Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l'on a que de feindre ceux que l'on n'a pas.
Tant que l'on n'est pas prêt à affronter éventuellement la contrariété des autres, ce n'est jamais le moment pour s'affirmer...
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
Vieillir offre du moins un avantage: c'est que l'on ne mourra pas d'un seul coup, mais peu à peu, bout par bout.
Il faut être commun, ou l'on meurt, d'étrangeté.
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
Il y a des femmes que l'on n'écoute que d'un oeil.
Ce n'est pas le manque ni la privation qui donne du désir : on ne manque que par rapport à un agencement dont on est exclu, mais on ne désire qu'en fonction d'un agencement où l'on est inclus.
Où l'on fait appel au talent, c'est que l'imagination fait défaut.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
L'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
On ne regrette que ce que l'on aime.
Pourquoi tenter l'impossible, si l'on peut faire simple ?
L'âge, cette maladie héréditaire que l'on attrape dès sa naissance et dont on cherche à guérir le plus tard possible.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
La patrie est aussi là où l'on est très mal.
Mais les principes, ce ne sont pas des vêtements que l'on enfile ou que l'on enlève quand ça vous arrange. On doit s'y tenir quelles que soient les circonstances.
En somme, les plus purs chefs-d'oeuvre sont ceux où l'on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
Le silence est parfois le plus orgueil que l'on puisse montrer.
Pourvu que l'on ait une auge, on trouvera les cochons.
On ne peut être juste si l'on n'est humain.
Ce n'est pas parce que l'on a mangé une fois du caviar que l'on a traversé la Volga à la nage.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
Ce n'est pas en mangeant que l'on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.
L'on croit s'assembler au spectacle, et c'est là que chacun s'isole ; c'est là qu'on va oublier ses amis, ses voisins, ses proches, pour s'intéresser à des faibles.
Une femme que l'on aime, et qui partage votre maison, introduit le réel dans l'existence.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
On ne sait jamais rien de ceux que l'on prétend connaître.
Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue.
On a les amitiés que l'on peut.
Avoir des liaisons considérables, ou même illustres, ne peut plus être un mérite pour personne, dans un pays où l'on plaît souvent par ses vices, et où l'on est quelquefois recherché pour ses ridicules.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
Un livre posthume est presque toujours une oeuvre que l'on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi. On lit et l'on est transpercé.
Si l'on se bat, on peut être battu.
La patrie, c'est là où l'on a mal.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
La nécessité, telle est la raison que l'on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. C'est l'argument des tyrans ; c'est le credo des esclaves.
Et l'on songerait, parmi ces parfums,De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs,De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs,Aux pays lointains, aux siècles défunts.
Une des manières les plus profondes de connaître se révèle par la manière dont on répond à ce que l'on voit.
Ce n'est pas parce que l'on sort une grande phrase qu'on est un grand homme.
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.