On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
Les seuls amis dignes d'intérêt sont ceux que l'on peut appeler à 4 heures du matin.
Car c'est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l'on souffre injustement.
Il faut définir l'orgueil : une passion qui fait que, de tout ce qui existe au monde, l'on estime que soi.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus place pour le mal.
C'est un grand défaut que de se croire plus que l'on n'est et de s'estimer moins que l'on ne vaut.
Si l'on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
Je conçois que l'on ait envie d'être serpent boa, lion ou éléphant ; mais que l'on ait envie d'être homme, c'est ce qui me dépasse tout à fait.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
On ne vit qu'à Paris, et l'on végète ailleurs.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend.
Écrire est une souffrance, car l'on est confronté sans cesse à soi.
Qu'est-ce que la sagesse, sinon ce que l'on a retenu de son passé et que l'on ne veut pas répéter.
La honte empêche qu'on n'obtienne ce que l'on souhaite.
On ne pense réellement à soi et l'on est soi que quand on ne pense à rien.
On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup.
Quand on n'a rien à dire, on prend le temps d'observer, et l'on écrit alors beaucoup.
Quand on tient à ses souvenirs, on devrait fuir comme la peste les endroits où l'on a été heureux.
La religion n'est plus qu'un marché aux puces où l'on troque avec le ciel. La foi, l'espérance et la charité sont bien loin des préoccupations humaines.
Si l'on veut savoir le peu de cas que Dieu fait de la richesse, il n'est que de regarder ceux à qui il la dispense.
On n'ose guère avouer que l'on voudrait les plaisirs du vice en récompense de la vertu.
Tout homme que la fortune seule a fait homme public devient presque toujours, avec un peu de temps, un particulier ridicule. L'on ne revient plus de cet état.
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
Au lieu de raturer sur un passé que l'on ne peut abolir, essayez de construire un présent dont vous serez ensuite fier.
Les choses que l'on désire assez fort finissent toujours par se produire. C'est ce que les gens, superficiellement, appellent la chance.
Etre dans son lit serait une expérience à la fois parfaite et sublime si l'on pouvait avoir un crayon assez long pour dessiner sur le plafond.
On n'avoue rien si l'on est innocent Les mots sont vains, les mystères indulgents.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
C'est au moment où l'on triche pour le beau que l'on est artiste.
Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyen d'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme.
La haine soutenant mieux que l'amitié, si l'on pouvait haïr ses amis on leur serait plus utile.
Un berger est plus dangereux pour une jeune fille qu'un loup : on a peur de l'un et l'on se fie à l'autre.
Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire.
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
Ce sont les autres qui m'ont appris cela. Comme ils m'ont fait savoir que je n'étais plus un enfant, plus un jeune homme. Toujours que je n'étais plus, que je ne suis plus ce que j'ai été. Implacables les autres [...] ► Lire la suite
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
Le golf ? Un sport où l'on doit tenter de contrôler une balle avec des outils tout à fait inadaptés à cet effet.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d'autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l'on ne sait s'il va vite ou lentement.
Ce que l'on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l'on mange.
De nos jours, la différence entre le mal et le bien est très mince : le mal c'est lorsque l'on se fait prendre !
Rigidité : prouve que l'on est mort ou que l'on est en vie avec envie !
L'homme ne peut pas vivre sans feu, et l'on ne fait pas de feu sans brûler quelque chose.
Il y a des choses que l'on peut dire aux autres ; et d'autres qu'on ne peut dire qu'à soi-même.
Le plaisir de l'amour est d'aimer, et l'on est plus heureux par la passion que l'on a que par celle que l'on donne.
Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l'on a perdue !