L'âme et le corps de qui l'on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Quelque délicat que l'on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l'amitié.
Il y a les femmes avec qui on fait l'amour et celles avec qui l'on en parle.
Si l'on y prend garde, on est porté à condamner les malheureux.
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but.
On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Il est dur de travailler pour un maître âpre, mais il est plus dur encore de n'avoir point de maître pour qui l'on travaille.
Il faut aimer une ville où l'on peut à la fois fumer et jouer dans une pharmacie.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
A force de s'aimer l'on ne se connaît plus.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
Je pense que l'on peut faire plus d'ennemis en tant que femme avec un cerveau.
Lorsqu'on couche longtemps avec une femme mariée, il y a toujours un moment où l'on est pour le mari.
On est dans l'idéologie inverse : plus on a le nez sur l'événement, plus on pense que l'on comprend.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Faire appel. En termes de justice, demander que l'on remette les dés dans le cornet pour un nouveau lancer.
Un grand livre est un livre où l'on peut mettre beaucoup de choses.
Toute immigration nouvelle doit être interdite. Si l'on n'y prend garde, la France sera bientôt débordée par l'afflux d'étrangers. Ce débordement s'effectue selon une loi quasi-météorologique de hautes pressions démographiques se déversant sur cette zone de basses pressions que sont l'Europe et le monde blanc.
On se vaut, bien que l'on ne se convienne pas.
La faute que l'on commet pour ses maîtres est un acte de vertu.
Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori.
Quand, à propos d'une idée, on dit qu'on est d'accord sur le principe, cela signifie que l'on n'a pas la moindre intention de la mettre à exécution.
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
J'ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d'enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l'autorité américaine, comme un train que l'on attelle à une puissante locomotive.
Il faut toujours se souvenir des compliments que l'on reçoit et ne pas faire cas des remarques désobligeantes !
L'avantage, c'est qu'on ne recherche pas forcément un lieu avec des bancs ou des chaises. Nous, quel que soit le lieu où l'on va, on est déjà assis.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
L'Enfer, je le situe non au moment où l'on voit la mort ; mais au moment où l'on voit sa vie.
La puissance ne se montre que si l'on en use avec injustice.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Quoique l'on dise, le passé ne lie pas.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
L'âme de l'homme est comme un marais infect : si l'on ne passe vite, on s'enfonce.
Il faut penser deux fois à ce que l'on veut, parce qu'un jour ou l'autre l'on possède.
Ce serait formidable si l'on s'autorisait à dire la vérité de ce que l'on sent, comme des gamins.
Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligé de prendre les mêmes.
Le grand monde est un mauvais lieu que l'on avoue.
Si l'on fait preuve de courage et de persistance, l'échec est seulement un succès reporté dans le temps.
On ne saurait bien être que ce que l'on est.
Un homme malin c'est un homme qui comprend en ignorant pourquoi il comprend, à la différence d'un homme intelligent qui comprend pourquoi il ne comprend pas, et de l'imbécile qui comprend en ignorant que l'on est en train de parler d'autre chose.