Ce qui est essentiel si l'on veut établir la paix, ce n'est pas d'attendre que l'autre vienne à nous, mais d'aller vers lui.
C'est une misérable chose que de penser être un maître si l'on n'a jamais été élève.
Jamais aucun triomphe n'est à ce point décisif, l'on n'aboutit jamais à de l'absolu.
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre.
Je reviens te chercherJe savais que tu m'attendaisJe savais que l'on ne pourraitSe passer l'un de l'autre longtempsJe reviens te chercherBen tu vois, j'ai pas trop changéEt je vois que de ton côtéTu as bien traversé le temps.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
Au temps heureux où l'on sait plaire, Qu'il est doux d'aimer tendrement !
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Ce n'est pas en remettant au lendemain que l'on remplit sa grange.
Il ne faut pas mépriser les bienfaits de vivre, même si l'on est sevré de ses plus grandes affections.
Si tant de jolies personnes à qui l'on vole des baisers ne portent pas plainte, c'est sans doute de crainte d'être inculpées de recels.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
Tant que l'on sera dans ce régime de l'unanimité en matière fiscale dans la zone euro, il n'y aura aucun progrès.
Ce n'est pas naturellement que les femmes ont de la pudeur et l'on voit bien que cette vertu fut imaginée par les hommes à l'usage de leurs vices.
Le droit ne commence à dater que du moment où l'on détient la force nécessaire pour le faire respecter.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
On dit toujours le lendemain ce que l'on a vu la nuit en rêve.
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
On cherche le bien sans le trouver, et l'on trouve le mal sans le chercher.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
Le temps n'est qu'une machine qui broie dans ses rouages l'amour, jusqu'à ce qu'il ne forme plus qu'un tas de poussière, que l'on balaie sous les tapis de la mémoire.
On ne sait jamais avec qui l'on couche.
Il faut souvent changer de parti si l'on veut conserver les mêmes opinions.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
Soyez sûre qu'on me reprocherait moins de paradoxes, si l'on pouvait me reprocher des erreurs.
La supériorité de la guerre civile sur l'autre, c'est qu'on connaît ceux que l'on tue.
On n'aime point à voir ceux à qui l'on doit tout.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Ce qu'on mange avec goût se digère aisément.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.
Ce n'est pas de la bigoterie qu'être certain d'avoir raison ; mais cela l'est d'être incapable d'imaginer que l'on puisse se tromper.
Il y a deux buts dans la vie : obtenir d'abord ce que l'on désire, ensuite en jouir. Les sages seuls atteignent le second.
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
Il y a des familles où l'on semble entretenir soigneusement des parents malades pour refuser les invitations à dîner.
Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
L'on ne doit jamais souffrir, sans dire mot, à moins qu'être un vrai sot.
Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
Souvent on appelle la vie les bêtises que l'on fait.
On ne peut être heureux si l'on ne désire rien.
Qu'est-ce que l'on est quand on ne peut plus être soi-même ?
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.