Je levai la tête. Le large était barré par un banc de nuages noirs, et le tranquille chemin d'eau qui mène aux derniers confins de la terre coulait sombre sous un ciel couvert - semblait mener au coeur d'immenses ténèbres.
Nous travaillons dans le présent et non pour le présent. Combien de fois dans les réunions populaires ai-je répété et commenté les paroles de Nietsche : « Que l'avenir et les plus lointaines choses soient la règle de tous les jours présents ».
Je me demande si le temps où il était possible de donner des citations n'est pas terminé.
Avec ma frime d'échappé du purgatoire, je risquais pas de cueillir toutes ces fleurs indépendantes sans transpirer un bon bol de poésie.
Je sais que lorsque je vais au cinéma, je veux vivre quelque chose, que ce soit rire, pleurer, me sentir mal.
Je n'ai jamais mis les pieds dans une boîte de nuit.
J'ai des amies que je considère comme des anges, de belles créatures. Et si un petit ami me laisse tomber, je vais devenir en couple avec elles.
Je suis d'abord un homme libre, jamais inféodé à un parti. Je patrouille aux lisières.
Je n'ai jamais trompé personne. J'ai laissé les gens se tromper. Ils n'ont pas pris la peine de savoir qui et ce que j'étais. Au lieu de cela, ils inventeraient un personnage pour moi. Je ne discuterais pas avec eux. Ils aimaient manifestement quelqu'un que je n'étais pas.
Quand mes ennemis cesseront de siffler, je saurai que je glisse.
Je peux vous dire que pour ma première relation sexuelle, j'avais 21 ans.
Si en vieillissant je deviens mou du bide, il y aura toujours des jeunes qui arrivent, les nouveaux seront toujours aussi virulents.
L'Enfer, je le situe non au moment où l'on voit la mort ; mais au moment où l'on voit sa vie.
La nouvelle génération n'ose plus dire qu'elle fait des chansons : on fait des "titres". Je ne sais pas s'ils sont cotés en Bourse !
Je ne fais rien du tout quand je pense tout faire.
Je suis né par curiosité. Y a-t-il une meilleure raison de naître ?
Je sais trop que,dans le monde, la nature elle-même introduit des causes irréductibles de souffrance. Nous ne supprimerons pas la maladie, la mort des enfants, l'amour mahleureux, mais, à côté de ces misères naturelles, il en est d'autres qui sont le produit d'un mauvais état social et qui peuvent disparaître avec lui.
Je ne bois pas, je me soûle.
Je crois que plus la science est étudiée à fond, plus elle nous éloigne de tout ce qui est comparable à l'athéisme.
L'espoir n'est qu'un charlatan qui ne cesse de nous tromper. Pour moi, le bonheur n'a commencé que lorsque je l'ai perdu.
Pourquoi je suis devenue danseuse ? Parce que je suis née dans une ville froide, parce que j'ai eu très froid durant toute mon enfance, parce que j'ai toujours désiré danser au théâtre.
Je suis d'accord avec moi-même, avec l'histoire, mon travail, qui je suis et qui j'étais.
Mes parents étaient d'extrême gauche donc tout était contre le système. Je marchais pieds nus dans les rues de Paris quand j'avais huit ans. Quand j'ai commencé à faire du DJ, ils détestaient ça, parce que pour eux, les boîtes de nuit et toute cette vie, c'était terrible et faux.
Je déteste tout ce qui vient des États-Unis. Je déteste ça de toutes mes forces.
Je ne veux pas que les choses que je fais soient faciles et prévisibles. Je veux qu'elles soient réelles.
L'amour n'est pas forcément un sentiment réciproque. L'amitié au contraire, me semble-t-il, requiert toujours de la réciprocité. Je ne puis être l'ami de quelqu'un qui n'est pas mon ami.
Je suis fier d'avoir pu redonner espoir aux gens.
Je me souviens d'une époque où tous ceux que j'aimais me détestaient parce que je les détestais.
Je tombe vite amoureuse et je songe trop vite au mariage !
C'est David qui est beau dans notre couple... Je sais que je ne suis pas l'une de ces filles dont rêvent les hommes.
L'émission est en direct et je sais que je vais avoir besoin de ma famille à mes côtés pour me soutenir. Un geste, un regard, et je me sens plus forte.
Je prie avant tout. Quand je me réveille, avant de manger, avant que je me produise, avant de m'endormir, dans les moments où j'ai besoin de conseils.
Je n'aime pas révéler mes secrets, mais je ne fais presque rien. Être paresseux fonctionne assez bien pour moi.
Quand j'étais petit, on m'a dit que n'importe qui pouvait devenir président. Je commence à le croire.
Quand je ne vis plus les hommes, je cessai de les mépriser ; quand je ne vis plus les méchants, je cessai de les haïr.
Je pense comme une fille enlève sa robe.
Lorsque vous mettez vraiment votre coeur dans le travail, vous ne pensez pas à votre apparence. Et je pense que c'est la beauté de celui-ci.
Coronavirus : Je n'ai pas peur d'une psychose car il y a du civisme dans la population.
Je suis humaine, et oui, j'ai traversé de très mauvais moments.
Je n'ai pas peur d'essayer. Je me fiche d'avoir tort ou raison.
Elle ne me ménage pas. Elle n'a rien de mieux à faire (de porter plainte, ndlr). Je la dérange, mais pour faire des choses dans la vie il faut avoir de la force. Je ne sais pas si elle a cette force-là.
Je parie que ce qui a motivé les Anglais à coloniser la moitié du monde, c'est qu'ils cherchaient juste un repas décent !
Connaissant les hommes, je donne toujours raison aux femmes.
Je crois à la volupté de la chair et à l'irrémédiable solitude de l'âme.
Je suis tout le temps tout seul. Comme ça, le jour où je serai tout seul, c'est déjà fait.
Tu me demandes un conseil ; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé ; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne.
Quand je suis à jeun, je ne peux pas supporter le monde, et quand j'ai bu, c'est le monde qui ne peut plus me supporter
Comme je le disais, je crois que c'est une bonne histoire. En tout cas, j'ai pris du bon temps à la raconter.
Plus je vois le monde, plus j'en suis mécontent ; et chaque jour confirme ma conviction des incohérences de tout humain.
Je sais qui vous êtes. Je sais ce que vous avez fait. Tu m'as pris mon fils ! Tu l'as laissé mourir dans cet endroit ! Tu as simulé sa mort ! On a eu des funérailles. On l'a enterré. Et maintenant vous me demandez mon aide ? Va au diable.