Le chat est un domestique infidèle que l'on ne garde que par nécessité.
C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude.
Le sexe représente une force trop immense pour que l'on en fasse bon marché ou mauvais usage.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.
La chambre où l'on se trouve enfermé est déjà une prison quand le bonheur y est avec nous.
La puissance est le signe que nous donne la vie pour nous prévenir que l'on est en train de vieillir.
L'on projette toujours dans le héros ce qu'on est, ou ce que l'on aimerait être.
Dans un amour vrai que l'on rompt, il y a toujours un coeur que l'on brise.
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Une fois que l'on a commencé à voir, nous ne pouvons que chercher le courage de voir plus.
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin.
Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire.
Il faut un diagnostic juste si l'on veut des remèdes appropriés.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
Si l'on donne un baiser les yeux fermés, ce n'est pas tant que l'amour est aveugle, mais pour concentrer toute son attention sur ce qu'on va faire ensuite.
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
On ne respecte que les femmes que l'on ne désire pas.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
En ce monde mortel, il n'est de grave que ce rapport tendre entre les hommes que l'on nomme Amour.
La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus place pour le mal.
Au moment où l'on te cause un tort, adoucis ton amertume par le souvenir de tous les torts que tu as causés.
Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante.
Les reproches ne sont fait qu'à ceux que l'on estime.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Le coeur se trompe comme l'esprit ; ses erreurs ne sont pas moins funestes, et l'on a plus de mal à s'en défaire à cause de la douceur qui s'y mêle.
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.
Lorsque l'on doit doit faire quelque chose de déplaisant, on trouve mille choses futiles prioritaires.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Le seul travail que l'on puisse commencer par le haut, c'est creuser un trou.
De nos jours, l'on ne va plus à l'asile, on fonde le cubisme.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
Il y a un amour que l'on appelle vénal pour laisser croire que l'autre ne se vend pas.
Le plus grand reproche que l'on puisse faire aux auteurs difficiles, c'est de céder à la facilité.
Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui.
On ne choisit pas les circonstances où l'on est placé, mais on choisit la manière de les accepter.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Savoir ce que l'on veut, vouloir ce que l'on sait.
Les ennemis, ça n'existe pas. Ce sont des gens avec qui l'on n'a pas encore déjeuné.
Je vous mets au défi de me citer un film de Stanley Kubrick que l'on peut interrompre.
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.