Le salon doit être un lieu où l'on se sent totalement à l'aise - temple de l'âme.
Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
Il faut de l'âge pour savoir au juste ce que l'on aime.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Si l'on y prend garde, on est porté à condamner les malheureux.
On ne saurait bien être que ce que l'on est.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Il arrive que l'on se fréquente soi-même, entre un rêve éveillé et un bouquet de désespoir.
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
Quoique l'on dise, le passé ne lie pas.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Bâtis-nous quelque chose en quoi l'on puisse croire. Amour et beauté ne suffisent pas.
Il faut inventer en même temps que l'on apprend.
C'est le mal d'une société, on ne sait plus dire que l'on s'aime.
La puissance ne se montre que si l'on en use avec injustice.
Il faut penser deux fois à ce que l'on veut, parce qu'un jour ou l'autre l'on possède.
Richesse. Notion relative. Depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes, on sait toutefois que l'on est considéré comme riche à partir de 3.500.000,00 francs et pauvre jusqu'à 3.499.999,00 francs.
Que de gens prouvent que l'on peut-être médiocre, même avec de l'esprit !
Si l'on ôte cinq de dix, il reste cinq. Ce n'était pas la peine.
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
On tient à l'éloge et aux honneurs dans l'exacte mesure où l'on est pas sûre d'avoir réussi.
Si l'on ne pardonnait jamais, on ne verrait bientôt plus personne.
Ne considérer les petits incidents que comme des victoires que l'on doit toujours sacrifier aux grandes affaires.
Je suis né et j'ai travaillé dans une période que l'on pourrait qualifier d'enviable.
Lorsque l'on fait voir à un homme artificieux qu'on reconnaît ses artifices, on lui donne sujet de les augmenter.
On éviterait sans doute bien des malheurs et des complications si l'on apprenait à conduire son corps comme on apprend à conduire une automobile - sans oublier, bien entendu, le code de la route.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Ce qui console, ce sont les livres, le plaisir que l'on éprouve à lire...
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
Quand on sait qui l'on est, c'est plus facile de savoir ce que l'on veut et de le demander aux autres.
On ne vole que ce que l'on désire.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Le libertinage absolue, s'il existe, est certes une impasse ; loin d'y trouver une extase continue, on s'y écoeure et quelquefois l'on s'y détruit.
Si l'on y prend garde, on peut parler de tous les livres sans les avoir lus.
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
Dire que l'on peut naître sénile !
Si l'on fait preuve de courage et de persistance, l'échec est seulement un succès reporté dans le temps.
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
Les désirs ne peuvent s'étendre à ce que l'on ne connaît pas.
Les Académies sont des sociétés comiques où l'on garde son sérieux.
Ce que l'on appelle ordinairement la vie, reste dans l'indicible.
"Je suis fier d'être français!", "Je suis fier d'être Juif" sont des affirmations ridicules, même si l'on perçoit le ressort de tels orgueils.
Pour un grand nombre de gens, la télévision est une variété de tranquillisant que l'on branche au lieu d'avaler.
Les barbelés ne lui suffisent plus, il ordonne que l'on édifie un barrage beaucoup plus solide et durable, le Mur.
J'ai appris ceci : ce n'est pas ce que l'on fait qui est mal, mais ce que l'on devient en conséquence.
Toute immigration nouvelle doit être interdite. Si l'on n'y prend garde, la France sera bientôt débordée par l'afflux d'étrangers. Ce débordement s'effectue selon une loi quasi-météorologique de hautes pressions démographiques se déversant sur cette zone de basses pressions que sont l'Europe et le monde blanc.
Du bâton que l'on tient on est souvent battu.