Je me suis depuis longtemps fixé une règle pour chacun de mes écrits : être clair.
Je serais un peu comme un épouvantail qui fonctionnerait à l'envers, un attirevantail.
Je suis de Gascogne, c'est vrai, et puisque vous le savez, je n'aurai pas besoin de vous dire que les Gascons sont peu endurants, de sorte que, lorsqu'ils se sont excusés une fois, fût-ce d'une sottise, ils sont convaincus qu'ils ont déjà fait moitié plus qu'ils ne devraient faire.
Je ne crois pas qu'il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n'arrêtez pas la mort d'une civilisation.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
Je ne coulerai pas avant d'avoir fait couler mille personnes.
J'étais ravie de devenir une référence de la culture populaire. J'en suis toujours ravi en fait, et je trouve toujours ça bizarre.
Je n'essaie pas de me composer un personnage. C'est ma timidité.
Mon père a établi notre relation à l'âge de sept ans. Il m'a regardé et a dit : Tu sais, je t'ai amené dans ce monde et je peux t'en sortir. Et ça ne fait pas de différence pour moi, je vais en faire un autre comme toi.
La critique, même lorsque vous essayez de l'ignorer, peut faire mal. J'ai pleuré sur de nombreux articles écrits à mon sujet, mais je continue et je ne m'y attarde pas.
Aujourd'hui, je suis dans une neutralité bienveillante à l'égard de la politique française.
Je crois au pouvoir de déléguer.
C'est drôle mais voilà, toi mon journal es mon seul ami, le seul qui depuis des années supporte mes plaintes et mes complaintes. Tout le monde dit que je suis gentille, brave, c'est pas vrai. J'ai passé ma vie à faire des choses uniquement pour qu'on m'aime.
Je n'ai pas de photos de toi, j'ai de la mémoire. Je n'aime pas prendre des photos des gens qui me sont proches, je pense à la douleur que j'aurai à les regarder quand ils ne seront plus là.
Tout nous vient - non pas tout, mais presque tout nous vient - par l'intermédiaire du langage. C'est pourquoi je pense que la solution de beaucoup de nos difficultés est dans le travail sur le langage.
Je comprends que ceux qui ont eu une vie de dur labeur ou ont exercé un métier qu'ils n'ont pas choisi aspirent à leur deuxième vie, mais moi, j'ai tant aimé mon métier...
Je crois que mes investissements commerciaux et à but non lucratif sont beaucoup plus bénéfiques pour le bien-être de la société que d'envoyer plus d'argent à Washington.
Je vais vous paraître odieux, mais j'ai toujours su que je gagnerais de l'argent [...] et je n'aurais pas peur d'en perdre demain et de repartir à zéro. Ça ne me stresse pas.
Les Africains savent que je ne suis pas Africaine. Je suis Américaine.
Mon principal espoir pour moi est d'être là où je suis.
Ce qui m'intéresse, c'est la fêlure. L'envers des évidences. Moi, je ne craque pas pour Rambo. Il se démerde tout seul dans sa jungle, il n'a besoin de personne et surtout pas de moi.
Mon objectif est de remettre la France sur pied. Je dois remettre ce pays sur pied.
Je ne cherche pas à être rebelle. J'essaie de rester honnête et fidèle à ce que je ressens. Mais, la plupart du temps, les gens sont plus à l'aise avec un joli mensonge
Je mange des gâteaux toute la journée.
J'ai souvent l'impression que le livre que je viens de finir n'est pas content, qu'il me rejette parce que je ne l'ai pas abouti.
Quand je commence à deviner que ma bourgeoise en sait trop et se méfie, je reste peinard et sa mauvaise humeur passe.
J'ai entendu un jour à la radio: "Je suis immensément fier d'être arménien!". L'écrivain qui parlait insistait sur cet "immensément", alors qu'il s'agit de l'une des appartenances les plus malheureuses de l'Histoire contemporaine.
Comment s'appelait-il autrefois ce cinéma ? Je me gratte...n'arrive plus à me souvenir. Il fait l'angle de la rue du Moulin de la Pointe et de la rue du Docteur Laurent. J'y allais souvent le samedi soir, comme dans la chanson, après le turbin.
Quand je suis avec des animaux, je ne fais pas attention aux gens.
Je n'ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu'il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d'éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
Ma mère me disait toujours que, de ses trois garçons, 'Chris, tu étais la fille !' Je lui parlais de bien plus de choses (que mes frères ne le feraient) et de bien plus de choses qu'elle n'avait besoin d'entendre aussi. J'étais un enfant bavard.
Je pense que le système judiciaire américain a beaucoup plus de problèmes que le système judiciaire européen, en particulier le système judiciaire écossais. Nous avons un très bon mélange de droit codifié européen et du système anglais traditionnel de common law, sur lequel est basé le système américain.
Moi qui ne prie pas, je le dis, et certains soirs j'en pleure pour dépasser le présent obligatoire - à travers une télévision de publicité, maintenant orientée vers l'avenir de yohourts et des automobiles.
Les gens imaginent que je suis toujours dans une Bentley avec des perles et des diamants, des lunettes noires et Karl Lagerfeld à côté de moi.
Je n'ai pas de tempérament court, j'ai juste une réaction rapide aux conneries.
J'étais toujours trop mature pour mon âge - et pas très heureuse. Je n'avais pas de jeunes amis. J'aimerais pouvoir revenir à ces jours. Si je ne pouvais que vivre encore, comment je jouerais et apprécierais les autres filles. Quel imbécile j'étais.
Je ne crois pas aux regrets. Je crois que votre avenir repose sur vos lendemains.
Ce sont les choses moches que je remarque le plus, car d'autres personnes ont tendance à ignorer les choses moches.
J'ai commencé par concevoir un pull très proche du corps, parce que je ne pouvais en trouver aucun.
Quand on est connu, je crois qu'on prend déjà énormément de place dans une famille. Trop. Il faut se faire petit auprès des siens.
Je suis réactionnaire.
Je ne puis m'empêcher de rendre grâces au hasard qui m'a mis dans la nécessité de parvenir à composer silencieusement et librement, en me garantissant ainsi de la tyrannie des habitudes des doigts, si dangereuses pour la pensée.
Je n'écris plus les souvenirs charmants, je me suis aperçu que cela les gâtait.
La psychanalyse : dites moi vos phobies et je vous dirai ce qui vous fait peur.
Moi si un jour je prends l'avion, je monte dans la boîte noire !
C'est hier après-modique Miss Bobbit s'est fait écraser par l'autobus de six heures. Je ne sais pas trop ce qu'il convient d'ne dire - après tout elle n'avait que dix ans - mais je suis convaincu que pas un de nous, dans cette ville, ne l'oubliera jamais.
J'suis pas heureux mais j'en ai l'airJ'ai perdu le sens de l'humourDepuis qu'j'ai le sens des affairesJ'ai réussi et j'en suis fierAu fond je n'ai qu'un seul regretJ'fais pas c'que j'aurais voulu faire...
Entre deux tournages, je repasse par la case Romain.
Le Seigneur que je sers dit que l'impossible est inacceptable.
Je suis un peu triste car je quitte mon équipe chérie dans une ville où j'ai grandi et où j'ai joué pendant neuf ans à Santos. Mais je suis encore plus heureux de relever un nouveau défi et de réaliser un rêve.