Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes.
L'amour, ce n'est pas difficile. Dans cette étreinte, dans cette lutte, cette course, cette marelle, dans cette éternité pour un instant figée, il n'est pas difficile d'être un - ou d'en avoir l'illusion. Le difficile, c'est d'être un en rangeant des disques.
Les personnages que je joue sont généralement des hommes de peu mots, qui se communiquent de maniere non verbale.
L'histoire est remplie des dépouilles de vérité devenues caduques.
Je ne veux que des acteurs morts. De cette façon, il n'y aura pas de jalousie.
La musique seule a une place dans le monde actuel, précisément parce qu'elle ne prétend pas dire des choses déterminées.
Combien désespérante la folie de l'homme, son mépris des autres, les signes trop nombreux que les leçons les plus élémentaires de l'histoire sont si mal retenues.
J'attends, pas grand-chose de spécial, les jours passent et se ressemblent un peu. Tout le temps, la tête dans les étoiles. Des tonnes de personnes défilent sous mes yeux, pourtant j'me sens si seule...
La laïcité, c'est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c'est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes.
Manier la pensée des grands hommes donne l'illusion de partager leur génie.
L'ONU est un miroir grossissant de l'opinion internationale. S'y reflètent, jusqu'à l'excès, les espoirs et les angoisses des Etats et des peuples.
Chez la plupart des hommes, le calme est léthargie, l'émotion fureur.
80% des hommes mariés sont infidèles aux Etats-Unis. Les autres sont infidèles à l'étranger.
Tout peut être sondé, mais les têtes et les coeurs des hommes restent insondables.
Le maternalisme tant prôné n'a pour l'heure engendré ni matriarcat, ni égalité des sexes, mais plutôt une régression de la condition des femmes.
Les plus silencieux s'avèrent souvent les meilleurs orateurs dès qu'on leur en donne l'occasion.
La plupart de ces criminels de guerre étaient des voyous qui avaient précisément profité de la guerre pour exister, devenir quelqu'un. Sinon, ils seraient restés d'obscurs sans-grade.
Je ne sais plus vraiment si je suis éveillée,Je crois que tu es là, venue pour me veiller.Je voudrais me blottir comme un petit enfantAu temps des cauchemars, je me souviens Maman.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
Nous autres Anglais, nous ne sommes que des amateurs dans le domaine de l'art. Les vrais professionnels du roman, les grands maîtres du roman, ce sont les Français.
Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination,On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations,Errant sans tête dans l'espace du trouble,Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.
Les gens heureux n'ont pas besoin de beaucoup pour être heureux.
Le téléphone est la pire des commodités et le plus pratique des fléaux.
J'ai déposé le sac à dos des tourments, je me sens légère.
Vivre, c'est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !
Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
Dans la vie, vous apprenez des leçons. Et parfois, vous les apprenez à la dure. Parfois, vous les apprenez trop tard.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Soyez autodidactes, n'attendez pas que la vie vous donne des leçons.
Tu rencontres des centaines de personnes et aucunes d'entre elles ne réussissent à te toucher. Tu en rencontres une seule et ta vie change pour toujours.
Penser ? Pourquoi penser ! Nous avons des ordinateurs pour le faire pour nous.