On pense, on pense encore A celle qu'on adore, Et l'on revient toujours A ses premiers amours.
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
Si tant de jolies personnes à qui l'on vole des baisers ne portent pas plainte, c'est sans doute de crainte d'être inculpées de recels.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.
Tant que l'on se réfère à une autorité, on ne sait rien.
Qu'est-ce que l'on est quand on ne peut plus être soi-même ?
Du côté positif, mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Plus la difficulté est grande, plus l'on ressent de gloire en la surmontant.
Je me suis toujours méfié de l'agitation mais je l'ai entretenue dans mon coeur, et l'on en retrouve la flamme dans mes arabesques.
Les seul vrais cadeaux sont ceux où l'on a du se priver pour les faire.
On appelle réflexe les mouvements que l'on fait sans réflexion.
La situation la plus sûre, c'est celle où l'on n'a pas la liberté de choisir.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Si l'on peut toujours rire de tout, ce n'est pas avec n'importe qui, et c'est un constat terrible.
Savoir si l'on aimerait mieux mourir de faim ou de soif est une question qui apparemment plaît toujours.
Devenir vieux, c'est être de plus en plus puni pour un crime que l'on n'a pas commis.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Je n'ai pas besoin que l'on m'offre des cadeaux, je ne veux pas être achetée. J'ai déjà tout ce que je veux. Ce que je souhaite vraiment, c'est quelqu'un qui sera là pour moi, qui me donnera le sentiment d'être en sécurité.
Et même si tu me laissesAu creux d'un mauvais détourEn ces moments où l'on testeLa force de nos amours
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire.
Les monuments aux morts des guerres que l'on perd sont moins laids que les monuments aux morts des guerres que l'on gagne.
Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
Economiser, c'est se passer de ce que l'on désire pour le cas où l'on désirerait un jour quelque chose que l'on ne désirera sans doute pas.
Ce n'est pas naturellement que les femmes ont de la pudeur et l'on voit bien que cette vertu fut imaginée par les hommes à l'usage de leurs vices.
Retenir la femme que l'on a rencontrée dans la femme avec qui l'on vit... c'est comme poser ses lèvres sur l'eau et croire que l'on embrasse toujours la même rivière.
Les mystères du christianisme forment un tout indivisible. Si l'on se plonge dans l'un, on est conduit à tous les autres. C'est ainsi que le chemin qui commence à Bethléem mène immanquablement au Golgotha, de la crèche à la croix.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
Chacun sait que les armes de dissuasion ne sont efficaces que si l'on ne s'en sert pas.
On ne doit pas faire payer le fait que l'on doit de la reconnaissance, et c'est une tentation qui nous guette tous.
Repousser les limites de ce que l'on attend de vous est important pour moi.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Mais si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.
Là où l'on brûle des livres, on finira par brûler des hommes.
Comme l'avenir est incertain, comme les prévisions que l'on peut faire aujourd'hui risquent d'être contredites par la réalité de demain, alors essayons de vivre heureux, hic et nunc.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
Je pense être en mesure de me soumettre à n'importe quel régime pourvu que l'on me laisse la sauce.
Qu'est-ce que la foi ? C'est de croire fermement ce que l'on ne comprend pas.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
On appartient au monde qu'on a fait, pas à celui d'où l'on vient.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Ce n'est pas en brimant les riches que l'on rend les pauvres plus heureux.
Je ris de douleur et l'on me trouve gai.
Le spectacle des autres que l'on suppose en train de penser est encourageant.