Les raisons qui font que l'on s'abstient des crimes sont plus honteuses, plus secrètes que les crimes.
Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre.
Manger est un acte sacré. Il est nécessaire d'être pleinement conscient de ce que l'on fait.
Lorsqu'on couche longtemps avec une femme mariée, il y a toujours un moment où l'on est pour le mari.
Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
On a honte de sa faiblesse passée et de l'abattement où l'on est tombé.
"Bac" : trois lettres magiques à qui l'on prête le pouvoir de transformer le plomb en or. Illusion.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
La faute que l'on commet pour ses maîtres est un acte de vertu.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Il faut de l'âge pour savoir au juste ce que l'on aime.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori.
Si l'on ôte cinq de dix, il reste cinq. Ce n'était pas la peine.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
Un grand livre est un livre où l'on peut mettre beaucoup de choses.
A travers tous les trafics, manipulations ou transmutations génétiques de l'espèce, on est arrivé à un point de non-retour où l'on ne peut plus déterminer ce qui est humain ou non humain.
Les épreuves sont une matière brute sur laquelle nous devons travailler. Dès l'instant où nous adoptons ce point de vue, c'est tout un processus qui se déclenche, c'est-à-dire que l'on commence à moudre cette matière brute pour la transformer.
L'avantage, c'est qu'on ne recherche pas forcément un lieu avec des bancs ou des chaises. Nous, quel que soit le lieu où l'on va, on est déjà assis.
Vous ne le savez peut-être pas, mais au fond du désespoir, il y a une clairière blanche où l'on est presque heureux.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Quand, à propos d'une idée, on dit qu'on est d'accord sur le principe, cela signifie que l'on n'a pas la moindre intention de la mettre à exécution.
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
Il est parfois mieux de vivre avec ce que l'on aime, plutôt que de vivre avec ceux qu'on aime, car le premier ne nous trahit jamais.
Si l'on y prend garde, on est porté à condamner les malheureux.
Que de gens prouvent que l'on peut-être médiocre, même avec de l'esprit !
Tant que l'on sera dans ce régime de l'unanimité en matière fiscale dans la zone euro, il n'y aura aucun progrès.
Que resterait-il de l'histoire du monde, si l'on n'admettait que l'erreur fait partie de la réalité ?
Si l'on ne pardonnait jamais, on ne verrait bientôt plus personne.
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
Dire que l'on peut naître sénile !
C'est le mal d'une société, on ne sait plus dire que l'on s'aime.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Ce serait formidable si l'on s'autorisait à dire la vérité de ce que l'on sent, comme des gamins.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Quoique l'on dise, le passé ne lie pas.
On ne vole que ce que l'on désire.
On ne saurait bien être que ce que l'on est.
Le salon doit être un lieu où l'on se sent totalement à l'aise - temple de l'âme.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Il est un âge où l'on enseigne ce que l'on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce que l'on ne sait pas : cela s'appelle chercher.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Le grand monde est un mauvais lieu que l'on avoue.