Je trouve que faire des discours est éprouvant pour les nerfs.
Je ne sais pas si c'est ma musique, mes paroles, mon son et connaissant le métier de la musique comme je le fais - tout ce que je peux dire, c'est que ma carrière a duré bien plus longtemps que prévu.
Je fonctionne à la chair de poule.
Ma petite amie pense que je ressemble à un reptile - ce n'est pas le meilleur.
- [À Foreman] Oh un peu de patience vous ! Elle fait le tour de la maison elle répondra aussi à l'appel de la jungle. - Je ne fais pas le tour de la maison.
La plupart des personnages que j'ai pu interpréter se posaient toujours la même question : qui suis-je ?
Nous ne nous sommes jamais quittés, même si nous ne sommes jamais vraiment rencontrés. On ne s'est pas dit qu'on s'aimait. Pourtant Dieu sait comme je t'aime. Tu as parsemé mon existence de grands et petits bonheurs, dont certains n'ont fleuri qu'après ton départ.
L'écriture, la belle écriture, celle qui a résisté à l'usure du temps et que je lis, ne fixait que des paroles importantes, et dans des formes artificielles, le latin ou bien ce langage sophistiqué que l'on employait dans les réunions mondaines.
Des civils sont morts. Ce ne sont pas nos méthodes. C'était un accident, dans le feu de l'action, mais je ne veux pas que mon gouvernement fasse l'autruche, genre : « Pas de commentaire tant que toute la lumière n'est pas faite sur l'affaire. ». Pas de langue de bois.
Car le projet est la prison dont je veux m'échapper : j'ai formé le projet d'échapper au projet !
Je taille mes projectiles avec le plus d'art que je puis et, je me ruine à choisir, pour cet usage, les plus dispendieuses matières. L'un de mes rêves est d'être un joailler de malédictions.
Je me considère comme un arbitre du goût.
Toute ma vie, je me suis fait traiter de sale juif, dans les rues de New York et sur des plateaux de cinéma. Par des techniciens, mes partenaires ou les figurants... Encore aujourd'hui, j'ai du mal à comprendre.
J'aime ces films où je sens la confiance du réalisateur, où il n'a pas besoin d'en faire trop avec les plans et les montages.
Je n'ai pas réussi à réconcilier les Français avec leurs dirigeants.
Je fais toutes mes interviews aux toilettes.
Je n'utilise plus vraiment de déodorant. Par contre, je prends beaucoup de douches. Tous les matins et aussi le soir.
- C'était des coups de feux ! - Non... un coup de marteau je dirais... Mon collègue doit être en train d'accrocher un tableau... - Ce collègue... il n'aménage pas avec vous ? - Absolument pas...
- Euh, tu veux sortir avec moi ? Enfin, euh, je t'aime. - Hein ? Quoi, répètes ? - J'suis amoureuse de toi ! - Han han han, mais t'es ouf, t'as vu ta gueule ? T'es un boudin ! Oh la pov' meuf !
Oui je sais ce que c'est d'avoir la sensation de ne pas exister jusqu'à ce qu'il te regarde, qu'il te touche la main, qu'il se moque de toi. Le but c'est que les autres voient que tu es avec lui... tu es à lui...
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même. Notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas pour les autres, ce que personne ne peut savoir.
Je fais une énorme différence entre la popularité et la célébrité. Pourquoi je n'aime pas la popularité ? Parce que ce n'est pas un critère de qualité.
Ne pas aller au delà de ce que je sais, ne pas bavarder. Chercher pas à pas, maintenir l'ouverture du coeur, accueillir ce qui se présente sans céder à la mode, voilà quelques directions qui me sont bonnes. Et surtout travailler : c'est dans le travail lui-même que je trouve équilibre et réponse.
Le progrès, c'est surtout technique les gadgets, le confort de se carrer les miches dans les âmes, les coeurs, les moeurs, je vois rien venir depuis que nous sommes tous devenus des automobilistes.
Depuis que je suis tout petit, je rêvais de faire quelque chose d'important dans l'aviation.
Je ne considère pas vraiment le communisme comme une mauvaise chose.
