D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent.
Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même personne.
Il faut toujours se rappeler que la protection de l'environnement ne peut pas être assuré uniquement en fonction du calcul financier des coûts et des bénéfices.
L'horloge est une belle invention pour rappeler l'heure des repas.
La nostalgie est une fuite devant ce que nous possédons.
La mémoire maintient notre unité. Elle inspire notre action, nos jugements.
Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires... elles diraient : "Nous avons toujours vu le même jardinier ; de mémoire de rose on n'a vu que lui... Assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.
Il n'y a pas d'histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d'être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant.
Deviner avant de prouver ! Ai-je besoin de vous rappeler que c'est ainsi que toutes les découvertes importantes aient été faites ?
Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ?