Par contre, que l'on puisse dire qu'elle se payait la frime d'une femme de soixante ans, elle ne l'a jamais pardonné au patron.
Amitié : Contrat de construction que l'on signe avec des rires et rompt avec des larmes.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
Il y a deux degrés d'orgueil : l'un où l'on s'approuve soi-même ; l'autre où l'on ne peut s'accepter. Celui-ci est probablement le plus raffiné.
Cinéma : un des seuls métiers où l'on puisse arriver à être célèbre en n'étant ni intelligent ni joli ni bon comédien ni distingué ni instruit : on comprend qu'il y ait tant de demande.
1) L'alcool permet de se sentir bien même en compagnie d'écrivains. 2) L'alcool facilite le contact avec les gens qui n'ont jamais lu un livre. 3) Grâce à l'alcool, on peut, même si l'on est germaniste, paraître inventif et spirituel.
Le coup que l'on voit venir perd la moitié de sa force.
La vie est une oeuvre que l'on crée à chaque instant.
On aime ce pour quoi l'on peine et l'on peine pour ce qu'on aime.
Le poème nous montre ainsi ce que l'on ne voit pas, sans que cela implique pour autant son irréalité ; il atteint plutôt un autre niveau de réalité
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
Que la morale fasse partie d'une éducation publique commune à toutes les classes de citoyens. Que l'on écarte avec soin de cette éducation toute influence sacerdotale.
J'ai le meilleur cul que l'on puisse avoir à l'âge de 39 ans.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
L'une des leçons que l'on peut tirer du siècle dernier est que toutes les utopies finissent par établir leur propre goulag.
Si l'on vous dit : Les terres de Crimée n'ont pas de valeur et ne paient pas de taxes. Répondez : Le profit est pour nous qui achetons du blé exempt de ces charges. - Si l'on vous dit : [...] ► Lire la suite
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
Les hommes ne sont pas très différents à propos des choses qu'ils considèrent comme mauvaises ; mais ils ont d'énormes différences d'opinion sur ce que l'on peut excuser.
Avons-nous une destinée ? Sommes-nous libres ? Quel ennui de ne pas savoir ! Quels ennuis si l'on savait !
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Une explication n'est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l'on réprouve.
La paix est le temps où l'on dit des bêtises, la guerre le temps où on les paie.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Le plus grand outrage que l'on puisse faire à un gourmand, c'est de l'interrompre dans l'exercice de ses mâchoires.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Il faut être patient si l'on veut apprendre à connaître les animaux.
Enseigner la gestion de son corps, réinventer ce que l'on appelait l'éducation sanitaire, et ce dès l'école.
C'est sur la figure que l'on porte aujourd'hui l'uniforme.
On n'a le droit de rire des larmes que si l'on a pleuré.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
Dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
En art ce qui est important ce n'est pas les matériaux mais ce que l'on veut dire.
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
C'est en faisant confiance aux possibilités des acteurs de générer des sens beaucoup plus larges que l'on peut avoir une maîtrise de l'espace qui ne soit pas rétrécissante.
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
On ne parlerait guère en société si l'on se souvenait combien de fois on a été incapable de comprendre ce que disait les autres.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
L'amour que l'on refuse aux uns finit tôt ou tard par manquer à tous les autres, même à celui ou celle que l'on croit adorer.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
Il n'y a rien d'illogique comme les accidents. Ils n'ont aucun lien entre eux, et l'on ne peut pas, comme on le voudrait, profiter de l'un pour atténuer l'autre.