C'est sur la figure que l'on porte aujourd'hui l'uniforme.
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
On ne cesse jamais d'être un enfant tant que l'on a une mère vers qui aller.
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
Par contre, que l'on puisse dire qu'elle se payait la frime d'une femme de soixante ans, elle ne l'a jamais pardonné au patron.
La vie d'un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu'il s'est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l'on peut aimer une femme à qui l'on n'a pas à faire la cour.
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
Je pourrais faire un bon végétarien si l'on décrétait un jour que le bacon est un légume.
Il n'y a rien d'illogique comme les accidents. Ils n'ont aucun lien entre eux, et l'on ne peut pas, comme on le voudrait, profiter de l'un pour atténuer l'autre.
Cinéma : un des seuls métiers où l'on puisse arriver à être célèbre en n'étant ni intelligent ni joli ni bon comédien ni distingué ni instruit : on comprend qu'il y ait tant de demande.
En art ce qui est important ce n'est pas les matériaux mais ce que l'on veut dire.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
J'ai le meilleur cul que l'on puisse avoir à l'âge de 39 ans.
Le fermier qui aura réussi à croiser une dinde avec un kangourou aura créé la première volaille que l'on puisse farcir de l'extérieur.
L'une des leçons que l'on peut tirer du siècle dernier est que toutes les utopies finissent par établir leur propre goulag.
Il faut être patient si l'on veut apprendre à connaître les animaux.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
On ne parlerait guère en société si l'on se souvenait combien de fois on a été incapable de comprendre ce que disait les autres.
Une chose que l'on ne connaît que par les journaux et les livres, on peut jurer qu'on ne la connaît pas.
Trop de douceur écrite sur la figure. C'est le signe de ceux que l'on exploite.
Si l'on vous dit : Les terres de Crimée n'ont pas de valeur et ne paient pas de taxes. Répondez : Le profit est pour nous qui achetons du blé exempt de ces charges. - Si l'on vous dit : [...] ► Lire la suite
Une explication n'est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l'on réprouve.
Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
On n'a le droit de rire des larmes que si l'on a pleuré.
Quelque soit la file d'attente que l'on choisisse, ce sera toujours la plus lente même si sa longueur ne le laissait pas présager.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
Dans le champ amoureux, les blessures les plus vives viennent davantage de ce que l'on voit que de ce que l'on sait.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
Il faut emprunter les idées du peuple si l'on veut le diriger.
C'est toujours lorsqu'on a perdu quelque chose que l'on a du mal à le retrouver... et réciproquement...
L'honneur est un vieux saint que l'on ne chôme plus. Il ne sert plus de rien, sinon d'un peu d'excuse.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
C'est en faisant confiance aux possibilités des acteurs de générer des sens beaucoup plus larges que l'on peut avoir une maîtrise de l'espace qui ne soit pas rétrécissante.
Il n'y a rien de si dangereux que la flatterie dans les conjonctures où celui que l'on flatte peut avoir peur.
L'amour que l'on refuse aux uns finit tôt ou tard par manquer à tous les autres, même à celui ou celle que l'on croit adorer.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.