La couche nuptiale est l'asile des soucis ; c'est le lit où l'on dort le moins.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal ; un monde où l'on me réclame de me battre ; un monde où il est toujours question d'anéantissement ou de victoire.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
La beauté n'était pas simplement quelque chose à voir; c'était quelque chose que l'on pouvait faire.
Dans l'amour on ne s'applique pas à être bien, non, on aime avec de la douleur, de la joie mais surtout jamais de plat ! Si l'on ne tremble pas du matin jusqu'au soir alors c'est raté !
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
Le plus difficile en classe c'est qu'on ne peut pas dire ce que l'on sait mais seulement ce que l'on doit savoir... C'est pour ça que je préfère ne rien savoir ! Comme ça c'est plus simple, je suis sûr de ne pas me tromper !
Milena. Quel nom riche et lourd, presque trop plein pour être soulevé... Sa couleur, sa forme est celle, merveilleuse d'une femme, une femme que l'on transporte dans ses bras en fuyant le monde ou en fuyant l'incendie.
Qu'on ne sache jamais ce que l'on doit dire, et que l'on sache pourtant bien ce qu'on dit.
On doit à chaque fois écrire comme si l'on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l'on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l'on faisait ses débuts.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Dans ce monde, l'on n'a que la terreur pour se défendre contre l'angoisse.
Sainte amitié ! tu n'es rien qu'un vain titre, si l'on ne remplit pas tes austères devoirs.
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.
A trente ans, on n'a pas de peines infinies, parce qu'on a encore trop d'espérance, et l'on n'a pas non plus de désirs exagérés, parce qu'on a déjà trop d'expérience.
Le bonheur ou le malheur ne sont que des étiquettes que l'on met sur des réalités mouvantes, insaisissables.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Ce n'est pas tant ce qu'on dit qui fait la valeur d'un livre, que tout ce que l'on n'y peut pas dire, tout ce que l'on voudrait y dire, qui l'alimente sourdement.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
Tant que l'on peut donner, on ne veut pas mourir !
On comprend toujours bien ce que l'on aime !
L'on s'occupe uniquement de ce qu'on paraît quand on a perdu le sens de ce que l'on est.
Je crois que pour vivre vieux, il faut se résoudre à ne jamais faire debout quelque chose que l'on peut faire assis et à ne jamais faire assis quelque chose que l'on peut faire couché.
La meilleure chose sur le fait d'être célèbre, c'est que l'on puisse voyager. J'ai toujours voulu traverser les mers, comme pour aller au Canada et tout ça.
On s'instruit en voyageant. Mais, d'un autre côté, l'on n'apprend jamais que ce que l'on sait déjà.
Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
Par sa cohérence, je pense que l'on peut apparenter mon travail à une forme d'expression artistique.
Une loi naturelle veut que l'on désire son contraire, mais que l'on s'entende avec son semblable. L'Amour suppose des différences. L'amitié suppose une égalité.
Tout le monde peut s'intituler critique, et d'autant plus facilement que l'on n'y connaît rien.
Le risque vient du fait que l'on ne sait pas ce que l'on fait.
On ne sait jamais l'étendue du tort que l'on fait.
Que l'on gagne le coeur des femmes et le peuple tout entier suivra.
Il faut être de son temps et peindre ce que l'on voit.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
Dans l'excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s'ennuie à la longue si l'on ne lit pas.
Dans l'extrême jeunesse, l'on est trop enclin, comme les femmes, à croire que les larmes dédommagent de tout.
En Occident, l'on vit exaspéré et l'on meurt désespéré.
L'entreprise autobiographique entraîne de grandes inexactitudes puisque l'on pèche souvent par omission, volontairement ou non.