Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Je ne réclame la mort que de coupables, et l'on me nomme bourreau.
Vingt ans. A cet âge, on ne doute de rien, et l'on ne sait pas grand-chose.
C'est souvent en compagnie des êtres avec qui l'on pense le moins apprendre qu'on apprend le plus.
C'est pour médire de l'amour que l'on dit tant de bien de l'amitié.
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Manger est un acte sacré. Il est nécessaire d'être pleinement conscient de ce que l'on fait.
La joie de croire que l'on rencontre chez certains a quelque chose parfois de contagieux.
Il semble que l'on puisse faire en France une statue qu'avec les débris d'une autre statue et qu'on en élève une que pour avoir un prétexte d'en briser une autre.
On sait instinctivement ce que l'on peut dire et à qui.
Une vie est belle, où l'on commence par se croire quelque chose, et finit par ne se croire rien.
Il est dur de travailler pour un maître âpre, mais il est plus dur encore de n'avoir point de maître pour qui l'on travaille.
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
Il faut de l'âge pour savoir au juste ce que l'on aime.
Les livres que l'on a écrits dans le passé réservent deux surprises : on ne pourrait plus les écrire et on ne le voudrait pas.
Dire que l'on peut naître sénile !
La mémoire a bien ses raisons que l'on ne se souvienne plus.
On ne peut pas consommer grand chose si l'on reste tranquillement à lire des livres.
La puissance ne se montre que si l'on en use avec injustice.
Les autres ne sont pas seulement le lieu où l'on s'aime soi-même mais aussi celui où l'on se hait.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
Lorsque l'on fait voir à un homme artificieux qu'on reconnaît ses artifices, on lui donne sujet de les augmenter.
Toutes les passions, comme le nom l'indique, viennent de ce que l'on subit au lieu de gouverner.
Ces gaffes qui sont accueillies par un de ces silences que l'on peut qualifier d'assourdissant...
La patrie est là où l'on nous aime.
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
Lorsque l'on n'a rien, on a rien à perdre.
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
Je me suis toujours méfié de la paresse, mais j'en ai cultivé la nostalgie, et l'on en retrouve la patience dans ma méthode.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Du bâton que l'on tient on est souvent battu.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Corde. Instrument que l'on utilisait pour rappeler à l'assassin qu'il était également mortel.
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but.
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
Si l'on devait nommer les pays d'après les mots qu'on y entend d'abord, l'Angleterre s'appellerait "damn it".
La faute que l'on commet pour ses maîtres est un acte de vertu.
Vous ne le savez peut-être pas, mais au fond du désespoir, il y a une clairière blanche où l'on est presque heureux.
Quelque délicat que l'on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l'amitié.
Les épreuves sont une matière brute sur laquelle nous devons travailler. Dès l'instant où nous adoptons ce point de vue, c'est tout un processus qui se déclenche, c'est-à-dire que l'on commence à moudre cette matière brute pour la transformer.