L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
Il est parfois mieux de vivre avec ce que l'on aime, plutôt que de vivre avec ceux qu'on aime, car le premier ne nous trahit jamais.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
Bien pauvre est le martyre où l'on s'offre sans ardeur.
Vous ne le savez peut-être pas, mais au fond du désespoir, il y a une clairière blanche où l'on est presque heureux.
Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre.
Bâtis-nous quelque chose en quoi l'on puisse croire. Amour et beauté ne suffisent pas.
"Bac" : trois lettres magiques à qui l'on prête le pouvoir de transformer le plomb en or. Illusion.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Que resterait-il de l'histoire du monde, si l'on n'admettait que l'erreur fait partie de la réalité ?
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Un programme c'est un sort que l'on jette à un ordinateur et qui se transforme en messages d'erreur.
Il faut de l'âge pour savoir au juste ce que l'on aime.
C'est le mal d'une société, on ne sait plus dire que l'on s'aime.
Les épreuves sont une matière brute sur laquelle nous devons travailler. Dès l'instant où nous adoptons ce point de vue, c'est tout un processus qui se déclenche, c'est-à-dire que l'on commence à moudre cette matière brute pour la transformer.
Richesse. Notion relative. Depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes, on sait toutefois que l'on est considéré comme riche à partir de 3.500.000,00 francs et pauvre jusqu'à 3.499.999,00 francs.
Ce qui console, ce sont les livres, le plaisir que l'on éprouve à lire...
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
On a honte de sa faiblesse passée et de l'abattement où l'on est tombé.
Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
On éviterait sans doute bien des malheurs et des complications si l'on apprenait à conduire son corps comme on apprend à conduire une automobile - sans oublier, bien entendu, le code de la route.
On tient à l'éloge et aux honneurs dans l'exacte mesure où l'on est pas sûre d'avoir réussi.
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
Que de gens prouvent que l'on peut-être médiocre, même avec de l'esprit !
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
Il faut inventer en même temps que l'on apprend.
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
Il arrive que l'on se fréquente soi-même, entre un rêve éveillé et un bouquet de désespoir.
Quand on sait qui l'on est, c'est plus facile de savoir ce que l'on veut et de le demander aux autres.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Lorsque l'on fait voir à un homme artificieux qu'on reconnaît ses artifices, on lui donne sujet de les augmenter.
Ne considérer les petits incidents que comme des victoires que l'on doit toujours sacrifier aux grandes affaires.
Je suis né et j'ai travaillé dans une période que l'on pourrait qualifier d'enviable.
Les désirs ne peuvent s'étendre à ce que l'on ne connaît pas.
Si l'on ôte cinq de dix, il reste cinq. Ce n'était pas la peine.
Nul au monde n'a puissance sur le jugement intérieur ; si l'on peut te forcer à dire en plein jour qu'il fait nuit , nulle puissance ne peut te forcer à le penser.
On ne peut s'enrichir si l'on dépend entièrement de la terre.
Les barbelés ne lui suffisent plus, il ordonne que l'on édifie un barrage beaucoup plus solide et durable, le Mur.
Il suffirait que l'on vive simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre.
Les Académies sont des sociétés comiques où l'on garde son sérieux.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
On ne vole que ce que l'on désire.
Pour n'avoir plus d'amis, il suffit d'une faute, et l'on compte deux fois quand l'on compte sans l'hôte.