Toute ma vie sociale se passe dans les bars, donc je ne vois pas l'abandon de l'alcool comme une option viable. Pouvez-vous me voir dire, 'Jus de tomate s'il vous plait?'
Je pense que je suis allé un peu trop loin sur l'épisode du coronavirus. Au mois de février j'ai pas arrêté de déconner sur ce virus. J'ai peut-être un peu trop déconné parce que je ne savais pas ce que c'était et personne ne pouvait savoir.
Brel, je l'ai découvert dans un cinéma renommé du quartier de Pigalle, le Gaumont Palace. Il était grand et beau. Oui, beau, contrairement à ce qu'il croyait, et à ce que les gens conventionnels disaient. Il avait une beauté unique, parce qu'il était "beau à l'intérieur".
Lorsque j'étais en cours, je ne levais jamais la main: Aujourd'hui c'est impressionnant la façon dont j'aime les mots. Comme un trait d'union c'est à ces mots que je me suis rattaché.
Quand j'ai épousé le prince Rainier, j'ai épousé l'homme et non ce qu'il représentait ou ce qu'il était. Je suis tombée amoureuse de lui sans penser à autre chose.
Quand ils m'ont vu dans ma combinaison spatiale et le parachute qui traînait à mes côtés, ils ont commencé à reculer de peur. Je leur ai dit, n'ayez pas peur, je suis un soviétique comme vous, qui est descendu de l'espace et je dois trouver un téléphone pour appeler Moscou !
Je veux mourir avec mes hauts talons, toujours en action.
Ma vérité - ce que je crois - est qu'il n'y a pas de réponses ici et, si vous cherchez des réponses, vous feriez mieux de bien choisir la question.
Beaucoup de gens identifient qui ils sont par ce qu'ils font et ce n'est pas mon cas. C'est ce que je fais mais pas qui je suis. Qui je suis est un parent. Je suis un pére de famille.
Je pleure beaucoup. Ce qui est très difficile à reconnaître pour un homme, mais je le fais. Je pleure pendant les films.
Je ne sais malheureusement pas chanter le Blues comme auparavant. C'est la vérité de cette musique qui me manque, ce qui tend à prouver qu'on ne devrait jamais perdre son héritage.
Pour la collection, je suis comme un peintre ou un écrivain. Je peux ou non être un personnage dans ma propre histoire.
Je suis et resterai l'éternel Poulidor du cinéma
Je ne suis pas Charlie Hebdo. Ce journal anarchiste était l'ennemi direct de notre parti le Front national, et ses journalistes, il y a quelques années, rassemblaient des signatures pour une pétition exigeant notre interdiction. Et tous ces politiciens, qui sont sortis manifester, ce ne sont pas des Charlie, mais des charlots !
Je crois que le mondialisme est une idéologie mortelle et absurde compte tenu de l'expansion continue de la population mondiale. Dans cet océan d'improbabilités, je défends mon frêle esquif, d'abord parce que j'y vis.
J'ai tourné dans le monde comme je l'ai toujours fait, en faisant des concerts et des rencontres musicales.
Ce que je cherche, jamais je ne l'obtiens, Ce que j'obtiens, souvent je ne l'espérais pas.
Ce n'est pas difficile, c'est le beau que je cherche.
Il y a une éternité que je t'attendais, murmura-t-il. Je ne savais pas où tu te cachais... Mais j'ai toujours su que je finirais par te trouver un jour.
Je n'ai jamais fait ce métier par vocation. Ma vocation, c'est aventurier. Explorateur de l'existence. C'est ce qui me rend libre.
Il lui parla à l'oreille, lentement. Des mots usés, des mots neufs, des mots denses, chargés d'amour. Des mots inépuisables. Des mots simples, des mots vrais : Je t'aime. Tu es ce qui m'anime. Je n'ai aimé que toi.
Ca devrait prendre quatre secondes pour aller d'ici à la porte. Je t'en donne deux !
Tant que je n'ai pas abattu l'adversaire, je peux craindre qu'il m'abatte. Je ne suis donc pas mon propre maître, car il me dicte sa loi comme je lui dicte la mienne.
Dans ma vie, j'ai réchappé à des centaines de catastrophes : contrairement à ce que je craignais, elles ne sont jamais arrivées !