À lui seul le mot Université est une stupidité prétentieuse.
La guerre, le commerce sont les deux activités principales de l'homme sur terre, deux manières sûres d'étendre son nom bien au-delà de soi.
Aujourd'hui, on cherche partout à répandre le savoir ; qui sait si, dans quelques siècles, il n'y aura pas des universités pour rétablir l'ancienne ignorance ?
Il faut que la presse paraisse, surtout pas qu'elle paresse !
Il est étrange de voir combien nos défauts nous aident, la légèreté nous sauve, la paresse nous sauve, mais sont-ce encore des victoires ?
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé.
C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
Dès qu'un homme cherche le bonheur il est condamné à ne pas le trouver. Quand il paraît être dans l'avenir, songez-y bien, c'est que vous l'avez déjà. Espérer, c'est être heureux.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.