Le gouvernement américain a accès aux données et peut contrôler des paiements à l'échelle planétaire. Les citoyens américains estiment peut-être que leur démocratie est la meilleure que l'on puisse trouver sur le marché, mais, pour les citoyens européens, le prix est inacceptable.
Remarquons que si l'on dit 'les animaux' au pluriel, on dit l'homme au singulier. Parce que l'homme est unique. De même, nous dirons que les animaux font des crottes, alors que l'homme sème la merde.
Le mariage a sa graisse, où l'on s'enlise.
Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
Un décret est inutile si l'on n'y ajoute une volonté ferme d'effectuer ce qui a été résolu.
L'âme se façonne aux habitudes et l'on pense comme l'on vit.
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l'on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c'est la confusion et le renversement des valeurs.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
Il y a des expériences que l'on préfère se rappeler en prenant des distances envers elles.
Bien poser les questions, c'est tout un art. Où tout dépend, bien sûr, de la réponse que l'on veut obtenir.
La plus commune des inconséquences est de ne pas vouloir les moyens de ce que l'on veut.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
Nous convenons de nos défauts, mais c'est pour que l'on nous démente.
Je suis prudemment optimiste. J'apprécie monsieur Gorbatchev. C'est quelqu'un avec qui l'on peut négocier
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Être aimé est différent d'être admiré, car l'on peut être admiré de loin, alors que pour aimer réellement quelqu'un, il est essentiel de se trouver dans la même chambre, et si possible sous le même drap.
Ce que l'on sait le mieux, c'est ce que l'on a deviné, puis ce que l'on a appris par l'expérience.
Le cerveau n'est pas une bibliothèque que l'on remplit. A quoi sert de l'encombrer du contenu d'une encyclopédie si l'on est capable d'aller retrouver dans celle-ci les informations nécessaires.
L'école est perçue comme un lieu où l'on vient emmagasiner du savoir, comme une épicerie où l'on vient chercher des victuailles. Ce savoir est catalogué, rangé dans des livres, à la façon dont les boites de conserve sont rangés sur des rayonnages.
Beaucoup devient peu si l'on désire un peu plus encore.
L'écriture, la belle écriture, celle qui a résisté à l'usure du temps et que je lis, ne fixait que des paroles importantes, et dans des formes artificielles, le latin ou bien ce langage sophistiqué que l'on employait dans les réunions mondaines.
Selon l'anthropologue Jean-Pierre Digard, cet amour croissant pour quelques bébêtes que l'on cajole est le pendant nécessaire des cruautés que l'on fait subir à toutes les autres. Une manière de nous racheter, en somme.
La réalité, c'est que le montant des impôts par rapport à ce que l'on produit commence à baisser et va continuer à baisser.
Consolation. Lorsque l'on constate qu'un homme meilleur est plus infortuné que soi.
Il existe deux façons de mourir : en songeant à ceux que l'on quitte, en songeant à ceux que l'on rejoint.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.
Ceux que l'on raille valent peut-être mieux que les railleurs.
Si l'on doit emboîter le pas aux imbéciles, mieux valait encore qu'on les précédât.
Il y a une façon de filmer où l'on peut se débarrasser de la vanité et essayer de faire quelque chose de beau.
Je veux qu'on sorte d'une forme de poujadisme contemporain où ceux qui disent à longueur de journée que l'on paie trop d'impôts sont les mêmes à dire non dès que l'on veut changer quelque chose, ou demander des efforts aux collectivités.
Si en un instant l'on naît et si on meurt en un instant, un instant suffit pour une vie entière.
On ne peut pas condamner irrévocablement un système si l'on en profite.
Il est très ennuyeux de faire ce que l'on a déjà compris, déjà fait.
Si l'on veut multiplier les emplois, il faut multiplier les entrepreneurs.
Quand la respiration est instable, le mental est instable ; quand la respiration est stable, le mental est stable et le yogi atteint l'immobilité. C'est pourquoi l'on doit maîtriser la respiration.
Les déboires de la Révolution française ne l'ont pas empêchée de répandre universellement la croyance que tous les hommes sont identiques et interchangeables. Que l'on proclame l'égalité de dignité, certes ! Que l'on s'efforce d'égaliser graduellement les droits et les chances, bien sûr !
Beaucoup de gens ont déjà fait l'expérience de la transcendance, mais il est possible qu'ils ne s'en soient pas rendu compte.C'est une expérience que l'on peut faire juste avant de s'endormir.
On quitte vite les amis, en fin de compte, c'est moins vrai des femmes que l'on aime. Le plus dur reste la famille, mais, là encore, être rapide est la solution. Sinon, condamnation à perpétuité.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
Ton film aura la beauté, ou la tristesse, ou etc. que l'on trouve à une ville, à une campagne, à une maison, et non la beauté, ou la tristesse, ou etc., que l'on trouve à la photographie d'une ville, d'une campagne, d'une maison.
Ce que l'on perd par l'épée, on doit le reprendre par l'épée
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
La force sexuelle est une énergie que l'on peut comparer au pétrole, les ignorants et les maladroits sont brûlés - cette force brûle leur quintessence - tandis que ceux qui savent l'utiliser, les Initiés, volent dans l'espace.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Toilettes : Ah ! la surprise lorsque, de certains lieux d'aisances publics, où l'on s'obstine à indiquer l'espace dévolu à l'éternel masculin par le symbole d'un gandin en jaquette et haut-de-forme, sort un quidam sacrifiant à la mode d'aujourd'hui !
J'ai toujours aimé la musique. Avec les Inconnus, nous avions écrit pas mal de chansons. La musique me permet d'explorer un autre univers, d'écrire des choses plus intimes. C'est un format court où l'on peut parler de quelque chose qui n'aurait pas pu faire un film.
Je n'ai rien à cacher de mes plaisirs ni de mes douleurs, j'en ai subi comme tout le monde. Mais si l'on décide d'écrire son autobiographie avec honnêteté, il faut tout dire.
Littérature : clamer devant tout le monde ce que l'on prend soin de dissimuler à son entourage immédiat.
On croit aisément ce que l'on désire.