Vingt ans. Cet âge décourageant où l'on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d'illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi.
Un jour, on ne peut plus dire à l'autre qu'il est beau, parce que l'amour a foutu le camp et que l'on n'est plus désirable.
L'amour dans l'oeil de l'autre est un cadeau que l'on se fait à soi.
Oui, c'est comme ça, il y a des jours où l'on ne vit pas. C'est comme ça, il y a des jours où rien ne va, Des jours de plein soleil où l'on a si froid Que les plus pauvres joies vous glissent entre les doigts.
Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.
En politique : dans l'opposition, l'on ne sait rien mais l'on peut tout dire, tandis que dans la majorité l'on sait tout, mais l'on ne peut rien dire.
La mauvaise conscience ne fait que retarder inutilement l'accomplissement d'actions discutables que l'on aurait, de toutes façons commises.
La table est le seul endroit où l'on ne s'ennuie jamais pendant la première heure.
Paris est la seule ville du pays où l'on monte d'où qu'on vienne.
Ce n'est pas en connaissant les gens que l'on peut juger la Vérité, mais c'est plutôt la connaissance de la Vérité qui permet de juger les gens.
On ne devrait jamais jouer avec les sentiments ; on y brûle sa vie, le peu de sa vie que l'on emmagasine au fond de soi.
Nous sommes dans une société qui donne à penser que l'on trouve obligatoirement le bonheur à travers la richesse.
Lorsqu'une épreuve nous frappe au visage, ce n'est pas en baissant la tête que l'on voit venir la solution.
L'union la plus grande possible que l'on peut avoir entre deux êtres, c'est faire l'amour. Ce n'est pas avec des mots que l'on communique.
Le bonheur n'est pas quelque chose que l'on poursuit, mais quelque chose que l'on a. Hors de cette possession il n'est qu'un mot.
Les bonbons devraient avoir un noyau pour que l'on puisse les sucer plus longtemps.
Les liens de la gourmandise retiennent plus que tous les autres et l'on prend souvent un mari à l'appât d'une bonne table.
Alors, aux soirs de lassitude,Tout en peuplant sa solitudeDes fantômes du souvenir,On pleure les lèvres absentesQue l'on n'a pas su retenir.
La règle d'or est d'agir sans crainte sur ce que l'on croit être juste.
L'espoir c'est penser que les choses peuvent s'arranger en sachant très bien que l'on ne peut rien changer.
La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait.
Le plus grand hommage que l'on puisse faire d'un diamant, c'est de l'appeler un solitaire.
La jeunesse une fois passée, il est rare que l'on reste confiné dans l'insolence.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent et l'on voit beaucoup mieux les yeux quand on voit un peu moins les choses...
La lettre qu'on ne reçoit pas fait tellement plus mal que celle que l'on reçoit... quel qu'en soit le message.
Si le mensonge est un péché que l'on rachète par des prières, ce doit être pour cela que le curé passe sa journée à prier.
Pourquoi les invités que l'on attend trop longtemps font-ils des débouchés triomphants, quand les voleurs de sieste ont des pudeurs de cloître au seuil de votre grille ?
Ne faut-il pas commencer par se haïr, lorsque l'on doit s'aimer.
L'alcool nous fait ressembler à ce que l'on devient.
Dans tous les pays, quand on emploie le terme "dans l'intérêt supérieur", c'est que l'on couvre une saloperie.
Il n'y a pas besoin de courage pour faire ce que l'on aime.
L'honneur est comme une île escarpée et sans bord : On n'y peut plus rentrer dès que l'on est en dehors.
Il est toujours facile d'obéir, si l'on rêve de commander.
Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà.
Tout est beau dans ce que l'on aime ; Tout ce qu'on aime a de l'esprit.
J'ai découvert que l'on pouvait supporter l'insupportable si l'on gardait le moral même quand le corps souffrait.
Une sortie, c'est une entrée que l'on prend dans l'autre sens.
On est à l'enterrement d'un ami. Que le soleil brille et qu'un oiseau chante et l'on s'aperçoit, avec horreur, qu'on est heureux.
L'amour se mesure à ce que l'on accepte de lui sacrifier.
La famille de bon exemple est celle où l'on s'entraide et s'entr'aime, où jeunes et vieux cheminent dans la bonne voie en se donnant la main. C'est un milieu salutaire où l'on s'épanouit doucement.
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
Ecoles : établissements où l'on apprend à des enfants ce qu'il leur est indispensable de savoir pour devenir des professeurs.
Libre, c'est le mot que l'on emploie pour les hommes. Des femmes en rupture de mariage ou de liaison, on dit qu'elles sont seules.
Il y a de ces hasards cachés de par le monde qui font des signes étoilés au bout de notre espoir. Et la plupart du temps, à l'heure où l'on s'y attend le moins.
On est amoureux le jour où l'on met du dentifrice sur une autre brosse à dents que la sienne.
On n'est pas vieux tant que l'on cherche.
L'amour, était-ce cette illusion sacrée que l'on désire voir périr avec soi, douce et belle, dans la sécheresse infinie de notre âme ?
Savoir voir nécessite savoir penser ce que l'on voit.
Accepter d'être ce que l'on est, tendre à se réaliser pleinement dans le sens propre de sa personnalité, sans demander davantage, n'est-ce pas la sagesse même ?
Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots.