Si l'on est deux à faire l'amour, on est bien souvent seul à savoir avec qui.
Savoir si l'on aimerait mieux mourir de faim ou de soif est une question qui apparemment plaît toujours.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
L'on ne doit jamais souffrir, sans dire mot, à moins qu'être un vrai sot.
Si l'on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets.
Le fermier qui aura réussi à croiser une dinde avec un kangourou aura créé la première volaille que l'on puisse farcir de l'extérieur.
Dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
Une vente de charité est une réunion où l'on achète des objets qui proviennent d'un grenier et qu'on s'empresse de fourrer dans sa cave.
L'honneur est un vieux saint que l'on ne chôme plus. Il ne sert plus de rien, sinon d'un peu d'excuse.
La supériorité de la guerre civile sur l'autre, c'est qu'on connaît ceux que l'on tue.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
Les larmes ne sécheraient jamais si l'on n'oubliait pas les morts.
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
Il faut souvent changer de parti si l'on veut conserver les mêmes opinions.
On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
C'est toujours ce qui se passe dans la vie : on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
Le problème, c'est que si l'on ne prend pas de risque, on risque encore davantage.
Une chose que l'on ne connaît que par les journaux et les livres, on peut jurer qu'on ne la connaît pas.
Toutes les sciences, même divines, sont de grandes enquêtes. Sauf que l'on ne cherche pas à savoir pourquoi un homme est mort mais les sombres secrets expliquant pourquoi il est en vie.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
La femme que l'on a aimée résume-t-elle toute notre conception de l'amour ?
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
Soyez résolu à ne plus servir [ le tyran ], et vous voilà libre. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l'ébranliez, mais seulement que vous ne le souteniez plus ; alors, vous le verrez, tel un grand [...] ► Lire la suite
Tout a une morale si l'on cherche bien.
On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
Le plus grand outrage que l'on puisse faire à un gourmand, c'est de l'interrompre dans l'exercice de ses mâchoires.
Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous.
Trop de douceur écrite sur la figure. C'est le signe de ceux que l'on exploite.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
Si l'on n'a pas visité deux marchés, on ne peut savoir lequel est le meilleur.
Grandissez aussi vite que vous pouvez. Cela paie. Le seul moment où l'on vit pleinement est de trente à soixante ans.
On ne peut être heureux si l'on ne désire rien.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
Il n'y a rien d'illogique comme les accidents. Ils n'ont aucun lien entre eux, et l'on ne peut pas, comme on le voudrait, profiter de l'un pour atténuer l'autre.
La vie est un voyage et le monde une foire où l'on ne trouve que des marchés, des jeux, des filous et de la cohue.
Le puits où l'on tire souvent a l'eau la plus claire.
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
On est si bien la tète appuyée sur l'épaule de la femme que l'on aime.
Ecrire, c'est rendre compte de quelque chose que l'on a vécu et qui mérite de sortir du cadre personnel. En ce sens, beaucoup d'écrivains d'aujourd'hui n'ont aucune légitimité. Ils devraient arrêter d'écrire.
La première découverte que l'on fait quand on voyage, c'est que l'on n'existe pas.