Dans la vie, tout est question de proportions. Si l'on était des fourmis, le caniveau nous semblerait l'embouchure de l'Amazone.
On va toujours, en fin de compte, vers où l'on pèse.
La vie serait beaucoup plus simple si l'on ne retenait que l'essentiel des choses.
L'enfance. Cette heureuse et brève période de l'existence où l'on a tout juste assez de conscience pour savourer la joie d'être et d'inconscience pour ignorer les difficultés de la vie.
Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais, souvent, dans la vie, on prend une décision tout en sachant pertinemment que l'on a tort...
Rien n'est miraculeux. Si l'on apprend ce que sait le magicien, il n'y a plus de magie.
Chose que l'on dédaigne vaut bien mieux qu'on ne le croit.
Si l'on vient te dire que quelqu'un a mal parlé de toi réponds : "Il faut qu'il ignore tous mes autres défauts, pour ne parler que de ceux qui lui sont connus."
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte.
Cette force que l'on appelle le rêve ; reflet dans le miroir des symboles du vrai visage de son moi.
Artiste c'est une des rares choses que l'on puisse faire sans avoir à suivre des règles.
Les choses vont si vite de nos jours que l'on a à peine le temps de dire : "C'est impossible !", c'est fait.
On ne réalise vraiment que l'on a perdu à la roulette qu'une fois sorti de la salle de jeu, pas à l'intérieur.
Lorsque l'on tarde pour la cueillette, les fruits pourrissent. Mais quand on repousse les problèmes, ils ne cessent de croître.
Si l'on ne fait pas le bien par goût naturel, que ce soit par désespoir ; ou du moins pour ne pas faire le mal.
L'être est un mystère que l'on ne finit pas de creuser.
Ne fais pas attention à ce que l'on écrit sur toi. Contente-toi de le mesurer.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
Il n'y a point de chapelle, si petite soit-elle, où l'on prêche au moins un fois dans l'année.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Si l'on veut s'approcher des enfants, il faut parfois devenir enfant soi-même.
Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne.
Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?
Je n'avais que 4 ans quand j'ai compris qu'on pouvait être abandonné par ceux que l'on aime le plus.
La première règle de la guerre est de faire soi-même ce que l'on exige de ses hommes.
Tous les maux humains, sans excepter la guerre, viennent de ce que l'on croit trop vite et avec bonheur.
Pour écrire, il faut se reprendre, soi. Etre capable d'entendre rire les pierres si l'on veut saisir sa propre voix.
La vérité réside dans la possibilité de considérer comme une métaphore ce que l'on avait l'habitude de prendre de façon concrète.
Il est aussi absurde de pleurer sur le temps où on ne sera plus, qu'il le serait de déplorer celui où l'on n'était pas encore.
On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
Les justes éloges ont un parfum que l'on réserve pour embaumer les morts.
Avons-nous une destinée ? Sommes-nous libres ? Quel ennui de ne pas savoir ! Quels ennuis si l'on savait !
Il n'y a que deux tragédies dans la vie: l'une n'obtient pas ce que l'on veut et l'autre l'obtient.
Les larmes sèchent bien vite au soleil. Celles que l'on garde à l'intérieur mettent des années à disparaître.
De nos jours, la différence entre le mal et le bien est très mince : le mal c'est lorsque l'on se fait prendre !
La vie la plus belle est celle que l'on passe à se créer soi-même, non à procréer.
Si l'on veut trouver certains aspects vivants de la Grèce antique, il ne faut pas les chercher dans les monuments, ni même dans les lieux, mais dans telle façon d'être ou de vivre, dans une tradition, une fête, parfois même un conte.
Point de santé si l'on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement.
Il ne faut pas réfléchir si l'on veut être heureux.
Si l'on veut faire du concret, si l'on veut faire du vrai, il faut pouvoir faire travailler ensemble des gens différents.
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
On pardonne tant que l'on aime.
Craindre l'on doit uniquement les choses qui risqueraient de mal faire à quelqu'un ; les autres, non : elles ne sont terribles.
On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner.
Le temps est une denrée extrêmement rare à la télévision. Et si l'on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c'est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses.
Le temps : ce que l'on gagne d'expérience ne vaut pas ce qu'on perd d'illusion.
Marcher en soi-même est comme un châtiment : l'on ne va pas loin.