Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
On ne sait jamais rien de ceux que l'on prétend connaître.
Pourquoi tenter l'impossible, si l'on peut faire simple ?
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi. On lit et l'on est transpercé.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'atteindre le même but : celui de posséder ce que l'on désire.
Une des manières les plus profondes de connaître se révèle par la manière dont on répond à ce que l'on voit.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
Ce n'est pas parce que l'on a mangé une fois du caviar que l'on a traversé la Volga à la nage.
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
L'on ne joue qu'avec le feu.
D'une manière générale, la génération qui est née en même temps que l'Apple 1, que l'on pourrait appeler "génération Apple 1", ne va pas très bien.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
J'ai compris une fois pour toutes que l'on ne doit pas attaquer une bête, si on n'est pas sûr de la tuer.
À la mélancolie d'une dernière représentation s'ajoute la tristesse que l'on ne pourra pas, demain, être meilleur.
On admire toujours l'ouvrage où l'on retrouve ses pensées.
Pourvu que l'on ait une auge, on trouvera les cochons.
Car les choses que l'on cueille en passantN'ont pas la douceur ni la saveurDe celles dont on paie le prix.
Si l'on ouvre toute grande la gueule à un âne, et qu'on lui dise : "Maintenant, toi aussi tu as droit à la parole" , que peut faire le pauvre animal, sinon braire ?
Bidet : petit cheval qui n'a pas de tête mais autant de derrières que l'on veut.
C'est bien souvent en allant au fond de soi que l'on refait surface.
Et l'on songerait, parmi ces parfums,De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs,De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs,Aux pays lointains, aux siècles défunts.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
Si l'on se bat, on peut être battu.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
N'est-ce pas à peu près comme si l'on avait dit à quelque dieu, après la création : "Voilà l'univers fini : recommencez-le !"
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
On a les amitiés que l'on peut.
Si l'on connaît des riches bien pensants, on en voit rarement de bien-dépensants.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Tout mythe tend fatalement à un anthropomorphisme étroit, et, qui pis est, à ce que l'on pourrait appeler un anthropomorphisme de classe.
Tous les progrès sociaux de l'humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d'utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l'on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l'ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
Tout homme marié sait pourquoi l'on donne des prénoms féminins aux typhons.
La patrie, c'est là où l'on a mal.
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
Que l'on ait des enfants ou pas, on a toutes au fond un sentiment maternel qui nous rend un peu moins égoïstes que les hommes.
- Soyons mature d'accord ? C'est pas vraiment une rupture mais il faut avouer que les relation à distance sont quasi impossible à entretenir, parce qu'on obtient rarement ce que l'on veut, surtout à nos âges. - On dirait une rupture. - tu sais que sa ne fonctionne pas, je t'aimerais toujours.
Les choses où l'on a volonté, plus elles sont défendues et plus elles sont désirées.
Comme ce serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !