La solitude est comme le feu : on s'approche et l'on se réchauffe ; on s'approche un peu plus et l'on se brûle.
Comme l'avenir est incertain, comme les prévisions que l'on peut faire aujourd'hui risquent d'être contredites par la réalité de demain, alors essayons de vivre heureux.
Le moment où l'on perd les illusions, les passions de la jeunesse, laisse souvent des regrets ; mais quelquefois on hait le prestige qui nous a trompé.
Là où l'on a besoin de sucre, le sel ne sert de rien.
Une idée est fausse dès l'instant où l'on s'en contente.
S'amuser est une bonne chose, seulement si l'on a rien de mieux à faire.
On a souvent tort par la façon que l'on a d'avoir raison.
Il y a des hommes n'ayant pour mission parmi les autres que de servir d'intermédiaires ; on les franchit comme des ponts, et l'on va plus loin.
Mais je sais, d'une manière ou d'une autre, que ce n'est que lorsqu'il fait suffisamment sombre que l'on peut voir les étoiles.
La différence entre la vie et la mort est parfois si mince qu'il est préférable de croire que l'on est vivant.
C'est une lacheté que d'applaudir à toutes les idioties que l'on nous montre sous prétexte de modernité.
Si l'on savait où le loup passe, on irait l'attendre au trou.
A laver la tête d'un âne, l'on y perd sa lessive.
S'habiller est un mode de vie. Cela vous apporte de la joie. Il peut vous apporter liberté et libération, vous aider à vous retrouver et à vous déplacer sans retenue. L'élégance n'est-elle pas oublier ce que l'on porte ?
Si l'image que l'on se fait de soi contient des éléments qui ne cadrent pas avec la réalité, il vaut mieux s'en débarrasser, aussi difficile que cela puisse être.
On est si près de la vérité lorsque l'on dit que notre maman est la plus belle du monde.
Quand à propos d'une idée, on dit qu'on est d'accord sur le principe, cela signifie que l'on a pas la moindre intention de la mettre à exécution.
L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque.
L'important n'est pas la richesse que l'on possède entre les doigts mais le bonheur et l'amour que l'on porte dans notre coeur.
Tout ce que l'on apprend dans le regard des femmes, Ni le feu ni le fer n'y pourront jamais rien Car l'amour - et lui seul - survit parmi les flammes.
Chose étrange ! On apprend la tempérance aux chiens, Et l'on ne peut l'apprendre aux hommes !
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
Apprendre, c'est vivre dans la hantise de ne jamais atteindre son but et de perdre ce que l'on a déjà gagné.
Le plus probable, c'est qu'on va plutôt où on ne veut pas, et que l'on fait plutôt ce que l'on ne voudrait pas faire.
Chaque fois que l'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
Les personnes âgées portent une attention toute particulière à leur anniversaire ; elles sont comme les calendriers : chaque fois que l'on en arrache une page, c'est encore une page de moins alors qu'il n'en reste déjà plus beaucoup.
D'abord je suis pour decrédibiliser, un peu, l'idée de nation. Je trouve que cette idée a fait tant de mal, qu'elle a nourri tant de guerres, qu'elle a alimenté tant de haines, ce fétiche national, cette façon qu'ont les gens [...] ► Lire la suite
Si l'on te frappe sur la joue droite, ignore ce que tu fais de ta main gauche.
Qu'y a-t-il de pénible à retourner d'où l'on vient ? Il vivra mal celui qui ne saura pas mourir.
Ce n'est pas tout d'aimer quelqu'un que l'on place très haut. Encore faut-il qu'il sache nous maintenir à cette même hauteur avec lui.
Le bonheur n'est pas quelque chose que l'on poursuit, mais quelque chose que l'on a. Hors de cette possession il n'est qu'un mot.
J'appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l'on cherche.
La diversification est une protection contre l'ignorance. Elle n'a guère de sens si l'on sait ce que l'on fait.
Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l'on veut.
L'amour, était-ce cette illusion sacrée que l'on désire voir périr avec soi, douce et belle, dans la sécheresse infinie de notre âme ?
On n'est jamais quitte envers ceux qui nous ont obligés, dit Dantès ; car lorsque l'on ne leur doit plus l'argent, on leur doit la reconnaissance.
Dans les guerres, ce ne sont peut-être pas les enfants que l'on vise, mais c'est eux que l'on tue.
Même les rigueurs de la femme qu'on aime ont des grâces infinies et que l'on ne trouve pas dans les moments les plus flatteurs auprès des autres femmes.
Notre caractère est déterminé par l'absence de certaines expériences plus encore que par celles que l'on fait.
La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle; elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
Si l'on ment, il faut mentir jusqu'au bout. Il faut du mensonge faire un acte de foi.
La souveraineté se forme toujours par en dessous, par la volonté de ceux qui ont peur. De sorte que, malgré la coupure qui peut apparaître entre les deux grandes formes de république (celle d'institution née par rapport mutuel, et celle [...] ► Lire la suite
Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres.
L'amour se mesure à ce que l'on accepte de lui sacrifier.
Les nouvelles technologies offrent de nouvelles voies pour l'expression de cette démocratie.Toutefois, deux menaces guettent : d'une part, l'inégalité des citoyens face au numérique, ce que l'on appelle la fracture numérique; et, d'autre part, le risque lié à l'utilisation de données publiques, ce que l'on appelle l'open data.
L'espoir est une belle femme que l'on courtise.
L'indépendance vaut bien que l'on supporte la solitude.
Pourquoi les invités que l'on attend trop longtemps font-ils des débouchés triomphants, quand les voleurs de sieste ont des pudeurs de cloître au seuil de votre grille ?
Comme Hamlet l'a dit à Ophelia, « Dieu nous a donné un visage et on s'en crée nous même un autre ». La bataille entre ces deux moitiés d'identité... qui l'on est et qui l'on prétend être : c'est ingagnable.
L'identité, c'est comme des sacs de plastique noir dans lesquels on enveloppe les objets précieux, mais où l'on jette aussi les ordures.