Il est toujours amusant de voir que l'on ose convoquer des parlementaires en session extraordinaire alors qu'ils ne viennent déjà pas en session normale.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
L'être est un mystère que l'on ne finit pas de creuser.
La puissance est le signe que nous donne la vie pour nous prévenir que l'on est en train de vieillir.
Le musicien est quelqu'un à qui l'on peut s'en remettre pour dispenser de l'apaisement à son prochain, mais il est aussi un rappel de ce qu'est l'excellence humaine.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
Quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit.
La chambre où l'on se trouve enfermé est déjà une prison quand le bonheur y est avec nous.
Le sexe représente une force trop immense pour que l'on en fasse bon marché ou mauvais usage.
S'accepter tel que l'on est voilà une des sagesses à acquérir.
Dès lors que l'on jette sa vie à tous les vents, on découvre des choses qu'on avait jamais soupçonnées, qu'on ne peut apprendre en nulle autre circonstance.
Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.
Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne.
Je crois au destin : le jour où l'on doit mourir, on meurt (...) Je suis fataliste. Ce n'est pas en freinant la vie qu'on évite la mort.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Une fois que l'on a commencé à voir, nous ne pouvons que chercher le courage de voir plus.
On ne s'accuse de la rage que pour faire croire que l'on sait mordre.
Plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
L'amour à sens-unique n'a pas de sens. L'amour est fait de deux morceaux, de deux parties égales que l'on rassemble pour former un tout, une boule ronde, une pomme.
Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
De nos jours, l'on ne va plus à l'asile, on fonde le cubisme.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
Les ennemis, ça n'existe pas. Ce sont des gens avec qui l'on n'a pas encore déjeuné.
Le coeur se trompe comme l'esprit ; ses erreurs ne sont pas moins funestes, et l'on a plus de mal à s'en défaire à cause de la douceur qui s'y mêle.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
Avez-vous remarqué que dans un escalier, si l'on monte, on a l'état d'âme des amoureux ; si l'on descend, celui des gens mariés.
Au moment où l'on te cause un tort, adoucis ton amertume par le souvenir de tous les torts que tu as causés.
Ce qui est, presque toujours, est fort peu de choses, toutes les fois que l'on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera.
Si l'on veut trouver certains aspects vivants de la Grèce antique, il ne faut pas les chercher dans les monuments, ni même dans les lieux, mais dans telle façon d'être ou de vivre, dans une tradition, une fête, parfois même un conte.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
L'on projette toujours dans le héros ce qu'on est, ou ce que l'on aimerait être.
L'oppression d'un peuple ou même d'un simple individu est l'oppression de tous et l'on ne peut violer la liberté d'un seul sans violer la liberté de chacun.
Lorsqu'il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui.
Nous avons tous des secrets que nous gardons cachés aux yeux du monde. Des amitiés que l'on prétend ; des relations que l'on cache ; mais les plus dangereux secrets qu'une personne puisse déterrer sont ceux qu'on garde en nous.
La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.
Il est faux de dire que les femmes qui ne coûtent rien coûtent plus chères que les autres. Car, si l'on fait l'addition, les femmes qu'on paye nécessitent les mêmes dépenses, plus l'argent qu'on leur donne, moins l'amour qu'elles ne vous donnent pas.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Hollywood ? C'est une usine où l'on fabrique dix-sept films sur une idée qui ne vaut même pas un court métrage.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
Si prendre des vitamines ne vous maintient pas assez en bonne santé, essayez plus de rire : Le plus perdu de tous les jours est celui où l'on n'a pas ri.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.