Si l'on en fait un absolu, l'égalité est une absurdité puisqu'elle est radicalement étrangère à la nature.
La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet.
Le repentir est un jugement que l'on porte sur soi-même.
Pendant que l'on écrit publiquement sur des péchés intimes, moi, j'ai entrepris d'écrire en cachette sur des péchés publics.
Il n'y a que dans les dessins animés que l'on voit des pingouins joyeux.
Pourquoi vouloir maîtriser ce que l'on fait malgré soi.
C'est étrange comme on se sent tiré vers l'avant sans savoir d'abord où l'on va.
La conscience de l'homme est une chose étrange, comme un feu que l'on croit éteint et qui se réveille.
Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football.
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
Être mécontent, c'est avouer que l'on ne veut pas avoir une vision claire de la réalité. Il faut au moins avoir l'honnêteté de voir les deux côtés.
Journal intime. Relation quotidienne de cette part de l'existence que l'on peut se confier à soi-même sans avoir à en rougir.
Toute cause semble attrayante à un coeur juvénile, aucune n'est claire si l'on prend le moindre recul.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
On n'a vraiment pas besoin de savoir pour aimer, et le temps que l'on dépense à tenter de connaître l'être qu'on aime, c'est tout le temps qu'il lui faut pour mourir.
Il n'y a que les dettes que l'on peut payer qui sont ennuyeuses.
Le théâtre n'est pas un musée où l'on peut s'attarder devant un tableau qu'on aime.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'ai pas le temps de regarder pousser les fleurs ! Pourtant j'aimerais bien.
L'on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir.
Ce qu'on désapprend des autres, on le réapprend aussitôt par soi-même et l'on n'a plus à se donner de mal pour le retenir : on le possède.
On n'aime point à voir ceux à qui l'on doit tout.
On n'aime point parce que l'on veut être aimé. On aime parce que l'on aime. Chemin faisant, l'on voudrait être payé de retour.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Il semble que l'on soit moins jaloux par amour que par haine.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
On s'ennuie presque toujours avec ceux que l'on ennuie.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
Il arrive parfois que ce soit en tirant les conséquences des évidences les plus évidentes que l'on découvre les vérités les moins évidentes.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
Le cimetière est un jardin où l'on vient apporter des fleurs une fois par an.
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.
Rien ne sert de haïr lorsque l'on peut aimer, Mais rien ne sert de rire lorsque l'on veut pleurer.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
La beauté n'était pas simplement quelque chose à voir; c'était quelque chose que l'on pouvait faire.
Dans l'amour on ne s'applique pas à être bien, non, on aime avec de la douleur, de la joie mais surtout jamais de plat ! Si l'on ne tremble pas du matin jusqu'au soir alors c'est raté !
La couche nuptiale est l'asile des soucis ; c'est le lit où l'on dort le moins.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Et pour la fête, comme pour les enterrements, les commémorations, on sort les "habits du dimanche", ceux que l'on achète un peu trop grands et qui deviennent très vite un peu trop courts.
L'on s'occupe uniquement de ce qu'on paraît quand on a perdu le sens de ce que l'on est.
Eviter par dessous tout la platitude, les combinaisons de mots que l'on a déjà vues des milliers de fois.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
Milena. Quel nom riche et lourd, presque trop plein pour être soulevé... Sa couleur, sa forme est celle, merveilleuse d'une femme, une femme que l'on transporte dans ses bras en fuyant le monde ou en fuyant l'incendie.