Tout a une morale si l'on cherche bien.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Grandissez aussi vite que vous pouvez. Cela paie. Le seul moment où l'on vit pleinement est de trente à soixante ans.
On peut parce que l'on croit pouvoir.
Les garçons seront toujours des garçons. Et cela n'aurait pas d'importance si l'on pouvait empêcher les filles de rester des filles.
C'est quelquefois au moment où l'on s'estime heureux que l'infortune vient nous frapper.
On a sans doute a peu près les mêmes chances de gagner à la loterie, que l'on y joue ou pas.
Car l'on ne voit profondément que dans la nuit profonde.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
Il n'est point d'amitié que l'on doive rompre.
Le premier signe de l'ignorance, c'est de présumer que l'on sait.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
Où l'on est bien, là est la patrie.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Les résolutions prises lors des campagnes électorales ne sont rien d'autre que l'agrandissement de celles que l'on prend au Nouvel An.
C'est une misérable chose que de penser être un maître si l'on n'a jamais été élève.
La vie n'aime pas que l'on désespère d'elle.
Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité !
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
Ce qui est essentiel si l'on veut établir la paix, ce n'est pas d'attendre que l'autre vienne à nous, mais d'aller vers lui.
Si l'on est deux à faire l'amour, on est bien souvent seul à savoir avec qui.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
On mène une carrière selon qui l'on est ou qui l'on aimerait être.
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
Et même si tu me laissesAu creux d'un mauvais détourEn ces moments où l'on testeLa force de nos amours
Savoir si l'on aimerait mieux mourir de faim ou de soif est une question qui apparemment plaît toujours.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Plus la difficulté est grande, plus l'on ressent de gloire en la surmontant.
Il y a des familles où l'on semble entretenir soigneusement des parents malades pour refuser les invitations à dîner.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
La fréquentations des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
On cherche le bien sans le trouver, et l'on trouve le mal sans le chercher.
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre.
Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
On ne peut être heureux si l'on ne désire rien.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Il ne faut pas mépriser les bienfaits de vivre, même si l'on est sevré de ses plus grandes affections.
Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul.
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
Il faut souvent changer de parti si l'on veut conserver les mêmes opinions.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
Ce n'est pas naturellement que les femmes ont de la pudeur et l'on voit bien que cette vertu fut imaginée par les hommes à l'usage de leurs vices.