J'ai voulu tout voir, tout avoir. Je me suis trop hâté de vivre.
Pour connaître l'âge d'une femme, il faut la voir avant son petit déjeuner.
Toute la vue de la foi semble réduite à bien voir qu'on ne voit rien.
L'ennuyeux, quand on a décidé de vivre dans une maison de campagne, c'est qu'on est obligé de passer les trois quarts de ses journées à la ville, pour gagner de quoi la payer.
Vivre déraciné, c'est vivre l'enfer.
Le degré sublime de l'humilité est de ne pas seulement reconnaître sa propre abjection, mais de l'aimer.
Apprendre, c'est vivre dans la hantise de ne jamais atteindre son but et de perdre ce que l'on a déjà gagné.
Je préfère toujours être heureux que digne.
Un homme victime de la crise de la quarantaine demande juste à vivre, à vivre un peu plus ; il demande juste une petite rallonge.
L'âme est cachée en Dieu, qui est seul à connaître son nom, et qui n'a nul besoin du corps pour se faire reconnaître d'elle.
Mais pour chacun de nous le temps est divers. Le temps de l'ennui est interminable. Le temps de l'impatience est tendu, presque brutal. Le temps des événements heureux nous semble très court.
Si un jour tu me quittes, dit-le moi sous la pluie, pour ne pas voir couler mes larmes.
L'Etat, c'est la grande fiction par laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
Dieu ne nous laisse pas vivre n'importe où, n'importe comment sur terre, sans placer une parcelle du Ciel à porter notre main.
Tous ceux qui disent qu'on peut être heureux et libre dans la pauvreté, sont des menteurs, des fous et des sots.
Quand une fois l'idée de la condensation séparée a été lancée, toutes ces améliorations ont suivi comme des corollaires en succession rapide, de sorte qu'au cours d'un ou deux jours l'invention était jusqu'ici complète dans mon esprit, et j'ai immédiatement entrepris une expérience pour le vérifier pratiquement.
L'important pour être heureux c'est avant tout de posséder ce qui ne s'achète pas : l'amour, l'amitié, la gratitude, le pardon, la sérénité et la conscience.
L'amour, aussi bien que le feu, ne peut subsister sans un mouvement continuel, et il cesse de vivre dès qu'il cesse d'espérer ou de craindre.
Je détestais me voir à l'écran. J'étais plein de complexes. J'ai détesté mon visage pendant très, très longtemps.
Il avait tout pour être heureux sauf le bonheur.
Les gens répugnent à reconnaître le bonheur chez les autres et s'ils le font, c'est avec une nuance de mépris et d'ironie.
Trente secondes de réflexion, une seconde de lucidité, et on découvre que vivre est épouvantable. Alors, il s'agit de nourrir quelques illusions, afin que l'âme ne se dessèche pas.
Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux.
L'espèce de gens qui n'étaient pas heureux quand ils étaient enfants est l'espèce qui croit à l'intelligence, au progrès et à l'entendement.
J'arrive une heure avant la messePour la joie de la voir passerEt pendant qu'elle est à confesseJe suis jaloux de son curéJe me lève et je m'agenouilleJe me sens comme crucifiéPar tous les regards qui me fouillentDes grenouilles de bénitier.
Si vous tendez l'autre joue, que cela soit mieux pour reconnaître et assommer celui qui veut en profiter.
Une démocratie, c'est d'abord ça : une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés.
Ne lisez pas comme les enfants lisent, pour vous amuser, ni comme les ambitieux lisent, pour vous instruire. Non. Lisez pour vivre !
Le passé, c'est ce qui n'existe plus. Vivre dans le passé, ce n'est pas vivre : c'est être mort ou c'est vouloir peut-être mourir...
La chanson est expansion dans le passé, la photo finitude. La chanson est le sentiment heureux du temps, la photo son tragique. J'ai souvent pensé qu'on pourrait raconter toute sa vie seulement avec des chansons et des photos.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?