L'âme et le corps de qui l'on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
De ce qu'à moi, ou à tout le monde, il semble ainsi, il ne s'ensuit pas qu'il en est ainsi. Mais ce que l'on peut fort bien se demander, c'est s'il y a sens à en douter.
On ne réussit pas à m'influencer chaque fois que l'on me flatte.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
Bien pauvre est le martyre où l'on s'offre sans ardeur.
Un grand livre est un livre où l'on peut mettre beaucoup de choses.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Manger est un acte sacré. Il est nécessaire d'être pleinement conscient de ce que l'on fait.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
L'âme de l'homme est comme un marais infect : si l'on ne passe vite, on s'enfonce.
"Bac" : trois lettres magiques à qui l'on prête le pouvoir de transformer le plomb en or. Illusion.
Quelque délicat que l'on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l'amitié.
Que resterait-il de l'histoire du monde, si l'on n'admettait que l'erreur fait partie de la réalité ?
A travers tous les trafics, manipulations ou transmutations génétiques de l'espèce, on est arrivé à un point de non-retour où l'on ne peut plus déterminer ce qui est humain ou non humain.
Il est un âge où l'on enseigne ce que l'on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce que l'on ne sait pas : cela s'appelle chercher.
Je pense que l'on peut faire plus d'ennemis en tant que femme avec un cerveau.
L'Enfer, je le situe non au moment où l'on voit la mort ; mais au moment où l'on voit sa vie.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
La faute que l'on commet pour ses maîtres est un acte de vertu.
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
L'avantage, c'est qu'on ne recherche pas forcément un lieu avec des bancs ou des chaises. Nous, quel que soit le lieu où l'on va, on est déjà assis.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Il faut toujours se souvenir des compliments que l'on reçoit et ne pas faire cas des remarques désobligeantes !
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
Il est parfois mieux de vivre avec ce que l'on aime, plutôt que de vivre avec ceux qu'on aime, car le premier ne nous trahit jamais.
Les épreuves sont une matière brute sur laquelle nous devons travailler. Dès l'instant où nous adoptons ce point de vue, c'est tout un processus qui se déclenche, c'est-à-dire que l'on commence à moudre cette matière brute pour la transformer.
Un programme c'est un sort que l'on jette à un ordinateur et qui se transforme en messages d'erreur.
A force de s'aimer l'on ne se connaît plus.
Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre.
Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori.
Un homme malin c'est un homme qui comprend en ignorant pourquoi il comprend, à la différence d'un homme intelligent qui comprend pourquoi il ne comprend pas, et de l'imbécile qui comprend en ignorant que l'on est en train de parler d'autre chose.
Quand, à propos d'une idée, on dit qu'on est d'accord sur le principe, cela signifie que l'on n'a pas la moindre intention de la mettre à exécution.
Vous ne le savez peut-être pas, mais au fond du désespoir, il y a une clairière blanche où l'on est presque heureux.
J'ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d'enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l'autorité américaine, comme un train que l'on attelle à une puissante locomotive.
Ce serait formidable si l'on s'autorisait à dire la vérité de ce que l'on sent, comme des gamins.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
On a honte de sa faiblesse passée et de l'abattement où l'on est tombé.
La mode de la Chine est fille de l'énigme. Trop de mystère décourageait la curiosité : un peu moins l'aiguillonne. Pendant les cinq premières années de la Révolution culturelle, on n'en apprenait pas assez sur ce pays en délire pour s'intéresser à lui ; ou l'on niait ce qui venait de lui.
Le grand monde est un mauvais lieu que l'on avoue.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.