Seule la douleur qu'on ressent et qui nous affole explique parfois celle que l'on cause.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
L'asile d'aliénés : un lieu où l'on crée les fous.
Trop vite, l'auto. Tant de jolies paysages où l'on ne s'arrête pas ! On laisse des regrets partout.
Rien ne flatte les gens davantage que l'intérêt que l'on prend ou semble prendre à leurs propos.
L'indifférence que l'on porte à l'autre est sans doute la pire des raisons de lui être fidèle.
Si l'on boit cinq Bailey's puis un verre de Schweppes, on a l'estomac qui explose.
On a le visage que l'on mérite.
Les seuls regrets doivent naître des choses que l'on n'a pas pu accomplir.
Dès que l'on commence à épier son corps, le vieillissement a commencé.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
Dire que l'on pense vraiment que lorsqu'on n'arrive plus à concevoir ce que l'on pense !
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
Quand on se met à parler de Dieu, ce n'est déjà plus de Dieu que l'on parle.
La douleur est une chose que l'on n'a le droit d'infliger qu'à soi-même.
La réalisation d'un film est une aventure si épuisante et si débilisante que, si l'on n'est pas convaincu d'avoir rencontré un sujet qui touche à la fois l'esprit, l'âme et l'oeil, il vaut mieux rester chez soi lire des livres.
Si l'on veut de la solidarité sociale, il faut qu'on ait, soit un ennemi extérieur, soit une minorité opprimée.
On peut croire que l'on aime, mais cela ne suffit pas pour réunir un homme et une femme. Ils doivent vivre leur amour pour qu'il existe vraiment, ils doivent le mériter.
On a beau être ministre, on ne peut oublier que l'on dépend du suffrage universel.
Le prix d'Amour, c'est seulement Amour, Il faut aimer si l'on veut être aimé.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
L'amour est un ennemi que l'on ne peut vaincre corps-à-corps, mais seulement par la fuite.
La bonne volonté n'a rien à faire en littérature. Ce n'est jamais en s'imposant des contraintes ou des devoirs que l'on peut écrire.
Pas plus sans doute que l'on aime ou que l'on souffre, il ne faut dire que l'on écrit.
On n'est pas payé pour ce qu'on vaut mais pour ce que l'on rapporte.
On ne sait pas la jouissance que l'on a à multiplier les entreprises, à s'imaginer débordé de travail.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
Quand on court après ce que l'on n'a pas, on se brûle toujours.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
C'est curieux, comme on lit bien dans les yeux de ceux que l'on aime pas ; les autres, les yeux de ceux qu'on aime, sont, au contraire, pleins de mystères.
Il y a tant de choses que l'on voudrait rattraper mais qui nous échappe.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
Il n'y a de défaites que celles que l'on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
Si l'on parvient à expliquer son instinct, c'est que celui-ci est réduit à l'impuissance.
Le premier signe de ce que l'on devient religieux est qu'on devient joyeux.
On écoute mieux lorsque l'on est caché.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
L'instruction ce n'est pas tellement ce que l'on sait comme de se rappeler en temps opportun qu'il y en a d'autres qui savent.
On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
Il nous reste, quoi qu'on fasse, la grande interrogation : sa propre mort, celle surtout de ceux que l'on aime.
La patrie se trouve partout où l'on est bien.
L'univers peut se tromper. C'est à cela que l'on reconnaît l'erreur, elle est universelle.
Un simple coup d'oeil dans les couloirs du métro aux heures de pointe et l'on comprend que personne ne veuille plus le prendre.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
A quoi sert d'aller dans la lune, à quoi bon dompter l'espace, si l'on ne sait pas dompter le temps ?
On oublie quelquefois le mal que l'on a souffert, jamais celui que l'on a fait.
Dans la vie d'un cinéphile, il est une époque inoubliable et merveilleuse : celle où l'on découvre le cinéma.
Tous les chiens mangent de la crotte et l'on ne chasse que celui qui s'en met sur le museau.