Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
Je crois à l'effort persistant et continu plus qu'aux coups de collier sans lendemain.
Je n'aime pas les spécialistes. Pour moi, se spécialiser, c'est rétrécir d'autant son univers.
En dessous de la poussière du temps, je suis toujours neuf.
Je n'ai jamais rien fait que par plaisir. C'est assez dire que je n'ai pas fait grand-chose.
Parfois je pense que tous les gens (même ceux qui collectionnent des papillons) ont envie de mourir et que si on nous apprenait à voler nous partirions illico vers n'importe quel autre pays.
Il y a les livres que j'aime et ceux que j'admire ; je peux admirer un livre sans l'aimer.
Je suis maintenant convaincu que le nom qu'on porte a une incidence sur notre destin.
Je n'ai jamais eu peur de mes compétences parce que je m'y mettais. L'éthique du travail élimine la peur. Alors si vous mettez en avant le travail, que craignez-vous ? Vous savez ce que vous êtes capable de faire et ce que vous n'êtes pas.
J'ai de grandes ambitions, mais je pense que nous en avons tous. Je veux juste continuer à travailler dur et être heureuse.
- Pourquoi êtes vous aussi agité ? - Je bous quand je pense à la patte que ce gros macaque a accroché sur moi. - Qu'est-ce que vous allez faire ? - J'vais rester là, j'vais finir cette bouteille et une fois que j'l'aurais finie j'vais la pulvériser sur le melon qui lui sert de tête.
Faut que je m'incruste à ma propre fête.
Je n'ai aucune espèce de joie à faire le bonheur des gens qui ne me plaisent pas.
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma, et la dynamite. Maintenant, je crois juste à la dynamite.
La nuit c'est le noir illimité contredit par quelques étoiles, quand je veux au mieux me définir, je ne parle pas d'mes exploits.
Vous les pourrirez comme vous l'avez pourri... Vous l'avez détruit, il ne distingue plus le bien du mal, il ne voit même plus le caractère sacré de la vie humaine. Je vous ai aimé et je l'ai aimé... Je suis désolée pour vous, désolée pour vous parce que rien ne peut plus vous sauver.
Le jour de mon jugement, quand je me présenterai devant Dieu, et qu'il me demandera pourquoi, comment j'ai pu tuer un des miracles qu'il a créé... qu'est ce que je pourrais lui dire ? que c'était mon travail ? Tu parles d'un travail !
- Vous jugez cette assemblée avec beaucoup de sévérité. - Ce sont les mots que vous auriez employés. - Je pense par moi-même, si vous le permettez.
Je ne bois jamais rien de plus fort que le gin avant le petit déjeuner.
Je considère que je comprends une équation lorsque je peux prédire les propriétés de ses solutions, sans pour autant la résoudre.
Je suis courageux de dire que je ne prendrai pas ce genre de risque.
Je ne fais pas de la musique pour les yeux. J'en fais pour les oreilles.
J'ignore ce qu'est un amour comme celui de Juliette, un amour pour lequel on est prêt à tout quitter, pour lequel on est prêt à traverser les océans mais je veux croire que s'il m'était donné un jour de le trouver, j'aurais le courage d'oser le vivre.
- Non vous vous la bouclez ! Ça fait quinze fois qu'on vous le dit. - Ben je me tire alors ! - Non, vous restez pour soutenir les p'tits copains. Mais ça veut pas dire qu'on est obligés de se farcir vos réflexions !
- J'le vois ce soir, il est au spa. - Ose pas ? - Au spa. - Il ose pas ? - Il est AU SPA. - Et pourquoi ? - Pourquoi quoi ? - Pourquoi il ose pas ? - Bah, je sais pas [...] ► Lire la suite
Mes chers amis, je m'en vais ou je m'en vas, car l'un et l'autre se dit ou se disent.
Dire je t'aime à quelqu'un est peut-être la suprême prière humaine.
Je reconnais un honnête homme à ce qu'il se contredit.
Je suis homme et il n'est rien de l'homme, ou du moins de son harmonieux plaisir, qui me soit étranger.
Je dois être entré dans la phase de cristallisations des souvenirs, dont parte Stendhal. Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur n'est pas très sur, je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Je pense en effet qu'il y a une alliance possible entre la lucidité - la vie est absurde, ridicule - et la joie. Car être heureux, c'est toujours être heureux malgré tout.
Je suis réactionnaire parce qu'antiparlementaire, antidémocrate et antisocialiste.
"On" n'est pas indéfini, c'est "je" qui manque de précision.
Plus je vieillis, plus je vois que la seule chose qui ne vieillit pas, ce sont les rêves.
Familles, je vous hais ! disait Gide (qui pourtant en fit une). Disons plus simplement, à deux lettres près : Familles, je vous ai.
Quand j'avais 17 ans, mon père était si stupide, je ne voulais pas être vu avec lui en public. Quand j'avais 24 ans, j'ai été étonné de voir tout ce que le vieil homme avait appris en seulement 7 ans.
À 60 ans, je pourrais faire les mêmes choses que je faisais à 30ans, si je me souvenais ce que c'était ses choses.
Au fond du jardin j'ai découvert les pygmées. Moi je croyais que c'étaient des contes et légendes pour les enfants tu vois, tu sais dans les dessins animés, tu a toujours un troll, une merde dans la forêt avec une flûte. Ben là-bas c'est des vrais, ils sont vivants.
Toute critique, tout blâme revient à dire : je ne suis pas toi.
En fait, si je dénonce, mon arme serait plutôt l'ironie.
Emoticône. Le nom est aussi vulgaire que la chose. Je hais ces trucs de feignants. Au lieu d'exprimer un sentiment, on l'expédie. On appuie sur une touche et tous les sourires du monde sont pareils. Les joies, les doutes, le [...] ► Lire la suite
Je n'ai de maternelle. Que la langue.
Je m'amuse comme un gamin dans la rue. Le jour où je ne m'amuserai plus, j'arrêterai le football.
Beaucoup de choses horribles, injustes et fausses ont été dites à mon sujet. Je peux seulement dire que la meilleure vengeance est le succès.
Il n'y a rien de cliniquement mauvais avec moi, seulement un déséquilibre émotionnel - je passe trop vite de l'enthousiasme le plus fou au désespoir le plus noir.
Quand je donne un spectacle au Maroc, ce n'est pas facile, parce que je veux que ce soit nickel. C'est comme si tu présentais un show devant ta famille.
Qu'il ne me lise pas, celui qui n'est pas mathématicien, car je le suis toujours dans mes principes.
- Je sais qui tu es, Spike ! - Merci, je sais qui je suis aussi...
Ce qu'il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est un sable mouvant.
Que voudriez-vous faire graver sur votre tombe ? Quelque chose de court et de simple. Quoi ? Je reviens dans cinq minutes.