Oui, c'est comme ça, il y a des jours où l'on ne vit pas. C'est comme ça, il y a des jours où rien ne va, Des jours de plein soleil où l'on a si froid Que les plus pauvres joies vous glissent entre les doigts.
Comment peut-on être si loin de ce que l'on a de plus près ?
Le théâtre est une des ces ruches où l'on transforme le miel du visible pour en faire de l'invisible.
C'est à l'audace de leurs fautes de grammaire que l'on reconnaît les grands écrivains.
Une sortie, c'est une entrée que l'on prend dans l'autre sens.
La patience rend plus léger les maux que l'on ne peut guérir.
Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà.
L'expérience étant une habitude, ne s'acquiert qu'avec les années. Aussi se plait-on volontiers à confondre, en parlant de soi, l'âge et l'expérience. Et l'on donne le nom d'expérience à l'égoïsme, à la crainte, au goût de l'inaction, à tout ce [...] ► Lire la suite
Accepter d'être ce que l'on est, tendre à se réaliser pleinement dans le sens propre de sa personnalité, sans demander davantage, n'est-ce pas la sagesse même ?
Tous les jours on couche avec des femmes qu'on n'aime pas, et l'on ne couche pas avec des femmes qu'on aime.
Il y a des lumières que l'on éteint en les plaçant sur le chandelier.
La vérité doit s'inspirer de la pratique. C'est par la pratique que l'on conçoit la vérité. Il faut corriger la vérité d'après la pratique.
Il y a de ces hasards cachés de par le monde qui font des signes étoilés au bout de notre espoir. Et la plupart du temps, à l'heure où l'on s'y attend le moins.
L'éloignement dans le futur de la date de péremption d'un produit est inversement proportionnel à l'envie que l'on a de le consommer.
Si le mensonge est un péché que l'on rachète par des prières, ce doit être pour cela que le curé passe sa journée à prier.
Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien.
Il faut du courage pour faire accepter sa différence. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'on tend vers une uniformité de genre, où tout le monde se ressemble.
N'habite pas là où l'on manque de temple, d'école, d'astrologue ou de médecin.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
Pour reconnaître Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être.
Wagner, si l'on peut s'exprimer avec un peu de la grandiloquence qui lui convient, fut un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent et l'on voit beaucoup mieux les yeux quand on voit un peu moins les choses...
Il faut toujours faire ce que l'on ne croit pas pouvoir faire.
La honte empêche qu'on n'obtienne ce que l'on souhaite.
Je voudrais travailler dans un magasin de rêve où l'on ne vendrait que des choses imaginaires.
L'enfance est le trou noir où l'on a été précipité par ses parents et d'où l'on doit sortir sans aucune aide. Mais la plupart des gens n'arrivent pas à sortir de ce trou qu'est l'enfance, toute leur vie ils y sont, n'en sortent pas et sont amers.
La famille de bon exemple est celle où l'on s'entraide et s'entr'aime, où jeunes et vieux cheminent dans la bonne voie en se donnant la main. C'est un milieu salutaire où l'on s'épanouit doucement.
La jeunesse une fois passée, il est rare que l'on reste confiné dans l'insolence.
L'espoir c'est penser que les choses peuvent s'arranger en sachant très bien que l'on ne peut rien changer.
C'est toujours dans le désert que l'on casse sa bouteille d'eau.
L'amour dans l'oeil de l'autre est un cadeau que l'on se fait à soi.
On ne peut prouver ce que l'on croit. On ne peut pas non plus croire ce que l'on prouve.
Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.
La vie engendre la vie. L'énergie produit l'énergie. C'est en se dépensant soi-même que l'on devient riche.
Si l'on savait, avant, qui l'on épouse, tout le monde serait célibataire !
Cet âge où l'on quitte l'enfance et où l'on se mesure au monde est l'un des moments les plus extraordinaires de la vie. Le second, c'est quand on a des enfants soi-même. Après, tout le reste, ce sont des souvenirs.
Nous sommes dans une société qui donne à penser que l'on trouve obligatoirement le bonheur à travers la richesse.
Un jour, on ne peut plus dire à l'autre qu'il est beau, parce que l'amour a foutu le camp et que l'on n'est plus désirable.
On aime ce qui nous émerveille et on protège ce que l'on aime.
Le désir ne s'éveille qu'aux choses que l'on pense possibles.
La mauvaise conscience ne fait que retarder inutilement l'accomplissement d'actions discutables que l'on aurait, de toutes façons commises.
- Maître, ne trouvez-vous pas un tantinet ridicule que l'on vous appelle Maître ?- Elève appliqué, avant que de te répondre, je voudrais connaître ton sentiment à cet égard.- Maître, en toute humilité, j'estime en effet que c'est quelque peu [...] ► Lire la suite
L'élégance n'est-elle pas oublier ce que l'on porte ?
Il est toujours facile d'obéir, si l'on rêve de commander.
L'on ne peut cacher aiguille en sac.
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l'on considère l'homme comme une chose ; celle où on le considère comme une bête ; et celle où on le considère comme un frère.
Lorsqu'une épreuve nous frappe au visage, ce n'est pas en baissant la tête que l'on voit venir la solution.
Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
Tentative de définition du paradis : seul endroit de la terre d'où l'on fuit au péril de sa vie.