Il n'y a pas que de doctrine vraie en art, parce qu'on se lasse de tout et que l'on finit par s'intéresser à tout.
Il n'y a qu'en France où l'on est épaté de voir les gens vivre d'une façon un peu singulière.
Ce que je déteste le plus à l'étranger, c'est que les gens parlent pas français. Et selon les pays où l'on va, ils parlent pas le même étranger.
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Point de santé si l'on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement.
Il faut être heureux et y mettre du sien. Si l'on reste dans la position du spectateur impartial, laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes, c'est la tristesse qui entrera.
Le temps : ce que l'on gagne d'expérience ne vaut pas ce qu'on perd d'illusion.
La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l'on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
L'on dit à la Cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui ; la seconde, afin qu'il en dise de nous.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
L'on n'aime bien qu'une seule fois, c'est la première ; les amours qui suivent sont moins involontaires.
La sympathie, l'amitié, l'amour rendent vulnérables et nous encouragent à céder là où l'on eût pour soi résisté.
S'il l'on doit chercher un ancêtre socio-politique au socialisme, il faut songer au communalisme.
Les mots ne sont que les mots, à peu près rien sans leur dessein que l'on confie au ton et qui transcende leur sens à jamais prisonnier des dictionnaires.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Il est aussi absurde de pleurer sur le temps où on ne sera plus, qu'il le serait de déplorer celui où l'on n'était pas encore.
À quelle heure faut-il dîner ? - Si l'on est riche, répondit-il, quand on veut ; si l'on est pauvre, quand on peut.
La vérité réside dans la possibilité de considérer comme une métaphore ce que l'on avait l'habitude de prendre de façon concrète.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] ► Lire la suite
Le concept du juste milieu est valide uniquement si l'on en connait ses deux extrêmes.
Il faut être discret quand on parle de son bonheur, et l'avouer comme si l'on se confessait d'un vol.
Vaut mieux suivre son coeur que d'avoir peur de ce que l'on ressent.
Si l'on ne fait pas le bien par goût naturel, que ce soit par désespoir ; ou du moins pour ne pas faire le mal.
La mort n'est qu'un banal incident qui ne dure qu'un instant. Une affaire où l'on a plus de peur que de mal.
Je préfère "l'amateurisme" au "professionnalisme", savoir rester dans une sorte de crête assez hasardeuse où l'on a l'impression de savoir des choses sans en être tout à fait sûr.
Il n'y a que deux tragédies dans la vie: l'une n'obtient pas ce que l'on veut et l'autre l'obtient.
Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner.
Les larmes sèchent bien vite au soleil. Celles que l'on garde à l'intérieur mettent des années à disparaître.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
Les reproches ne sont fait qu'à ceux que l'on estime.
Pour écrire, il faut se reprendre, soi. Etre capable d'entendre rire les pierres si l'on veut saisir sa propre voix.
La réputation qu'on nous prête ne change rien à ce que nous sommes en réalité. Voilà pourquoi il faut mépriser les jugements plus ou moins faux que l'on porte sur nous.
Si l'on veut faire du concret, si l'on veut faire du vrai, il faut pouvoir faire travailler ensemble des gens différents.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
Si l'on supprimait l'oedipe et le mariage, que nous resterait-il à raconter ?
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
On ne choisit pas les circonstances où l'on est placé, mais on choisit la manière de les accepter.
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.
L'on m'a dit aussi que vous vous fardiez. Fort bien ! Dieu vous a donné un visage, et vous vous en fabriquez un autre.
Le X, c'est le seul métier où l'on peut avoir un orgasme sur son lieu de travail.
C'est bien plus souvent dans les petites choses que dans les grandes que l'on connaît les gens courageux.
On pardonne tant que l'on aime.
Je suis à l'âge où l'on goûte le mieux le plaisir d'aimer et où l'on apprécie le plus le plaisir de ne pas aimer...
La seule crainte, si l'on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l'expérience.
Aller droit devant soi tout autour de la terre est le plus court chemin pour atteindre le lieu où l'on se trouve déjà.