On admire toujours l'ouvrage où l'on retrouve ses pensées.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
Le silence est parfois le plus orgueil que l'on puisse montrer.
Avoir des liaisons considérables, ou même illustres, ne peut plus être un mérite pour personne, dans un pays où l'on plaît souvent par ses vices, et où l'on est quelquefois recherché pour ses ridicules.
Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
Tout homme marié sait pourquoi l'on donne des prénoms féminins aux typhons.
Une femme que l'on aime, et qui partage votre maison, introduit le réel dans l'existence.
La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
L'on ne joue qu'avec le feu.
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
Il y a des femmes que l'on n'écoute que d'un oeil.
Pourquoi tenter l'impossible, si l'on peut faire simple ?
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'atteindre le même but : celui de posséder ce que l'on désire.
La nécessité, telle est la raison que l'on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. C'est l'argument des tyrans ; c'est le credo des esclaves.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
En somme, les plus purs chefs-d'oeuvre sont ceux où l'on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
Que l'on ait des enfants ou pas, on a toutes au fond un sentiment maternel qui nous rend un peu moins égoïstes que les hommes.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
D'une manière générale, la génération qui est née en même temps que l'Apple 1, que l'on pourrait appeler "génération Apple 1", ne va pas très bien.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
Une des manières les plus profondes de connaître se révèle par la manière dont on répond à ce que l'on voit.
Car les choses que l'on cueille en passantN'ont pas la douceur ni la saveurDe celles dont on paie le prix.
N'est-ce pas à peu près comme si l'on avait dit à quelque dieu, après la création : "Voilà l'univers fini : recommencez-le !"
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
Et l'on songerait, parmi ces parfums,De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs,De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs,Aux pays lointains, aux siècles défunts.
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
Les mots que l'on prononce ne sont pas les mots qu'on écrit. Autre syntaxe, autre monde.
A propos de ma bibliothèque: les grands livres doivent être placés verticalement et de façon que l'on puisse les prendre commodément.
- Soyons mature d'accord ? C'est pas vraiment une rupture mais il faut avouer que les relation à distance sont quasi impossible à entretenir, parce qu'on obtient rarement ce que l'on veut, surtout à nos âges. - On dirait une rupture. - tu sais que sa ne fonctionne pas, je t'aimerais toujours.
À la mélancolie d'une dernière représentation s'ajoute la tristesse que l'on ne pourra pas, demain, être meilleur.
Faire ce que l'on aime et aimer ce que l'on fait.
Ce n'est pas parce que l'on a mangé une fois du caviar que l'on a traversé la Volga à la nage.
J'ai compris une fois pour toutes que l'on ne doit pas attaquer une bête, si on n'est pas sûr de la tuer.
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
On n'estime guère quelqu'un lorsqu'on ne l'aime pas, et l'on aime médiocrement lorsqu'on estime peu.
Bidet : petit cheval qui n'a pas de tête mais autant de derrières que l'on veut.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
On peut mesurer ce que l'on vaut en voyant qui essaie de se mesurer à soi.
Si l'on se bat, on peut être battu.