L'amour est une drôle d'arithmétique où l'on poursuit le rêve de ne faire qu'un en étant deux, et où c'est en étant deux qu'on est le plus seul...
« "Si t'es végétarien, t'es quelqu'un de bien, dans le cas contraire t'es une mauvaise personne."Or, pour moi, devenir végétarien lorsque l'on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu'on en mange beaucoup, c'est la même chose. L'effort est identique.
J'ai pardonné à ceux qui m'ont fait souffrir mais je n'ai pas oublié et je ne suis pas encore arrivée au point où l'on peut regarder avec tendresse les souffrances subies.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
Il est vain de vouloir, si l'on ne sait pas ce que l'on veut !
C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
J'ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos, les injustices que l'on rencontre.
Les voyages prouvent moins de curiosité pour les choses que l'on va voir que l'ennui de celles que l'on quitte.
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
Ce que l'on appelle ordinairement la vie, reste dans l'indicible.
La vie de dirigeant est une succession de mauvaises nouvelles. Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
Si l'on n'avait vraiment pas voulu tout ça, on aurait bien fait quelque chose de plus, non? On se serait battu plus longtemps, plus fort.
La Saint Valentin est un jour pour masochiste. Si l'on est avec quelqu'un il faut lui dire "je t'aime" avec un cadeau, pour que cela ait plus de valeur que les 364 autres jours de l'année ; si l'on est seul, on déprime !
On se vaut, bien que l'on ne se convienne pas.
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
Une loi naturelle veut que l'on désire son contraire, mais que l'on s'entende avec son semblable. L'Amour suppose des différences. L'amitié suppose une égalité.
Pourquoi confie-t-on toujours ce que l'on porte de plus intime à des inconnus ?
La pire vacherie que l'on peut faire à un copain que l'on n'aime pas, c'est de lui souhaiter de devenir célèbre. Un peu de célébrité, ce n'est pas désagréable. Au-delà d'un certain degré, il y en a franchement marre.
Il faut changer de tactique tous les dix ans si l'on veut conserver sa supériorité.
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
Tout s'arrangerait parfaitement bien si l'on pouvait faire les choses deux fois.
Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l'on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres.
On garde peu de remords des fautes où l'on prit peu de joie.
Je ne blâme pas que l'on soit de son pays, mais avant tout il faut être de l'humanité.
Si l'on y prend garde, on est porté à condamner les malheureux.
C'est encore dans les cimetières que l'on fréquente le plus fort pourcentage d'êtres complètement inoffensifs.
J'habitais un petit village où l'on préférait ne pas bouffer mais avoir l'air, et ma mère préférait qu'on mange et qu'on n'ait pas l'air.
On promet comme on veut et l'on tient comme on peut.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Pour s'établir dans le monde on fait tout ce que l'on peut pour y paraître établi.
Il vaut mieux être infidèle avec l'homme que l'on aime que fidèle avec un homme que l'on aime pas.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Le lien avec autrui ne se noue que comme responsabilité, que celle-ci, d'ailleurs, soit acceptée ou refusée, que l'on sache ou non comment l'assumer, que l'on puisse ou non faire quelque chose de concret pour autrui.
On devient ce que l'on crée.
Il y a toujours de la grandeur et du courage dans la confiance que l'on donne à ceux qui nous la demandent , et cela ne peut inspirer que l'estime et la clémence.
Le luxe, c'est ce que l'on doit avoir, lorsque l'on a déjà eu tout le reste.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
Depuis toujours, surtout en France où l'on a couronné Voltaire, enterré Hugo comme un roi, canonisé Proust et enrôlé Gide, Camus, Malraux, Sartre et Mauriac comme directeurs de conscience, le respect admiratif pour l'écrivain est resté vivace.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi. On lit et l'on est transpercé.
Ah ! pourquoi faut-il se quitter, au moment où l'on a tant besoin de s'aimer ?
On aime non dans la mesure où l'on possède mais dans la mesure où l'on attend.
Qu'on ne mette pas la crainte chez l'homme, qu'on lui procure une vie au sein de la paix, et que l'on obtienne qu'il donne volontiers ce qu'on lui prenait en l'effrayant.
On ne triomphe bien que de ce que l'on assimile.
L'âge mûr est celui où l'on ne se couche plus uniquement pour ne pas dormir.
Lorsque l'oeil contient des impuretés, c'est à l'oeil que l'on montre ces impuretés pour que ce premier se rende compte de son manque d'hygiène.