Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
On a beau être ministre, on ne peut oublier que l'on dépend du suffrage universel.
À partir du moment où l'on décide de se lancer dans une histoire d'amour, il ne faut pas craindre les blessures, les fragilités qu'entraîne toute passion et l'idée de la perte de l'autre, qui peut survenir à chaque instant.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
Si l'on savait ce que rapporte la maternité, on hésiterait davantage à mettre des enfants au monde !
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
L'on n'estime guère dans les autres que les qualités que l'on croit posséder soi-même.
Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
Si l'on couchait par écrit, sans rien inventer, l'histoire cachée des petites gens, les romanciers en resteraient abasourdis.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
Il ne faut pas partager le monde entre les gens qui mentent et ceux à qui l'on dit la vérité, mais entre ceux à qui l'on dit la vérité et ceux à qui l'on est obligé de mentir.
Si l'on parvient à expliquer son instinct, c'est que celui-ci est réduit à l'impuissance.
La possession diminue souvent au lieu de la compléter la connaissance que l'on avait l'un de l'autre.
Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte, et les autres ne valent que par ce que l'on y aura mis soi-même de fièvre et d'espérance.
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
On ne tombe jamais que du côté où l'on penche.
C'est curieux, comme on lit bien dans les yeux de ceux que l'on aime pas ; les autres, les yeux de ceux qu'on aime, sont, au contraire, pleins de mystères.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
L'indifférence que l'on porte à l'autre est sans doute la pire des raisons de lui être fidèle.
On part, un jour, parce que l'on veut croire qu'un regard peut triompher des bornes de la pensée.
Il y a tant de génies de nos jours que l'on peut vraiment se réjouir lorsque le ciel nous envoie un enfant qui n'en est pas un.
Où l'on travaille beaucoup, là est l'abondance ; mais où l'on parle beaucoup, l'indigence se trouve souvent.
Etre vide, être nul serait tolérable si l'on n'en était pas conscient.
Je voudrais que l'on vienne jouer aux dés sur ma tombe, j'ai trop aimé ce bruit.
On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
S'arrêter, lorsque l'on est sur une bicyclette, cela revient à tomber.
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Matinal. L'être, preuve de moralité. Si l'on se couche à 4 heures du matin et qu'on se lève à 8, on est paresseux, mais si l'on se met au lit à 9 heures du soir pour en sortir le lendemain à 5, on est actif.
On dit toujours le lendemain ce que l'on a vu la nuit en rêve.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.
La jeunesse s'instruit par intuition. Si l'on ne savait que ce qu'on apprend on ne saurait rien.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
Rien ne flatte les gens davantage que l'intérêt que l'on prend ou semble prendre à leurs propos.
L'on perd bientôt sa route à chercher trop de voies.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
L'habitude veut que l'on agrège sa solitude à celle des autres.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
Les seuls regrets doivent naître des choses que l'on n'a pas pu accomplir.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Dès que l'on commence à épier son corps, le vieillissement a commencé.
Il y a deux choses que l'on voit de l'espace. L'Himalaya et le déficit de George Bush.
J'ai parcouru le monde sans, hélas, trouver ville ni pays Où l'on vendit la chance au bazar.
Souffrances et joies se tiennent solidaires. L'on ne peut être heureux que dans la mesure où l'on souffre. L'égalité se fait dans l'ordre de l'intensité.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.