Ah ! la guerre !... En chaque foyer, on lui donne deux sens distincts : calamité ou rédemption dépendant du bord où l'on s'est placé pour la considérer.
L'on ne joue qu'avec le feu.
Les mots que l'on prononce ne sont pas les mots qu'on écrit. Autre syntaxe, autre monde.
On admire toujours l'ouvrage où l'on retrouve ses pensées.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
Le bricolage consiste essentiellement à fabriquer avec de vieux débris, et au prix d'un labeur acharné, des articles que l'on trouve tout neufs et à bon compte dans le commerce courant.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
La fréquentation des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber.
Car les choses que l'on cueille en passantN'ont pas la douceur ni la saveurDe celles dont on paie le prix.
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
Si l'on connaît des riches bien pensants, on en voit rarement de bien-dépensants.
À la mélancolie d'une dernière représentation s'ajoute la tristesse que l'on ne pourra pas, demain, être meilleur.
Bidet : petit cheval qui n'a pas de tête mais autant de derrières que l'on veut.
Les choses où l'on a volonté, plus elles sont défendues et plus elles sont désirées.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
N'est-ce pas à peu près comme si l'on avait dit à quelque dieu, après la création : "Voilà l'univers fini : recommencez-le !"
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
D'une manière générale, la génération qui est née en même temps que l'Apple 1, que l'on pourrait appeler "génération Apple 1", ne va pas très bien.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Ce serait un moindre mal de mourir si l'on pouvait tenir pour assuré qu'on a du moins vécu.
Mais dans son pays, même si l'on ne voulait rien leur donner, on parlait gentiment aux mendiants. Dans son pays, on n'enseignait pas aux enfants à jeter des pierres à ceux qui imploraient la pitié.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'atteindre le même but : celui de posséder ce que l'on désire.
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
Tout mythe tend fatalement à un anthropomorphisme étroit, et, qui pis est, à ce que l'on pourrait appeler un anthropomorphisme de classe.
Dès que l'on fait un pas hors de la médiocrité, l'on est sauvé.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
C'est bien souvent en allant au fond de soi que l'on refait surface.
J'ai compris une fois pour toutes que l'on ne doit pas attaquer une bête, si on n'est pas sûr de la tuer.
On pardonne aisément un tort que l'on partage.
Ce n'est point ce que l'on a appris qui est utile, mais ce que l'on a retenu.
On n'estime guère quelqu'un lorsqu'on ne l'aime pas, et l'on aime médiocrement lorsqu'on estime peu.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Un danger cesse d'être épouvantable, si l'on en connaît les causes.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Une révélation est la compréhension de ce que l'on sait déjà.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme, dit un jour Clea. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
- Soyons mature d'accord ? C'est pas vraiment une rupture mais il faut avouer que les relation à distance sont quasi impossible à entretenir, parce qu'on obtient rarement ce que l'on veut, surtout à nos âges. - On dirait une rupture. - tu sais que sa ne fonctionne pas, je t'aimerais toujours.