Si tant de jolies personnes à qui l'on vole des baisers ne portent pas plainte, c'est sans doute de crainte d'être inculpées de recels.
On a mécontenté tout le monde ? Il y a des chances pour que l'on ait dit la vérité.
Au temps heureux où l'on sait plaire, Qu'il est doux d'aimer tendrement !
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
Ce n'est pas de la bigoterie qu'être certain d'avoir raison ; mais cela l'est d'être incapable d'imaginer que l'on puisse se tromper.
On souffre davantage des déceptions que l'on inflige à ceux qu'on aime que de celles qu'on subit.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Voler est un acte de conquête où l'on défie les forces les plus puissantes et les plus fondamentales de la nature.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Mais si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Souvent on appelle la vie les bêtises que l'on fait.
Soyez sûre qu'on me reprocherait moins de paradoxes, si l'on pouvait me reprocher des erreurs.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
Je n'ai pas besoin que l'on m'offre des cadeaux, je ne veux pas être achetée. J'ai déjà tout ce que je veux. Ce que je souhaite vraiment, c'est quelqu'un qui sera là pour moi, qui me donnera le sentiment d'être en sécurité.
Je me suis toujours méfié de l'agitation mais je l'ai entretenue dans mon coeur, et l'on en retrouve la flamme dans mes arabesques.
L'on ne doit jamais souffrir, sans dire mot, à moins qu'être un vrai sot.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
Ce n'est pas en remettant au lendemain que l'on remplit sa grange.
Tant que l'on sera dans ce régime de l'unanimité en matière fiscale dans la zone euro, il n'y aura aucun progrès.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
Celui à qui l'on demande est libre jusqu'à ce qu'il ait promis.
Je pense être en mesure de me soumettre à n'importe quel régime pourvu que l'on me laisse la sauce.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Economiser, c'est se passer de ce que l'on désire pour le cas où l'on désirerait un jour quelque chose que l'on ne désirera sans doute pas.
L'habileté que l'on exerce dans l'amour ne vient pas de la ruse, elle vient de la disposition qu'on a d'aimer.
Jamais aucun triomphe n'est à ce point décisif, l'on n'aboutit jamais à de l'absolu.
Ce don je suis pleinement convaincu, c'est que patriotisme et humanisme, ou, si l'on veut, amour de la patrie nationale et de la patrie internationale sont des sentiments compatibles par essence.
Le droit ne commence à dater que du moment où l'on détient la force nécessaire pour le faire respecter.
La situation la plus sûre, c'est celle où l'on n'a pas la liberté de choisir.
Les moments où l'on ne peut pas mentir sont précisément ceux où l'on ment le plus et surtout à soi-même.
Les seul vrais cadeaux sont ceux où l'on a du se priver pour les faire.
Si l'on peut toujours rire de tout, ce n'est pas avec n'importe qui, et c'est un constat terrible.
On ne sait jamais avec qui l'on couche.
Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Ce qu'on mange avec goût se digère aisément.
Les mystères du christianisme forment un tout indivisible. Si l'on se plonge dans l'un, on est conduit à tous les autres. C'est ainsi que le chemin qui commence à Bethléem mène immanquablement au Golgotha, de la crèche à la croix.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
Si l'on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets.
On appelle réflexe les mouvements que l'on fait sans réflexion.
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire.
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
Il y a deux buts dans la vie : obtenir d'abord ce que l'on désire, ensuite en jouir. Les sages seuls atteignent le second.
Devenir vieux, c'est être de plus en plus puni pour un crime que l'on n'a pas commis.